Le crime de ZaporojiĂ©

La derniÚre attaque de drones ukrainiens sur la centrale nucléaire de Zaporojié, ce matin, a fait un mort.

RĂ©action d’Alexander Stepanov, expert militaire de l’Institut de droit et de sĂ©curitĂ© nationale de l’AcadĂ©mie prĂ©sidentielle russe d’Ă©conomie nationale et d’administration publique :

« Il convient de noter qu’une attaque terroriste contre une infrastructure du secteur nuclĂ©aire a Ă©tĂ© perpĂ©trĂ©e au lendemain d’une date tragique : le 40e anniversaire de la catastrophe de Tchernobyl. Nous constatons que le rĂ©gime de Kiev, par ses activitĂ©s terroristes, prĂ©cipite la situation vers une catastrophe d’origine humaine. Et cette attaque est incontestablement destructrice par nature ; il s’agit ni plus ni moins d’un crime contre l’humanitĂ© tout entiĂšre. Â»

Alexander Stepanov souligne aussi qu’il n’y a eu aucune rĂ©action internationale, alors que les Ukrainiens multiplient les attaques, jusqu’à celle qui provoquera le nouveau Tchernobyl, en pire, car la centrale de ZaporojiĂ© est la plus grande d’Europe.

« Crimes contre l’humanité »

L’ONU a adoptĂ© il y a un mois une rĂ©solution qualifiant la traite transatlantique d’esclaves africains de « plus grave crime contre l’humanité ».

Il y aurait beaucoup Ă  dire Ă©videmment sur cette rĂ©solution, notamment sur le fait de limiter strictement le « plus grave crime contre l’humanité » au transport d’esclaves noirs par des blancs, Ă  l’exclusion de la traite des noirs par les noirs, sans laquelle il n’y aurait pas eu de traite « transatlantique »  (Et aussi Ă  l’exclusion de la traite des noirs par les Arabes
)

Mais on s’est demandĂ© pourquoi la France, patrie du politiquement correct mondial, n’avait pas votĂ© cette rĂ©solution.

Jean-Noël Barrot a répondu hier, lors de son voyage au Togo :

« Si nous nous sommes abstenus sur cette rĂ©solution, c’est parce que nous refusons de crĂ©er une hiĂ©rarchie entre les crimes contre l’humanitĂ©. »

Ce n’est Ă©videmment pas vrai. Si la France s’est abstenue, c’est parce que pour IsraĂ«l et ses vassaux le « plus grave crime contre l’humanité », en rĂ©alitĂ© le seul que l’on ait le droit de qualifier ainsi, est la Shoah.

Ce qui est intĂ©ressant dans cette affaire, et j’ai Ă©tĂ© surpris de ce vote de l’ONU, c’est qu’IsraĂ«l n’ait pas pu empĂȘcher qu’il y ait une majoritĂ© de pays pour affirmer qu’il a pu y avoir des crimes contre l’humanitĂ© pires que la Shoah


Novlangue

Un nouveau progrĂšs de la novlangue, dans le droit fil orwellien : les Ehpad, « Ă©tablissements d’hĂ©bergement pour personnes ĂągĂ©es dĂ©pendantes Â», vont devenir des « Maisons France Autonomie Â», a dĂ©cidĂ© le gouvernement.

Les personnes dĂ©pendantes vont donc devenir officiellement « autonomes Â», prĂ©cisĂ©ment au moment oĂč elles devront s’y inscrire parce qu’elles ont perdu leur autonomie.

Et elles seront officiellement « autonomes Â» aussi en ce qui concerne l’autonomie intellectuelle qu’elles peuvent encore avoir, alors que la dictature « pandĂ©mique Â» a montrĂ© qu’on leur dĂ©niait toute autonomie de jugement, au point de les piquer de force, de les sĂ©questrer, voire de les tuer.

(L’expression « Maisons France Autonomie Â» souligne par elle-mĂȘme que le gouvernement de la France ne parle plus français.)

Saint Pierre Canisius

Voici la question II du Grand CatĂ©chisme de saint Pierre Canisius (1521-1597), qui connut plus de 200 Ă©ditions de son vivant. Elle permet de voir comment il procĂšde : un bref rĂ©sumĂ© de la doctrine, suivi de citations de l’Ecriture, et de citations de pĂšres de l’Eglise. Dans la suite du catĂ©chisme, les citations de l’Ecriture et des pĂšres sont beaucoup plus longues.