Pour en finir avec les « lectures » (2)

Complément à l’article précédent.

Comme l’aurait dit M. de la Palice, il n’y a pas de « lectures » à la messe puisque l’épître et l’évangile sont chantés, comme tout ce qui n’est pas prière secrète du célébrant.

Dans les livres liturgiques, un chant est assigné à l’épître et un autre à l’évangile. Il n’y a aucune ambigüité.

Dans la liturgie latine, il s’agit évidemment et forcément du chant de ces textes en latin. Au moyen âge il y avait diverses mélodies selon les lieux. Le Liber usualis en donne deux, et une troisième « plus ancienne ». Ce sont de très beaux chants, d’une extrême simplicité et d’une profonde spiritualité, comme celui de la Préface dont Mozart disait qu’il donnerait tout ce qu’il a produit pour avoir composé cela.

L’acceptation de l’idée moderne (protestante) qu’il y aurait des « lectures » à la messe, aggravée par le diktat de Bergoglio sur la lecture des « traductions » officielles, fait qu’il y a désormais des générations de fidèles qui se croient liturgiquement 100% tradi et qui n’ont jamais entendu chanter l’évangile, ou du moins qui trouvent normal de ne pas entendre chanter l’évangile à leurs messes habituelles, alors que c’est un abus. Et un abus répété tous les dimanches et fêtes ne devient pas pour autant légitime…

Ci-dessous l’évangile de l’Annonciation, chanté par un moine du Barroux à l’abbaye Notre Dame de l’Annonciation.


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