Retour sur Tchernivtsi

L’avocat international Robert Amsterdam qui défend gratuitement l’Eglise orthodoxe ukrainienne a compilé des images de l’attaque de la cathédrale du Saint-Esprit de Tchernivsti et les a publiées sur X.

« J’ai actuellement une information à vous communiquer depuis le front en Ukraine. Des chrétiens sont battus, torturés et pris en otage. Vous allez voir les violences commises à l’encontre de croyants chrétiens dont la seule faute est de croire en Jésus-Christ. Un groupe de jeunes gens, des radicaux, des extrémistes cagoulés, cachant leur visage, ont pris d’assaut la cathédrale et ont battu les prêtres et les fidèles de cette église. Nous avons un prêtre qui a trois côtes cassées et une commotion cérébrale à la suite des actions de membres des autorités ukrainiennes. Nous souhaitons attirer l’attention de la communauté internationale sur ces événements afin que le monde sache et comprenne ce qui se passe dans le pays. Cela ne peut pas continuer au XXIe siècle. C’est une honte pour le gouvernement ukrainien. C’est terrible que cela se passe ainsi, et chaque membre du gouvernement, à commencer par M. Zelenski, devrait avoir honte. »

A 1’53 on voit la fuite des voyous, comme des rats, entre deux cordons de policiers, s’engouffrant dans les fourgons de la police qui les protège et les assiste.

Dans un autre message, Robert Amsterdam publie des images de quatre caméras de vidéosurveillance et écrit :

« Voici à quoi ressemble la répression étatique contre le christianisme. À Tchernivtsi, des images montrent des voyous, menés par la police, un prêtre de l’Église orthodoxe d’Ukraine soutenue par le gouvernement et même une personne se faisant passer pour handicapée, s’emparant d’une église orthodoxe ukrainienne et frappant un paroissien. Regardez et jugez par vous-même. »

(Le prétexte était en effet de faire visiter la cathédrale à un handicapé…)

Leur Eglise

Cette horreur blasphématoire LGBT qui est une atroce parodie de l’icône des icônes d’André Roublev orne la couverture du dernier bulletin de la paroisse Saint-Joseph de Seattle, pour la « solennité de la Très Sainte Trinité ».

L’œuvre est de Kelly Latimore, « prêtre » épiscopalienne, spécialisée dans les fausses icônes.

Le logo de la paroisse lui-même est aux couleurs de l’arc-en-ciel LGBT pour honorer le « mois des fiertés », et le « ministère LGBTQ+ de Saint-Joseph » invite tout le monde dimanche prochain à la messe LGBTQ+ suivie d’un pique-nique, et à la parade des fiers invertis de Seattle le dimanche suivant « pour célébrer la joie, la justice et l’appartenance ».

Un nouvel archevêque hérétique

On n’évalue pas un pape à l’aune de ses vêtements et de ses résidences, mais d’après ses actes. Pour l’heure Léon XIV n’a pas pris de décisions importantes. On peut toutefois suivre ses nominations. La première a été celle du nouveau président de l’Académie pontificale pour la vie, et celui-ci est pire que le précédent, puisqu’il est favorable à l’euthanasie. Mais comme c’était le vice-président on peut supposer que c’est une nomination quasi automatique suivant le départ du calamiteux président de 80 ans, en attendant mieux…

Il n’en va pas de même de la nomination de Mgr Shane Mackinlay comme archevêque de Brisbane, la troisième ville d’Australie et dont la province couvre un large quart nord-est du pays.

Car Mgr Mackinlay est ouvertement favorable à l’ordination diaconale pour les femmes. Il était l’un des 13 membres de la commission chargée de rédiger le projet de document final du synode de 2013. Et il déclarait alors à propos de l’ordination des femmes au diaconat :

« Je suis heureux que ce sujet soit abordé. Je suis heureux qu’il fasse l’objet d’un débat. Et si le résultat devait être que l’ordination au diaconat soit ouverte aux femmes, je m’en réjouirais vivement. »

Or, comme le souligne opportunément Mgr Strickland, « la volonté de redéfinir le diaconat pour y inclure les femmes n’est pas une question de discipline mineure ou d’adaptation pastorale : c’est une rupture avec la tradition ininterrompue de l’Église, et un pas vers la remise en cause de la nature même du sacerdoce sacramentel ».

(Léon XIV a également nommé une sous-préfète au dicastère des religieux, ce qui fait deux femmes à la tête de ce dicastère qui a autorité sur des prêtres et même des évêques.)

De la férie

On fait mémoire du pape saint Silvère, premier nommé dans le martyrologe. Où l’on voit aussi saint Novat et sainte Florentine. Celle-ci se trouve également dans le synaxaire byzantin à cette date, mais la fête est celle de « saint Méthode de Patare ». Coïncidence : saint Silvère avait d’abord été exilé à Patare. Mais, s’il écrivit une de ses œuvres à Patare, il semble que Méthode fût évêque d’Olympe et c’est sous ce nom qu’on le connaît en Occident. Essentiellement pour son Banquet, un dialogue entre dix vierges, imité de Platon. L’œuvre se termine par un chant en 24 strophes en acrostiche alphabétique. En voici les premières, précédées du refrain. On y voit des allusions à la parabole des dix vierges, au psaume 44, et au Cantique des cantiques, qui sont un leitmotiv du livre. La bien jolie traduction est de Victor-Henry Debidour (1911-1988) pour les Sources chrétiennes.

‘Αγνεύω σοι καί λαμπάδας φαεσφόρους
κρατούσα, νυμφίε, ύπαντάνω σοι.

Pour toi je me tiens pure !
Avec nos lampes radieuses
Tenues d’une main ferme,
Époux, je viens à ta rencontre.

Vierges, du haut des cieux a retenti
La voix résurrectrice ! elle nous crie :
En robe blanche, avec vos lampes, hâtez-vous
Vers l’Orient à la rencontre de l’Époux !
Éveillez-vous, que sur le seuil ne vous devance
L’irruption de votre Roi !

Le bonheur d’ici-bas, lourd de sanglots,
Et les amours et les molles délices
De cette vie, j’ai passé hors ! Et maintenant
C’est dans tes bras vivifiants que je désire
Trouver refuge, avec les yeux fixés toujours
Sur Ta splendeur, ô Bienheureux !

Éphémère union, lit nuptial,
Et demeure dorée, tout, cela, Roi,
Je l’ai quitté pour Toi : en robe immaculée
Je suis venue pour être admise moi aussi
A pénétrer, en premier rang, aux Épousailles
De béatitude, avec Toi

Les mille et mille ruses charmeresses
Du vieux Serpent, j’ai su leur échapper,
O Bienheureux ! la flamme ardente du brasier,
J’ai eu aussi à l’endurer, et les assauts
Des bêtes fauves déchaînées contre ma vie
En T’attendant venir des Cieux !

J’ai oublié la terre de mes pères
Dans mon élan, ô Verbe, vers ta Grâce !
J’ai oublié les chœurs des vierges de mon âge ;
Ni ma mère, ni la lignée dont je suis née
N’ont plus de quoi flatter en moi aucun orgueil :
Toi seul, ô Christ, es tout pour moi !

Dispensateur du don de Vie, ô Christ,
Salut à toi, Lumière sans déclin !
Nous t’acclamons : veuille accueillir notre cantique
Car c’est un chœur tout virginal qui te l’adresse,
Fleur de Perfection, Amour de l’âme, ô joie,
Connaissance ! Sagesse ! ô Verbe !

Bénie Hellfest

Le Hellfest, la fête de l’enfer, commence aujourd’hui à Clisson. Avec son architecture et son attirail blasphématoires. Avec ses groupes sataniques et néo-nazis.

Devinez de qui sont ces citations :

Je suis très heureux que Clisson ait un rayonnement grâce à ce festival et que l’on parle de Clisson dans le monde…

Alors c’est sûr qu’on ne fonctionne pas sur le même type de public mais bon, ça fonctionne plutôt pas mal comme ça…

Moi, ce n’est pas mon esthétique, c’est sûr. Je ne suis pas fan, je ne trouve pas ça forcément très beau mais je peux comprendre que, pour certains, c’est de l’art. Et donc il faut l’accepter tel qu’il est.

La Gardienne des Ténèbres, c’est une sculpture, ce n’est pas forcément ce que j’apprécie le plus mais ce n’est pas mon job d’avoir un avis là-dessus.

Oui, bien sûr, c’est du curé de Clisson, Nicolas Harel.

Et bien sûr aussi, c’est la deuxième édition de la fête de l’enfer pour les enfants. C’était hier, et c’était complet…