Puisque le gouvernement ukrainien n’a toujours pas rouvert l’oléoduc Amitié, le gouvernement slovaque demande à SEPS (la compagnie d’Etat de production et de fourniture d’électricité) de mettre fin immédiatement au contrat avec Ukrenergo sur la fourniture d’urgence d’électricité à l’Ukraine.
(La Hongrie et la Slovaquie ont déjà suspendu les livraisons de gazole à l’Ukraine. La Hongrie ne veut pas suspendre la fourniture d’électricité pour ne pas pénaliser les Ukrainiens ethniquement hongrois.)
A l’issue de son entretien avec Donald Trump, Friedrich Merz a redit une fois de plus que les Européens n’accepteront pas un accord de paix sur l’Ukraine dont ils seraient exclus, alors que c’est évidemment ce qui va se passer, et les Européens seront bien obligés de l’accepter…
« Aujourd’hui, le géant russe se trouve dans une situation précaire. C’est pourquoi nous voulons trouver des solutions ici, mais aussi des solutions qui impliquent les Européens. Nous ne sommes pas prêts à accepter un accord discuté derrière notre dos. Ce n’est que lorsque Washington fera à nouveau pression sur la Russie que le président Poutine sera également prêt à faire des concessions. J’ai plaidé en faveur d’un élargissement des négociations entre les États-Unis, l’Ukraine et la Russie afin d’y inclure les Européens. Et sans nous, l’UE et nos partenaires proches – j’inclus explicitement la Grande-Bretagne ici –, cela ne fonctionnera pas. »
Le ministère de la Justice a fait savoir hier que les parents souhaitant donner à leur enfant un prénom comportant un tilde (~) ne seront désormais plus poursuivis. Une instruction en ce sens a été envoyée le 23 janvier (sic, secrètement ?) aux procureurs de Pau (pour les prénoms basques) et de Rennes (pour les prénoms bretons).
Le ministère dit vouloir « respecter les choix individuels » et « ne pas engorger inutilement les juridictions ». C’est surtout que les procédures judiciaires engagées au titre de la circulaire de 2014 ont toutes échoué en appel…
Le Luxembourg est devenu dimanche 1er mars le deuxième pays à garantir la « liberté » d’avorter dans sa Constitution. 48 des 60 députés ont voté l’amendement constitutionnel, 6 ont voté contre, et il y a eu deux abstentions.
La proposition émanait du parti de gauche, et le conseil d’Etat du Grand-Duché l’a approuvée en juin dernier.
Elle visait à inscrire le « droit » à l’avortement dans la Constitution. Le parti populaire chrétien social rejetait ce terme qui créait un « devoir » pour l’Etat. Un compromis s’est fait sur la « liberté » garantie d’avorter. Comme en France.
Mais tout le monde comprend bien qu’il s’agit du « droit » de tuer. Preuve en est ce texte du site officiel du gouvernement français le 7 mars 2025 : « Il y a un an, le 8 mars 2024, la France inscrivait le droit à l’interruption volontaire de grossesse (IVG) dans sa Constitution. » (Le texte de la Constitution dit : « La loi détermine les conditions dans lesquelles s’exerce la liberté garantie à la femme d’avoir recours à une interruption volontaire de grossesse. »)
Ex more docti mýstico Servémus hoc jejúnium, Deno diérum círculo Ducto quater notíssimo.
Fidèles à la tradition mystérieuse, Gardons avec soin ce jeûne célèbre Qui parcourt le cercle De dix jours, quatre fois répétés.
Lex et prophétæ prímitus Hoc prætulérunt, póstmodum Christus sacrávit, ómnium Rex atque factor témporum.
La Loi [Moïse] et les Prophètes [Elie] L’inaugurèrent autrefois ; Auteur et roi de toutes les choses créées, Le Christ daigna lui-même le consacrer.
Utámur ergo párcius Verbis, cibis et pótibus, Somno, jocis, et árctius Perstémus in custódia.
Soyons donc d’une plus grande réserve Dans l’usage de la parole, du manger et du boire, Du sommeil et des délassements, Veillons plus strictement sur la garde de nous-mêmes.
Vitémus autem nóxia, Quæ súbruunt mentes vagas: Nullúmque demus cállidi Hostis locum tyránnidi.
Evitons ces périls Où succombe l’âme inattentive ; Gardons de laisser la moindre entrée A notre tyran perfide.
Flectámus iram víndicem, Plorémus ante Júdicem, Clamémus ore súpplici, Dicámus omnes cérnui:
Fléchissons la colère vengeresse ; Pleurons aux pieds de notre Juge ; Poussons des cris suppliants, et, Prosternés devant notre juge, disons-lui :
O Dieu ! par nos péchés, Nous avons offensé votre clémence ; Daignez étendre sur nous Votre pardon.
Meménto quod sumus tui, Licet cadúci, plásmatis: Ne des honórem nóminis Tui, precámur, álteri.
Souvenez-vous que, malgré notre fragilité, Nous sommes l’œuvre de vos mains ; Ne cédez pas à un autre L’honneur de votre Nom.
Laxa malum, quod fécimus, Auge bonum, quod póscimus: Placére quo tandem tibi Possímus hic, et pérpetim.
Pardonnez-nous le mal que nous avons fait ; Donnez-nous avec abondance la grâce que nous implorons, Afin que nous puissions vous plaire Ici-bas et dans l’éternité.
Præsta, beáta Trínitas, Concéde, simplex Unitas, Ut fructuósa sint tuis Jejuniórum múnera. Amen.
Exaucez-nous, Trinité bienheureuse, accordez-nous, Unité simple, que soit profitable à vos fidèles le bienfait du jeûne.
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On peut s’étonner que les 40 jours du carême soient désignés comme un « cercle de 10 jours quatre fois répété ». L’hymne est traditionnellement attribuée à saint Grégoire le Grand, qui a écrit ceci :
« Pourquoi donc garder ce nombre de quarante à propos de l’abstinence, si ce n’est pour montrer que la grâce des dix commandements trouve son accomplissement dans les quatre livres des Saints Evangiles ? Tout comme dix fois quatre font quarante, nous accomplissons les dix commandements quand nous gardons fidèlement les quatre livres du Saint Evangile. Cette pensée peut encore se comprendre sous un autre aspect : notre corps mortel est composé de quatre éléments, et c’est par les voluptés de ce corps que nous faisons obstacle aux préceptes du Seigneur. Or les préceptes du Seigneur sont contenus dans les dix commandements ; puisque nous avons méprisé ces dix commandements par les désirs de la chair, il est juste d’affliger cette même chair quatre fois dix jours. »