Saint Vincent

Saint Vincent, diacre de Saragosse martyr de Dioclétien en 304 à Valence, est le patron des vignerons. Cela vient de l’étymologie populaire (ou plutôt du jeu de mots) Vincent = vin-sang : le vin qui devient le sang du Christ.

Dom Guéranger :

Une ancienne tradition, dans la chrétienté, assigne à saint Vincent le patronage sur les travaux de la vigne et sur ceux qui les exercent. Cette idée est heureuse, et nous rappelle mystérieusement la part que le Diacre prend au divin Sacrifice. C’est lui qui verse dans le calice ce vin qui bientôt va devenir le sang du Christ. Il y a peu de jours, nous assistions au festin de Cana : le Christ nous y offrait son divin breuvage, le vin de son amour ; aujourd’hui, il nous le présente de nouveau, par la main de Vincent. Pour se rendre digne d’un si haut ministère, le saint Diacre a fait ses preuves, en mêlant son propre sang, comme un vin généreux, dans la coupe qui contient le prix du salut du monde. Ainsi se vérifie la parole de l’Apôtre, qui nous dit que les Saints accomplissent dans leur chair, par le mérite de leurs souffrances, quelque chose qui manquait, non à l’efficacité, mais à la plénitude du Sacrifice du Christ dont ils sont les membres.

Chaque année a lieu la Saint Vincent Tournante dans les vignobles de Bourgogne. Cette année ce sera dans les Maranges, au sud de la Côte de Beaune, les 24 et 25 janvier.

L’Ukraine travaille sur les valeurs de l’Europe

En Ukraine, le ministère « de la Culture et de la Politique d’information » publie une note intitulée « Socialisation de genre », dans laquelle elle condamne les représentations traditionnelles de l’homme et de la femme comme des stéréotypes nuisibles qui doivent être éradiqués.

Car les rôles sociaux liés au genre ne sont qu’un « ensemble de normes, de modèles de comportement attendus » qui sont « attribués » aux hommes et aux femmes.

Ces préjugés se forment dès la petite enfance par le choix des couleurs (rose pour les filles, bleu pour les garçons) et des jouets (poupées pour les filles, petits soldats pour les garçons), ce qui crée une discrimination.

La déconstruction des stéréotypes de genre est évidemment une priorité pour les Ukrainiens ces jours-ci…

Encore un…

Un concert de musique française en Russie, dirigé par un chef français. C’était tout à l’heure à Moscou, salle Zaryadye.

Les Solistes de Moscou sont sous la direction de Clément Nonciaux, qui fut l’un des rares Français à oser aller à Moscou pour le concours Tchaïkovski en 2022, et il remporta le deuxième prix. Depuis lors il a notamment dirigé plusieurs opéras français au « Nouvel Opéra » de Moscou, dont Carmen deux saisons de suite.

Rameau : extraits des Indes galantes. Poulenc : concerto pour orgue (soliste Ivan Tsarev). — Rebel : Le Chaos. Roussel : Sinfonietta. Saint-Saëns : prélude du Déluge. Lully : extraits du Bourgeois gentilhomme.

Il semble qu’il faille donc aller à Moscou pour entendre la musique baroque française jouée normalement (et de façon vivante), et non selon les faux dogmes baroqueux. C’est particulièrement goûteux pour Lully.

Stubb dans le texte

Dans une interview au Washington Post, le président finlandais Alexander Stubb déclare :

« Je crois que l’ADN de la Russie est toujours l’expansion et l’impérialisme. Et je pense que ce qui conduit Poutine est Russkiy Mir – la grande Russie – qui signifie fondamentalement une seule Russie, une seule langue, une seule religion et un seul dirigeant. »

Manifestement le pauvre Stubb confond la Russie avec le troisième Reich dont la Finlande était un des plus solides alliés. « Ein Volk, ein Reich, ein Führer », ce n’est pas du russe… Avant Hitler c’était « Ein Reich, ein Volk, ein Gott », mais ce n’était toujours pas du russe.

Ou plutôt, sans doute, le pauvre Stubb se sert-il du plus piteux argument qui soit, la reductio ad Hitlerum : Poutine c’est Hitler, il a un slogan similaire.

Il ne sait donc pas que dans la Fédération de Russie il y a sept républiques à majorité ou forte population musulmane et une république bouddhiste, il ne sait pas qu’il y a 47 groupes ethniques officiellement reconnus en plus des Russes, 37 langues d’Etats et 17 langues à statut officiel.

Il ne sait pas non plus que Russkiy Mir veut dire « le monde russe », et non la grande Russie. Car précisément l’expression « le monde russe » exprime cette diversité, qui est très présente dans la vie culturelle russe.

Et oui, il y a un seul président russe, comme il y a un seul président finlandais…