

On voit ici le chant de l’épître et le chant de l’évangile, hier à la cathédrale orthodoxe de Minsk. Ces deux textes sont chantés en slavon d’église, le premier par un diacre, le second par un prêtre. Ce ne sont donc pas des « lectures », et le chant se fait non pas face aux fidèles, mais face à l’iconostase, face à l’autel.
La liturgie, par principe, est chantée. La liturgie « lue », ça n’existe pas dans la tradition byzantine, comme ça n’existait pas autrefois dans la tradition latine.
Et elle est chantée dans une langue liturgique. En Grèce, l’épître et l’évangile sont chantés dans leur texte originel, en grec ancien (mais souvent face au peuple).
C’est pourquoi il n’y a pas d’homélie après le chant de l’évangile. Car l’irruption d’une langue vernaculaire, et d’un propos qui n’est pas dans le rituel liturgique, casserait l’unité de la liturgie et son déroulement sacré. L’homélie est dite après la divine liturgie.
Pour un Grec c’est simplement naturel que la liturgie, donc l’épître et l’évangile qui en font partie, se chante… en grec, et pour un Russe qu’elle se chante en slavon, comme ce devrait être normal pour un latin qu’elle se chante, épître et évangile compris… en latin (et à l’autel).
Mais ce qui est naturel en Grèce et en Russie a quasiment disparu de l’Eglise dite latine, même dans la grande majorité des messes dites traditionnelles, le dictateur Bergoglio ayant même imposé la lecture de l’horrible « traduction » officielle.
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