L’AfD a fait un score supérieur à celui que prévoyaient les sondages, mais elle n’obtient pas la majorité absolue des sièges.
Toutefois, il est peu vraisemblable que tous les autres partis puissent s’allier contre elle. D’autant que l’Alliance Sahra Wagenknecht (BSW), étiquetée populiste de gauche, entre au parlement régional avec 5 députés, qui ne serviront pas la soupe à une coalition droite-gauche mais peuvent entrer dans une majorité avec l’AfD. Car ils ont à peu près la même doctrine concernant l’immigration et la guerre en Ukraine. Et la présidente locale de BSW s’est empressée de dire que l’AfD avait gagné et devait donc gouverner, ou au moins participer à la direction du Land.
On remarque que s’il n’y avait pas de vote par correspondance (Briefwahl) l’AfD aurait eu la majorité absolue, et qu’il est quand même étrange que dans les votes par correspondance (non surveillés) la CDU fasse jeu égal avec l’AfD, alors que dans les urnes (Urnenwahl) la droite officielle ne fait que 14,5%.
L’AfD rappelle que Merz voulait diviser les scores de l’AfD par deux, et note que c’est le score de la CDU qui a été divisé par deux.
Deux immondes français se détachent du lot par leur calomnie : Natacha Polony et Bruno Le Maire, la première disant que l’AfD « assume son positionnement néo-nazi », le second que c’est un parti « ouvertement néo-nazi » (ce que répète bêtement le stupide Manuel Bompard).
Non seulement l’AfD ne revendique en aucune façon d’être néo-nazi, mais son programme ne l’est en aucune manière.
Addendum.
Valérie Hayer aussi, bien sûr : « une extrême droite nostalgique du IIIe Reich »…
In território Parisiénsi sancti Clodoáldi, Presbyteri et Confessóris.
Au territoire de Paris, saint Cloud, prêtre et confesseur.
Ainsi s’achève le martyrologe de ce jour. La paroisse orthodoxe de Louveciennes, que j’évoquais hier, est dédiée à saint Germain et saint Cloud. Elle a donc un office de saint Cloud. Voici les tropaires du lucernaire.
Ouvrez-vous, portes célestes, et vous habitants de la bienheureuse cité, venez vous unir à nos fêtes. A Clodoald, fils des rois de France, apportez la couronne de gloire spirituelle.
Dépossédé d’un royaume périssable, vénérable Père, tu brûlais de conquérir le Royaume éternel. Aussi tu te réfugias auprès du sanctuaire de Dieu et de ta propre main tu coupas ta chevelure pour te consacrer au Christ.
Admirable es-Tu dans tes saints, ô notre Dieu, car Tu nous donnes en exemple l’admirable colonne de piété que fut saint Cloud. Par d’austères combats, il dompta son corps innocent tandis que son âme se pénétrait des douceurs de l’amour divin. Dans de longs jeûnes, il se nourrissait de ta parole de vie, et, tandis qu’il repose saintement, son cœur vigilant reste uni à toi.
Vénérable Père, tu aimais l’obéissance. Aussi, pour t’appliquer à la vertu, te soumis-tu joyeusement à la dure discipline de saint Séverin. Vers Dieu s’élancent tous tes désirs, et la lumière divine qui t’enveloppe t’ouvre les splendeurs de l’intimité divine.
Ta renommée s’étendit au loin : c’est pourquoi tu te dérobas et pour te couvrir d’épaisses ténèbres, tu te cachas aux confins de la Gaule. Tu te dépouillas de ton vêtement pour en revêtir un pauvre ; mais dans l’obscurité de la nuit, tu fus enveloppé d’une lumière qui te fit reconnaître.
Lève-toi, royal solitaire, le peuple chrétien te veut pour son prêtre. Mais pour retrouver ta solitude chérie, tu quittas la capitale ; tu élevas un temple à Dieu et gouvernas dans la paix le peuple qui t’était confié. Là, la sainteté divine s’épanouit en toi ; là, les miracles te rendirent justement célèbre ; de là enfin tu t’élevas par une sainte mort jusqu’au palais du Roi des rois.
Qu’est-ce que ce grand défilé suivi de cette foule ?
Ben… c’est juste l’arrivée à Irkoutsk, ce matin, du bras droit de saint Spyridon qui, venant de Corfou, visite la Russie. La divine liturgie est célébrée à l’extérieur.
*
Et pendant ce temps-là à Moscou c’était la procession des reliques de saint Pierre patriarche de Moscou et de tous les saints de Moscou : 100.000 personnes.
La sortie de la cathédrale du Christ Sauveur après la divine liturgie à 2h29:
Ce que rapporte l’évangile de ce jour est une histoire vraie. L’Évangile est vrai, non seulement parce qu’il exprime la plénitude de la vie et de la vérité divines, mais parce qu’il raconte ce qui s’est vraiment passé, ce que Dieu a en vérité effectué pour son peuple et pour l’humanité entière. La réaction des témoins de l’évènement le montre bien : il s’est passé aujourd’hui à Naïm un évènement extraordinaire, un jeune homme que l’on portait en terre, c’est-à-dire mort depuis trois jours, a été réveillé d’entre les morts par une simple parole du Seigneur et Messie rencontrant la procession funéraire dans la rue : « Un grand prophète s’est levé parmi nous ! Dieu a pris en considération son peuple ! » Oui : mais beaucoup plus qu’un prophète, et pas seulement son peuple : l’humanité entière.
L’historicité du saint Évangile va encore plus loin que cette chronique. L’histoire du monde, l’Histoire, est marquée à jamais par le fait que le Fils de Dieu « s’est fait chair du saint Esprit et de Marie la Vierge et s’est fait homme ». Et, en se faisant homme, Il a rencontré l’homme dans les ruelles de ce monde, dont Il s’est fait le Citoyen, comme dit saint Basile. Il a rencontré ses concitoyens, l’humanité veuve et privée de tout soutien : dans l’Antiquité, une veuve est la plus malheureuse des femmes et si son fils unique n’est plus, elle n’a plus d’espoir même de manger à sa faim. La condition humaine est atroce, non seulement parce que beaucoup parmi les hommes souffrent la faim, la soif et le mépris, mais parce que nombreux sont ceux qui ne connaissent rien du Père céleste et qui sont si pauvres et si dénutris qu’ils n’ont même plus ni faim ni soif de lui.
Or, à l’humanité qui a laissé mourir son époux par oubli, par négligence, par impiété, par ses péchés et ses fautes si nombreux, en le reléguant, comme un astre mort, dans un ciel lointain, le Fils annonce le Père. Aussi dit-Il à la veuve cette parole paradoxale : « Ne pleures pas ! » – facile à dire, semble-t-il ; parole presque insolente adressée à une femme si douloureuse. Pourtant, c’est vrai : Ne pleures pas ! Ton époux est vivant et ton fils vit ! À chacun d’entre nous, quand Il lui parle au cœur même de son chagrin et de sa déréliction, dans la surdité de son âme veuve, le Christ annonce qu’il a un père, le Père céleste ; à chacun de nous, quand Il nous dit « Réveille-toi ! » – facile à dire à un mort ! – à chacun de nous, orphelin comme ce pauvre jeune homme, le Christ donne la grâce d’être fils du Très-haut par la foi et la grâce du saint Esprit.
Le Fils de Dieu donne à l’humanité un père, son Père. Le Christ ne se contente pas d’agréger ses disciples à son école, Il ne se satisfait par de les enseigner ; il ne lui suffit même pas de les adopter de la part du Père. Non ! Il les affilie au Père en leur donnant le saint Esprit. Et le saint Esprit les configure au Fils par la foi. Bien plus : Il les conçoit du Père, comme le dit le prologue de l’évangile selon saint Jean. « Jeune homme, c’est Moi qui te le dis ! réveille-toi ! Car te voilà né d’en haut, né, non plus d’un vouloir de chair ou d’homme, mais de Dieu ! » La bonne nouvelle qu’apporte Jésus sur les routes de ce monde à l’humanité désolée et sans Dieu, c’est qu’elle a un époux en Dieu et qu’elle a un père en Dieu.
Veuve stérile et sans enfants, l’humanité se voit promettre par le Fils d’être à nouveau fertilisée par l’Esprit du Père et de mettre au monde de nombreux fils. Au fils défunt Il rend la vie ; à la mère Il rend la fécondité. Le Christ vient dans le monde, dans les villes et les villages de ce monde, porteur d’un espoir fou, d’une promesse insensée : les impasses, les impossibilités, les échecs définitifs, les insolubles morts, la pauvreté sans remède, la stérilité et le veuvage de tant d’âmes privées de la connaissance de Dieu, le Christ ose – avec quelle audace ! – les balayer de sa main divine, de cette main dont il touche le cercueil de nos faillites. Gloire à toi, Seigneur Jésus, gloire à toi !
La seule indication concernant cette homélie trouvée sur le site Sagesse orthodoxe est qu’elle a été diffusée le 9 octobre 2016 sur Radio Notre-Dame. Puisque ce site est celui de la paroisse orthodoxe de Louveciennes, et vu la qualité de l’homélie, elle est plus que probablement du père Marc-Antoine Costa de Beauregard.