La réplique de Bukele

J’avais aperçu l’excellent tweet de Nayib Bukele, l’excellent président du Salvador, sur l’Union européenne, mais je n’avais pas vu qu’il répondait à une attaque de la Commission européenne, qui se mêle de tout dans le monde. Voici donc le communiqué de l’UE et la réponse de Bukele.

L’UE déplore l’adoption par l’Assemblée législative salvadorienne de la loi sur les agents étrangers, publiée hier.

Cette législation, qui va à l’encontre des obligations qui incombent au Salvador en vertu du Pacte international relatif aux droits civils et politiques, dont il est partie, risque de restreindre l’accès des acteurs de la société civile à des financements qui sont essentiels à leur fonctionnement et indispensables à toute démocratie saine.

Dans ce contexte, l’UE exprime sa préoccupation face aux récentes arrestations de défenseurs des droits de l’homme et attend des autorités salvadoriennes qu’elles respectent leurs droits fondamentaux à la liberté d’expression et à une procédure régulière, ainsi que qu’elles garantissent leur sécurité et leur intégrité physique.

Si l’UE reste déterminée à soutenir un développement économique et social inclusif et durable au Salvador, la nouvelle législation sur les agents étrangers et le rétrécissement de l’espace accordé à la société civile risquent de compromettre le développement et pourraient avoir des répercussions négatives sur la coopération.

La réponse de Bukele :

« UE : Le Salvador regrette qu’un bloc vieillissant, surréglementé, dépendant à l’énergie, technologiquement à la traîne, et dirigé par des bureaucrates non élus, continue à faire la leçon au reste du monde. »

Oui, c’est un meurtre

Nos gazettes soulignent que la justice du Texas ose poursuivre pour « meurtre » un homme qui a fait avorter une femme à son insu.

C’était en septembre 2024. La femme que fréquente Justin Anthony Banta lui apprend qu’elle est enceinte. L’homme, qui travaille au département informatique du ministère américain de la Justice, lui propose de payer les frais de l’avortement. La femme refuse : l’avortement est interdit au Texas, et elle veut garder l’enfant. Le 17 octobre, elle passe une échographie : le fœtus est en parfaite santé. Le même jour, Banta l’attend dans un café et une boisson lui est préparée. Elle la boit. Le lendemain, à cause de saignement vaginaux importants et d’une extrême fatigue, elle se rend aux urgences. Le surlendemain elle perd son enfant.

L’enquête a abouti la semaine dernière à l’inculpation de Justin Anthony Banta pour « meurtre capital » et falsification de preuves matérielles.

Et c’est une occasion de s’en prendre au Texas qui a « une des lois les plus restrictives aux Etats-Unis » sur l’avortement. Mais ce qui chez nous est un droit est à Austin un meurtre. Parce que c’en est un, objectivement.

Jeudi de Pentecôte

Les apostiches des laudes dans la liturgie byzantine.

La descente de l’Esprit, rendue visible par les langues de feu, illumina les apôtres et en fit des orateurs pour annoncer à tous la véritable et consubstantielle union de la Trinité : ce que voyant, les peuples de l’univers furent saisis d’étonnement devant les apôtres jadis illettrés annonçant clairement d’ineffables mystères.

Crée en moi un cœur pur, ô Dieu, et renouvelle en ma poitrine un esprit droit.

Assis dans la chambre haute, les apôtres recevaient la force de l’Esprit Saint venue comme un souffle violent et sous forme de langues de feu et ils présentèrent en diverses langues leur clair enseignement, confirmant la parole de vérité : Le Christ, qui a souffert librement, est lui-même le vrai Dieu.

Ne me rejette pas loin de ta face, ne retire pas de moi ton Esprit Saint.

Comme tu envoyas, Seigneur, sur tes apôtres en ce jour la grâce divine du Saint-Esprit, accorde-nous aussi maintenant que la lumière de sa venue brille sans cesse en nos cœurs, afin que tous ensemble nous chantions d’une incessante voix l’indivisible Trinité.

Gloire au Père et au Fils et au Saint-Esprit, et maintenant et toujours et dans les siècles des siècles. Amen.

Par les prophètes, Sauveur, tu nous annonças la voie du salut, en tes apôtres a brillé la grâce de ton Esprit, car avant les siècles tu es Dieu et le demeures après eux : pour les siècles tu es notre Dieu.

Ἐν τοῖς Προφήταις ἀνήγγειλας ἡμῖν ὁδόν σωτηρίας, καί, ἐν Ἀποστόλοις ἔλαμψε Σωτὴρ ἡμῶν, ἡ χάρις τοῦ Πνεύματός σου, σὺ εἶ Θεὸς πρῶτος, σὺ καὶ μετὰ ταῦτα, καὶ εἰς τοὺς αἰῶνας σὺ εἶ ὁ Θεὸς ἡμῶν.

Ce doxastikon par le chœur de l’association des chantres d’Argolide.

Hegseth devant le Sénat, sur l’Ukraine

Le ministre américain de la Défense Pete Hegseth était auditionné aujourd’hui par les membres de la Commission sénatoriale des crédits.

Sénateur Chris Coon : « Êtes-vous d’accord pour dire que les États-Unis devraient utiliser tous les outils à leur disposition, y compris des sanctions supplémentaires, pour faire pression sur la Russie afin qu’elle s’assoie à la table des négociations pour trouver une paix juste et durable en Ukraine ? »

Pete Hegseth : « Tous les moyens à notre disposition ? Non. Nous disposons de nombreux moyens en de nombreux domaines. »

Et de préciser :

« Le président est déterminé à instaurer la paix dans ce conflit. En fin de compte, la paix sert nos intérêts nationaux, et nous pensons qu’elle sert également les intérêts des deux parties, même si le résultat ne sera pas celui que souhaitent beaucoup d’entre vous ici présents et beaucoup de nos concitoyens. En conséquence, une paix négociée en Ukraine donne une image forte de l’Amérique, montre que nous comprenons la situation mondiale et savons où nous voulons aller. »

Mitch McConnell : « Les élus ne veulent pas voir à la fin de ce conflit un titre disant : La Russie gagne et l’Amérique perd. »

Pete Hegseth : « Sénateur, je dirai simplement que, compte tenu de l’approche du président Trump, ce ne sera pas cela le titre. »