Les hymnes du carême byzantin

Par le chœur monastique de Sainte-Elisabeth de Minsk.

« Que ma prière s’élève. » Ce sont des versets du psaume 140, chantés au début de la deuxième partie de la divine liturgie des dons présanctifiés, après que les portes royales ont été ouvertes. Le peuple est à genoux, le prêtre est à genoux devant l’autel, le diacre encense les saints dons.

Verset 1 : Que ma prière s’élève comme l’encens devant toi,
et l’élévation de mes mains comme le sacrifice vespéral.

Refrain : Que ma prière s’élève comme l’encens devant toi, 
et l’élévation de mes mains comme le sacrifice vespéral.

Verset 2 : Seigneur je crie vers toi, exauce-moi ; 
entends la voix de ma supplication, lorsque je crie vers toi.

Refrain : Que ma prière s’élève comme l’encens devant toi, 
et l’élévation de mes mains comme le sacrifice vespéral.

Verset 3 : Place, Seigneur, une garde à ma bouche, 
et une porte fortifiée à mes lèvres.

Refrain : Que ma prière s’élève comme l’encens devant toi, 
et l’élévation de mes mains comme le sacrifice vespéral.

Verset 4 : N’incline pas mon cœur vers des paroles perverses,
pour chercher des excuses à mes péchés.

Refrain : Que ma prière s’élève comme l’encens devant toi, 
et l’élévation de mes mains comme le sacrifice vespéral.

Que ma prière s’élève comme l’encens devant toi, 
et l’élévation de mes mains comme le sacrifice vespéral.

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Le petit dictateur Pereira

Mgr Carlos Alberto Breis Pereira, archevêque de Maceió, au Brésil, rappelle qu’il y a dans son diocèse une seule et unique messe de saint Pie V autorisée, dans la chapelle de l’hôpital Santa Casa de misericordia, le dimanche à 10h, célébrée par le Père Cícero Lenisvaldo Miranda da Silva. « Cette liturgie n’est autorisée en aucun autre lieu, religieux ou non, ni au sein d’aucune association civile. » Ubu archevêque précise de façon totalement délirante : « Selon les canons 751 et 1364 § 1 du Code de droit canonique actuel, la célébration de la messe, selon l’ancien rite, dans un autre lieu, sera considérée comme un acte de schisme public, ce qui impliquera l’excommunication automatique. »

Paix Liturgique publie l’intégralité de l’oukase archiépiscopal, signalant que Mgr Pereira a été reçu par le pape le 12 janvier dernier :

Ubukraine

Tous les jours il y a de nouvelles vidéos d’Ukrainiens qui se font embarquer dans la rue par les recruteurs de l’armée pour aller servir de chair à canon (ce que Zelensky ose nier alors qu’il y a des centaines de preuves). Parfois ils se font libérer par des passants, parfois ils réussissent à s’enfuir tout seuls… Mais ici, le gars qui réussit à s’enfuir se fait tirer dessus. On ne sait pas s’il s’en est sorti, mais on entend et on voit plusieurs coups de feu. L’Ukraine est le seul pays où l’on tire sur les recrues…

Encore une honte française

Comme son patron qui se fait filmer en faisant semblant de téléphoner à Poutine, Emmanuel Bonne, conseiller de Macron en matière de politique étrangère, fait semblant d’appeler le Kremlin, dans une mise en scène pitoyable. « Ils ont fermé les écoutilles au Kremlin… Quel courage… C’est la quatrième fois… Ils ont le culot de faire la guerre mais pas le courage d’en parler… »

La persécution en Ukraine

Le métropolite Arsène, abbé du monastère de Sviatogorsk, a été libéré hier, après 22 mois de « détention provisoire », et assigné à résidence.

Le tribunal de Dnipro a fini par accepter l’argumentation de la défense : l’article 5 de la Convention européenne des droits de l’homme stipule que la personne arrêtée « a le droit d’être jugée dans un délai raisonnable, ou libérée pendant la procédure ». Et chaque jeudi la CEDH rend une décision contre l’Ukraine en raison de violations des droits des personnes contre lesquelles des poursuites judiciaires ont été engagées, notamment en raison du caractère injustifié de la prolongation de la détention provisoire. Car l’Ukraine a le record absolu d’affaires portées devant la CEDH.

La justice ukrainienne a aussi manifestement considéré que la mort en détention provisoire indéfinie du métropolite Arsène, qui est en très mauvaise santé, donnerait une très mauvaise image de l’Ukraine.

Le métropolite Arsène a remercié la Mère de Dieu en chantant un extrait du 4e kondakion de l’Acathiste dans sa version slavonne : « Réjouis-Toi, Bonne Gardienne du Portail, qui ouvre aux fidèles les portes du Paradis ! », devenue l’invocation à l’icône miraculeuse dite « Porte du Ciel », en grec Portaïtissa, en russe Iverskaya Portaitissa, du monastère d’Iveron sur l’Athos. (Les moines avaient placé l’icône dans le monastère, et trois fois de suite ils l’avaient retrouvé au-dessus de la porte.)

Mais l’ubuesque procès se poursuit. La prochaine audience est fixée au 5 mars.

Cela dit, le monastère sera sans doute bientôt libéré par l’armée russe, qui se trouve aujourd’hui dans les faubourgs de la ville de Sviatogorsk.