UE : une autre balle dans le pied

Le Conseil européen a formellement adopté, hier, la taxation progressive des engrais russes et biélorusses à partir du 1er juillet.

« Ces mesures renforcent notre sécurité économique en réduisant les dépendances à l’égard de la Russie. Nous réduisons ainsi les recettes d’exportation de la Russie et donc sa capacité à financer sa guerre brutale », a dit le ministre polonais Baranowski (la Pologne présidant actuellement le Conseil).

Le droit de douane est de 6,5%, assorti d’une taxe de 40-45 € par tonne, qui montera jusqu’à 430 € dès 2026, rendant le prix de l’engrais prohibitif.

Or un quart des engrais azotés importés par l’UE provient de Russie ou de Biélorussie.

Le résultat est que les prix mondiaux des engrais vont augmenter, et que les victimes seront les agriculteurs européens, et non la Russie qui a d’autres débouchés. Cette mesure aura notamment « un effet dévastateur sur les exploitations françaises » de céréales, avait prévenu la Coordination rurale dès le vote du Parlement européen en mai dernier.

(L’un des principaux débouchés russes est l’Afrique. En 2022, il y avait eu un coup d’arrêt, parce que les transactions se faisaient via des banques européennes, qui devaient appliquer les sanctions. Depuis lors les transactions se font via d’autres banques, et les banques européennes ont donc aussi perdu cette activité…)

La persécution en Estonie

Le Parlement estonien a adopté en deuxième lecture, par 67 voix et une abstention (sur 101 sièges), la version révisée de la loi interdisant l’Eglise orthodoxe russe (qui s’appelle aujourd’hui Église orthodoxe chrétienne d’Estonie) dans le pays. Le 24 avril, le président avait refusé de promulguer la loi. Elle a donc été modifiée. Le texte disait que les organisations religieuses ne peuvent être affiliées à des entités spirituelles ou dirigeantes étrangères qui menacent la sécurité nationale de l’Estonie ou l’ordre constitutionnel. Désormais il est précisé que « menace » veut dire : « soutien ou financement d’activités dirigées contre l’indépendance, l’intégrité territoriale ou l’ordre constitutionnel de l’Estonie », ainsi que les « appels à la guerre, au terrorisme ou aux actions violentes ».

Ce qui ne change rien, puisque c’est de cela que l’Eglise orthodoxe russe est précisément accusée…

Parmi les autres modifications, la prolongation de deux à six mois de la période de transition…

Le texte doit passer en troisième lecture avant de se retrouver sur le bureau du président.

L’important c’est les migrants

Michael Pham est l’un des trois évêques auxiliaires du diocèse de San Diego, en Californie. Nommé évêque du diocèse par Léon XIV, il sera installé le 17 juillet. Mais en attendant il s’occupe de ce qui est le plus important : il demande aux prêtres et aux fidèles de se rendre au tribunal fédéral, le 20 juin, « Journée mondiale des réfugiés », pour manifester leur solidarité avec les migrants clandestins qui se verront notifier leurs avis d’expulsion, conformément à la politique de Donald Trump. Il demande aussi que les messes de ce jour-là soient dites à cette intention. (Je suppose que François a dû ajouter au missel une missa pro clandestinis…)

Michael Pham joue sur la confusion entre réfugiés et migrants clandestins. Et il argue de son propre parcours de réel réfugié vietnamien pour défendre les clandestins, qu’il assimile aux réfugiés, sans faire la moindre allusion aux autres délits commis. Comme un militant LFI…

Ce qu’on enseigne au Mont Sainte-Marie

Une vidéo par caméra cachée prise lors d’une conférence à l’université (dominicaine) du Mont Sainte Marie (New York) fait entendre un professeur expliquant aux étudiants en infirmerie psychiatrique pourquoi il faut donner des bloqueurs de puberté aux enfants qui veulent changer de genre, et cela dès 9 ans. Il semble que l’enseignement soit fait à distance. On ne voit pas le professeur. On voit seulement un crucifix sur le mur…

L’enseignant est Steph Williams, militante LGBT qui se dit à la fois homme et femme (ses pronoms sont « he/him she/her »), directeur principal du réseau de centres de santé LGBTQIA+ Sun River et professeur à l’université (jésuite) de Saint-Louis. Elle explique que lorsqu’un « garçon trans » (à savoir une fille qui prétend être un garçon) a ses règles pour la première fois, « cela peut être « incroyablement éprouvant pour ce garçon » qui voit tout à coup son corps contredire son genre, et cela peut « finir par entraver son développement psychologique », entraîner des problèmes de santé mentale, l’alcoolisme, la toxicomanie, la dépression, le suicide…

Or il y a un moyen simple d’éviter cela : utiliser des bloqueurs de puberté. Et, souligne Steph Williams, « vous n’avez pas besoin d’être des experts en transgenrisme ». « Tout ce que vous avez à faire, c’est de suivre les demandes du client. Suivez les indications du patient. Souvent, les personnes transgenres qui entrent dans votre cabinet en savent plus que vous. Et c’est une bonne chose. C’est un atout. »

Et d’ajouter que si l’enfant change d’avis il suffit de ne plus lui donner de bloqueurs. Sans un mot sur les effets à long terme de ces substances, dont une possible stérilité.