De la férie

Le martyrologe commence ainsi :

Près de Corinthe, l’anniversaire de saint Sosthène, l’un des disciples du bienheureux Apôtre Paul, qui en fait mention dans l’épitre aux Corinthiens. Sosthène, chef de la synagogue de Corinthe, s’étant converti au Christ, fut frappé avec violence en présence du proconsul Gallion, et consacra par un glorieux début les prémices de sa foi.

Au chapitre 18 des Actes des apôtres, quand saint Paul vient d’Athènes à Corinthe, on lit :

Or Gallion étant proconsul d’Achaïe, les Juifs, d’un commun accord, s’élevèrent contre Paul et l’amenèrent au tribunal, en disant : Celui-ci persuade aux hommes de rendre à Dieu un culte contraire à la loi. Comme Paul commençait à ouvrir la bouche, Gallion dit aux Juifs : S’il s’agissait de quelque injustice ou de quelque acte criminel, ô Juifs, je vous écouterais comme il convient ; mais s’il est question de mots, de noms et de votre loi, vous y aviserez vous-mêmes, car je ne veux pas être juge de ces choses. Puis il les renvoya de son tribunal. Alors tous, se saisissant de Sosthène, chef de la synagogue, le battaient devant le tribunal ; et Gallion ne s’en mit pas en peine.

Le premier verset de l’épître aux Corinthiens fait de Sosthène le co-auteur du texte :

Paul, appelé à être apôtre de Jésus-Christ par la volonté de Dieu, et Sosthène notre frère, à l’Eglise de Dieu qui est à Corinthe, à ceux qui ont été sanctifiés dans le Christ Jésus, appelés saints, et à tous ceux qui invoquent le nom de Notre Seigneur Jésus-Christ, en quelque lieu qu’ils soient et que nous soyons nous-mêmes.

Une faille dans la russophobie

La Fédération internationale de judo a annoncé dans un communiqué la réintégration des judokas russes, avec leur hymne et leur drapeau national.

C’est une première faille de la russophobie dans le monde du sport. Qui va être d’autant plus visible que la Russie aligne des champions dans cette discipline.

La décision prend effet à compter du Grand Slam d’Abu Dhabi 2025, qui démarre ce vendredi.

Cruauté « pastorale »

L’évêque de Knoxville, dans le Tennessee, Mark Beckman, a interdit toutes les messes traditionnelles le mois dernier.

Mais comme il a reçu de très nombreuses demandes, il accepte de rétablir UNE messe. UNE FOIS PAR MOIS. Dans une chapelle au milieu de nulle part, à 130 km de Knoxville.

L’évêque ose écrire dans sa bafouille :

« Je comprends votre souhait de voir cette célébration se poursuivre dans votre église paroissiale, et je suis profondément conscient de la souffrance et de la perte que vous ressentez. »

Mais il n’est pas question de demander au pape une dérogation au diktat romain :

« À mon sens, la sagesse du pape François dans Traditionis Custodes est inspirée par l’Esprit Saint et c’est pourquoi j’ai choisi de ne pas demander de dispense de l’interdiction de célébrer le missel de 1962 dans les églises et chapelles paroissiales. »

De la férie

La première notice du martyrologe dit ceci :

A Antioche, les saints martyrs Basilée évêque, Auxile et Saturnin.

Sans autre précision, ni de lieu ni de temps. Il n’y a pas de Basilée dans la liste des évêques d’Antioche. Mais peut-être avait-il été martyrisé à Antioche en étant évêque d’une autre ville.

Il y a eu un Basile évêque d’Antioche pendant moins de deux ans, entre 456 et 458. Si c’est lui il a pu être martyr des ariens, pas de l’empereur Léon Ier qui a été canonisé par les orthodoxes pour sa lutte contre les ariens…

La dernière notice du jour est sur saint Séverin, « moine et solitaire » à Paris.

A Paris c’est aussi la fête de la Médaille miraculeuse.

Dans mon diocèse c’est la fête de saint Goustan.