Rien de tel, si on a besoind de se remonter le moral, que de voir la dernière action du député européen polonais Grzegorz Braun. Aujourd’hui il a très méthodiquement détruit l’exposition du « mois des fiertés » au Parlement polonais.
Auteur : Yves Daoudal
Eh bien… ils en construisent une autre
Le mot « résilience » est très à la mode depuis quelque temps. On l’utilise à tort et à travers. Mais je ne l’ai pas encore entendu pour qualifier l’attitude des fidèles de l’Eglise orthodoxe ukrainienne. Pourtant ils en donnent un bel exemple, au milieu des persécutions. En voici un exemple. En 2023, les sbires de l’Eglise du pouvoir ont pris l’église du village de Rjavyntsi, dans la région de Tchernivtsi. Comme bien d’autres dans la même situation, les fidèles (qui étaient censés rejoindre l’Eglise du pouvoir) ont entrepris de construire un nouveau lieu de culte : l’église de la Sainte Trinité. Et dimanche ils ont célébré la première fête patronale. La vidéo de la divine liturgie est même sur YouTube.





Ukraine-Russie
Zelensky a fini par accepter aujourd’hui de prendre les corps de 1.212 soldats ukrainiens livrés samedi par la Russie en camions frigorifiques conformément aux accords d’Istanbul. C’est le premier convoi de ce type. L’accord porte sur 6.000 corps.
En retour les Ukrainiens ont rendu à la Russie… 27 corps de soldats russes.
Cette disproportion est manifestement une des raisons du refus initial des autorités ukrainiennes, car elle brise de façon terrible la propagande ukrainienne si complaisamment reprise par nos médias sur l’hécatombe des soldats russes face aux vaillants défenseur de l’Ukraine.
Une autre raison est que les femmes de conscrits manifestent de plus en plus pour savoir ce que les hommes sont devenus, et l’une d’elles a montré que son mari n’était pas du tout « disparu », mais mort sur le front, comme en atteste la liste fournie par la Russie après le refus initial des Ukrainiens de reprendre les corps.


*
Comme il était convenu, deux groupes de prisonniers de moins de 25 ans ont été échangés, le même nombre de chaque côté, avant-hier et hier. Le nombre n’a pas été communiqué. L’accord d’Istanbul porte sur au moins un millier.
Aujourd’hui commence d’autre part un « échange sanitaire » de soldats gravement blessés.
Florilège
Pour ne pas oublier ce que les « experts » disaient il y a trois ans sur les plateaux de télévision.
Axion estin

Le 11 juin 982, un jeune moine de l’Athos chantait l’office dans sa cellule devant l’icône de la Mère de Dieu de miséricorde. On frappe à la porte. Un moine inconnu lui demande s’il peut prier avec lui. A la fin de l’office, comme le jeune moine entonne l’hymne à la Vierge « Toi plus vénérable que les chérubins… », l’étranger lui dit qu’il doit commencer par « Il est digne, en vérité, de te célébrer » : Axion estin… Et il se met à chanter. Le jeune moine est subjugué par la beauté de ce chant et demande au visiteur de lui écrire le texte. Mais il n’y ni papier ni crayon dans la cellule. Le visiteur prend une pierre et grave le texte avec son doigt. Puis il disparaît, après avoir dit, ou fait comprendre, qu’il est l’archange Gabriel. La pierre fut transférée à Sainte-Sophie de Constantinople. L’icône fut installée à la place d’honneur dans l’église de Karyès, la capitale de l’Athos, où elle se trouve toujours. Elle est désormais appelée Axion estin. Le 11 juin (le 24 dans le calendrier julien) est devenu la fête de l’icône Axion estin (Dostoïno iest en slavon). Et l’hymne complète est devenue celle que l’on chante à la divine liturgie après la consécration.
Ἄξιόν ἐστιν ὡς ἀληθῶς μακαρίζειν σε τὴν Θεοτόκον, τὴν ἀειμακάριστον καὶ παναμώμητον καὶ μητέρα τοῦ Θεοῦ ἡμῶν. Τὴν τιμιωτέραν τῶν Χερουβεὶμ καὶ ἐνδοξοτέραν ἀσυγκρίτως τῶν Σεραφείμ, τὴν ἀδιαφθόρως Θεὸν Λόγον τεκοῦσαν, τὴν ὄντως Θεοτόκον, σὲ μεγαλύνομεν.
Il est digne, en vérité, de te célébrer, ô Mère de Dieu toujours bienheureuse et tout immaculée, et mère de notre Dieu. Toi, plus vénérable que les Chérubins, et incomparablement plus glorieuse que les Séraphins, qui sans corruption enfantas Dieu le Verbe, toi, véritablement Mère de Dieu, nous te magnifions.
