La persécution ukrainienne

Voici des images de la police ukrainienne prêtant main forte aux voleurs d’une église.

C’était le 21 mai, à Poutila, en Bucovine, rapporte l’association des journalistes orthodoxes ukrainiens. A l’aube, des membres du clergé de l’Église du pouvoir ont détruit les caméras de surveillance à coups de bâtons, ont forcé les portes de l’église à l’aide de tronçonneuses et se sont barricadés à l’intérieur. Les assaillants étaient protégés par la police qui encerclait l’église, empêchant les fidèles d’entrer dans leur lieu de culte. Sur les images, on peut voir un policier pousser un sacristain âgé du haut du perron de l’église, puis saisir brutalement un deuxième paroissien. Remarquant qu’une paroissienne le filme, il lui arrache son téléphone des mains. Sur une autre vidéo, plusieurs policiers traînent l’un des fidèles hors de l’église. Mais dans la nuit du 22 mai, lorsque la police a quitté les lieux, les paroissiens ont chassé les voleurs et ont célébré la Divine Liturgie. À l’intérieur, ils ont trouvé un « kit de prière » de l’Église du pouvoir : une meuleuse, une perceuse, un coupe-boulons, un coupe-fil, des pinces coupantes et d’autres outils du même genre. Les prêtres de Doumenko ont également laissé des bouteilles de vin et d’autres liquides non identifiés. Selon les paroissiens, les intrus avaient déclaré avoir forcé les portes de l’église et pénétré à l’intérieur « pour prier ».

Continuité vaticane

Léon XIV a nommé président de l’Académie pontificale pour la Vie Mgr Renzo Pegoraro. Il remplace Mgr Vincenzo Paglia, qui a eu 80 ans le mois dernier.

Mgr Pegoraro était le chancelier de cette institution depuis 2011 et il est dans la ligne de l’immonde Paglia. Ou plutôt il est pire que Paglia. Car celui-ci (en dehors de son militantisme LGBT) noyait le poisson dans les questions de défense de la vie. Pegoraro quant à lui a justifié ouvertement le « suicide assisté » comme « moindre mal » et donc sa légalisation sous certaines conditions. Ce qui est littéralement contraire à l’encyclique Evangelium Vitae qui est en quelque sorte la charte de l’Académie pontificale pour la Vie. Sa nomination le jour où notre Assemblée nationale vote la légalisation de « l’aide à mourir », c’est comme un clin d’œil, qui n’est pas de la Providence…

Pendant que Mgr Pegoraro était chancelier, l’Académie pontificale pour la Vie a demandé de se faire piquer contre le covid pour le « salut commun », a invité des conférenciers favorables à l’avortement, retwitté des articles demandant à repenser la doctrine de l’Eglise sur la contraception, publié Theological Ethics of Life, rassemblant les contributions à un « séminaire d’étude pluridisciplinaire », dont certaines demandent une « flexibilité pastorale » sur la contraception et sur la PMA.

Les mots employés ne sont plus ceux de la théologie catholique, mais ceux de la psychologie profane maquillés en « pastorale » : accompagnement, compassion, complexité…

Comme Mgr Paglia, Mgr Pegoraro évoque très rarement l’avortement, alors qu’il est intarissable sur les migrants, le changement climatique et la justice sociale.

Les nazis ukrainiens l’ont tué

En août dernier la propagande ukrainienne montrait des soldats ukrainiens dans la région de Koursk insultant ignoblement un Russe âgé, perdu et paniqué. Ces soldats portaient des casques de SS et affectaient de parler allemand (« Du bist ein russisches Schwein, ja ! »). Ils refaisaient la bataille de Koursk, et celle-ci s’est terminée comme l’autre par la défaite des nazis. Mais parmi les horribles et nombreux crimes de guerre qu’ils ont perpétré dans ce territoire russe (notamment dès le début, quand ils ont massacré des familles entières, et lors de leur retraite, par vengeance), il y a le meurtre de cet homme, dont on a retrouvé le cadavre à un arrêt de bus, avec d’autres victimes de la barbarie ukrainienne. Il s’appelait Alexandre Goussarov, il avait 74 ans.

Addendum. L’incursion ukrainienne en Russie a fait 313 morts et 794 blessés parmi la population civile, vient de déclarer le procureur de Koursk.

Les croix ne doivent pas disparaître

Ces derniers mois sur les réseaux sociaux russes de nombreuses personnes dénonçaient le fait que de plus en plus de publicités, de dépliants divers et variés, utilisant des photos d’églises et de monastères, supprimaient les croix, comme les publicitaires occidentaux le font depuis plusieurs années « au nom du respect de la diversité ». Cela a été vu jusque sur un billet de banque.

Le Parlement russe s’est emparé de l’affaire le 25 mai, introduisant une proposition de loi visant à rendre obligatoire l’utilisation des symboles religieux des principales confessions traditionnelles comme partie intégrante des images des édifices religieux. Les images d’églises sans croix dans les médias, sur Internet, dans le commerce, sur les panneaux officiels, dans la publicité, les annonces et sur les enseignes seront considérées comme une offense aux sentiments des croyants, punie d’une peine pouvant aller jusqu’à deux ans de prison.

L’abbesse Ksenia Tchernega, qui dirige le département juridique du Patriarcat orthodoxe russe, avait appelé en avril à l’introduction d’une interdiction légale des images d’églises sans symboles religieux. Le 21 mai, lors du Forum juridique international de Saint-Pétersbourg, elle avait annoncé qu’un projet de loi à cet effet serait présenté prochainement. « La question se pose de savoir s’il est acceptable de représenter les coupoles des églises orthodoxes sur des affiches, des annonces, des publicités, des billets de banque ou, par exemple, sur les logos des entités fédérées de la Fédération de Russie sans croix. À notre avis, cela est inacceptable », avait-elle dit. C’est ce jour-là que le blason de la Russie avait retrouvé ses croix sur le site de la présidence…