Saint Louis de Gonzague

Sa prière à saint Michel :

Ô prince invincible, gardien fidèle de l’Église de Dieu et des âmes justes, vous qui, animé d’une si grande charité et d’un si grand zèle, avez livré tant de batailles et accompli d’entreprises, non pour vous acquérir à vous-même renommée et réputation comme le font les capitaines de ce monde, mais pour accroître et défendre la gloire et l’honneur que nous devons tous à notre Dieu en même temps que pour satisfaire au désir que vous aviez du salut des hommes, venez, je vous en prie, au secours de mon âme qui est attaquée continuellement et mise en danger par ses ennemis : la chair, le monde et le démon.
Vous avez conduit jadis le peuple d’Israël dans le désert, veuillez aussi être mon guide et mon compagnon dans le désert de ce monde, jusqu’à ce que vous m’ayez conduit hors de tout danger dans la terre des vivants, dans cette bienheureuse patrie d’où nous sommes tous exilés.
Amen.

Ces enfants kidnappés par les Russes

On sait que Vladimir Poutine est sous le coup d’un mandat d’arrêt lancé en mars 2023 par la Cour internationale de Justice pour avoir kidnappé des milliers, ou des dizaines de milliers, d’enfants ukrainiens. Plus de deux ans plus tard, le 2 juin dernier, les Ukrainiens ont remis aux Russes, à Istanbul, une liste de… 339 noms.

Les services de Maria Lvova-Belova, la commissaire russe aux droits de l’enfant (elle aussi sous le coup d’un mandat d’arrêt) se sont mis au travail.

En marge du Forum de Saint-Pétersbourg, interrogée sur la question, Maria Zakharova a fait savoir que plus de 100 de ces enfants sont… en Allemagne : « Le plus ignoble, c’est que des enfants sont bel et bien enlevés à leurs familles ukrainiennes, à leurs parents ukrainiens, dans des pays d’Europe occidentale. Plus d’une centaine d’enfants, qui auraient été kidnappés par la Russie, ont été retrouvés en Allemagne. »

Elle a souligné que les pays d’Europe du Nord reconnaissent ne pas savoir combien d’enfants ukrainiens se trouvent sur leur territoire. « La Pologne tire la sonnette d’alarme car des dizaines de milliers d’enfants ukrainiens ont traversé sa frontière. Ils ont été enregistrés au départ, mais ils ne vont pas à l’école et personne ne sait rien d’eux. »

A Iekaterinbourg

La divine liturgie retransmise ce matin par TVSoyouz l’était de l’église de la Transfiguration de Iekaterinbourg. Elle était célébrée par le métropolite de Tachkent, qui est l’ancien archevêque de Iekaterinbourg. Avec une chorale remarquable, qui chante même le “Bogoroditse Devo” (Réjouis-toi vierge Mère de Dieu) de Rachmaninov pendant la communion du clergé.

Je n’ai pas pu déterminer la raison de cette liturgie solennelle avec plusieurs évêques et des officiels et plusieurs dizaines de fidèles un jour de semaine. En général il s’agit d’un anniversaire ou d’une fête locale, mais je n’ai rien trouvé. (TVSoyouz ne donne jamais aucune indication…)

Je n’ai pas trouvé non plus d’indication sur l’iconostase, manifestement récente, mais vraiment très belle.

Ubukraine

A la télévision d’Etat ukrainienne, Serhiy Kyslytsya, ancien vice-ministre des Affaires étrangères (2014-2020), aujourd’hui représentant permanent de l’Ukraine à l’ONU, explique comment il faut tromper les Américains pour qu’ils aident l’Ukraine :

Nous devons maintenant insister sur ce point que sans une Ukraine libre, sans la victoire de l’Ukraine dans cette guerre, l’Amérique ne pourra pas redevenir grande. Et cela touche les Américains, car les Américains, jeunes et vieux, sont vraiment fiers de leur pays, ils sont vraiment imprégnés de l’esprit patriotique, de l’école à l’université, et à l’âge adulte, ils veulent voir leur pays grand. Si l’Ukraine tombe, l’Amérique ne sera pas grande.

Et le même, dans la foulée, explique comment tromper les Norvégiens pour prendre leur argent :

J’ai eu une conversation avec des journalistes norvégiens. La Norvège est un pays riche, vous savez, vu de l’extérieur, il semble très peu glamour. Le pays est assis sur des milliers de milliards de dollars, mais vous ne verrez pas de Bentley, de Rolls-Royce ou de gratte-ciel là-bas. Tous ces gens sont modestes, mais ils sont assis sur des milliers de milliards de dollars. Et je leur dis : « Tous ces milliers de milliards de dollars ne ramèneront pas à la vie les soldats norvégiens si la Russie franchit la frontière russo-norvégienne. Il est donc dans l’intérêt de tous les contribuables norvégiens d’aider les Ukrainiens. »

Maintenant on dit « demandeurs d’asile »

Avant il s’agissait d’immigrés clandestins, et c’est toujours ce qu’ils sont. Puis on a imposé le mot « migrants », en soulignant qu’il y a toujours eu des « migrations », et qu’il faut accueillir les gens qui viennent d’ailleurs pour trouver une meilleure vie. Puis, à la suite de guerre civile en Syrie, puis de la guerre en Ukraine, on a imposé le mot de « réfugiés ». Bienvenue aux réfugiés… Il faut accueillir toutes ces personnes qui fuient la guerre, même quand elles ne fuient rien du tout. Et voici donc que l’AFP cherche à imposer l’expression « demandeurs d’asile », ce qui implique évidemment que par humanité on doit donner l’asile à tous ces pauvres gens.

Mais lorsqu’ils ont été repérés, ces clandestins n’avaient fait aucune demande d’asile… Ils ne l’ont d’ailleurs pas encore fait.

La dépêche parle d’« opération de sauvetage », de personnes « secourues ». On parle même de « rescapés »… C’est aussi faux que pour les opérations des bateaux des ONG immigrationnistes qui vont chercher les « demandeurs d’asile » près des côtes libyennes.

Cette opération a eu lieu sous l’égide de Frontex : l’agence de l’UE chargée de surveiller les frontières. Son travail est théoriquement d’arrêter les clandestins et de les renvoyer d’où ils viennent. Mais maintenant c’est de les faire entrer plus facilement et même d’aller les chercher, en leur octroyant préventivement le statut virtuel de « demandeurs d’asile »…