Les croix ne doivent pas disparaître

Ces derniers mois sur les réseaux sociaux russes de nombreuses personnes dénonçaient le fait que de plus en plus de publicités, de dépliants divers et variés, utilisant des photos d’églises et de monastères, supprimaient les croix, comme les publicitaires occidentaux le font depuis plusieurs années « au nom du respect de la diversité ». Cela a été vu jusque sur un billet de banque.

Le Parlement russe s’est emparé de l’affaire le 25 mai, introduisant une proposition de loi visant à rendre obligatoire l’utilisation des symboles religieux des principales confessions traditionnelles comme partie intégrante des images des édifices religieux. Les images d’églises sans croix dans les médias, sur Internet, dans le commerce, sur les panneaux officiels, dans la publicité, les annonces et sur les enseignes seront considérées comme une offense aux sentiments des croyants, punie d’une peine pouvant aller jusqu’à deux ans de prison.

L’abbesse Ksenia Tchernega, qui dirige le département juridique du Patriarcat orthodoxe russe, avait appelé en avril à l’introduction d’une interdiction légale des images d’églises sans symboles religieux. Le 21 mai, lors du Forum juridique international de Saint-Pétersbourg, elle avait annoncé qu’un projet de loi à cet effet serait présenté prochainement. « La question se pose de savoir s’il est acceptable de représenter les coupoles des églises orthodoxes sur des affiches, des annonces, des publicités, des billets de banque ou, par exemple, sur les logos des entités fédérées de la Fédération de Russie sans croix. À notre avis, cela est inacceptable », avait-elle dit. C’est ce jour-là que le blason de la Russie avait retrouvé ses croix sur le site de la présidence…

Le prix du paupérisme

Lu chez Benoît et moi :

Au cours des douze années de son pontificat, son prédécesseur François n’a cessé de s’étendre, passant de ses modestes mais célèbres « cinquante mètres carrés » à de nouvelles chambres. De nouvelles chambres ont été ajoutées les unes après les autres, jusqu’à ce qu’il occupe finalement tout le premier étage de la maison d’hôtes. Une cuisine, une salle de réception, une chapelle privée et plusieurs pièces pour ses proches collaborateurs ont été aménagées à cet effet, « de sorte que la surface utilisée par François à Sainte Marthe était beaucoup plus grande que celle de l’appartement pontifical historique du pape », selon Il Tempo.

La sécurité du Palais apostolique devant de toute façon être assurée, le déménagement de François à Sainte-Marthe a entraîné une augmentation considérable des effectifs, tant de la Gendarmerie vaticane que de la Garde suisse. En conséquence, les coûts ont grimpé en flèche.

« Les coûts de toute l’opération, qui sont le contraire du paupérisme, n’ont cessé d’augmenter au fil des années et ont atteint, dans la dernière phase du règne de François, le chiffre hyperbolique de près de deux cent mille euros par mois pour l’administration de Sainte Marthe ».

Saint Bède le Vénérable

Saint Bède écrivant la vie de saint Cuthbert, Durham, fin du XIIe siècle.

« Comme Jésus était à table dans la maison, de nombreux publicains et pécheurs vinrent prendre place avec lui et ses disciples. »

Essayons de comprendre plus profondément l’événement relaté ici. Matthieu n’a pas seulement offert au Seigneur un repas matériel dans sa demeure terrestre, mais, par sa foi et son amour, il lui a bien davantage préparé un festin dans la maison de son cœur, comme en témoigne celui qui a dit : « Je me tiens à la porte et je frappe : si quelqu’un écoute ma voix et m’ouvre, j’entrerai chez lui pour souper, moi près de lui et lui près de moi » (Ap 3,20). Oui, le Seigneur se tient à la porte et il frappe lorsqu’il rend notre cœur attentif à sa volonté, soit par la parole de ceux qui enseignent, soit par une inspiration intérieure. Nous ouvrons notre porte à l’appel de sa voix quand nous acceptons librement ses enseignements intérieurs ou extérieurs et quand, ayant compris ce que nous devons faire, nous l’accomplissons. Et il entre pour manger, lui avec nous et nous avec lui, parce qu’il habite dans le cœur de ses amis, par la grâce de son amour, pour les nourrir lui-même sans cesse par la lumière de sa présence. Ainsi ils font monter progressivement leurs désirs, et lui-même se nourrit de leur zèle pour le ciel comme de la plus délicieuse nourriture.

Homélie 21 sur les évangiles.

Le touchant très bref résumé de sa vie par lui-même, en appendice de son Histoire ecclésiastique du peuple anglais.

Tucker Carlson et l’Ukraine

Tucker Carlson continue de dénoncer la persécution de l’Eglise orthodoxe ukrainienne par Zelensky. Samedi, il a publié une interview de Vadim Novinsky. Tucker Carlson pense même au public français, car l’interview est entièrement sous-titrée en français, et même divisée en chapitres avec des titres français.

C’est ici.

Vadim Novinsky est un homme d’affaires ukrainien, milliardaire (en dollars). Il a été député, il a soutenu la candidature de Zelensky, il a dénoncé l’attaque russe, il a dépensé des centaines de millions de hryvnias en aide humanitaire sur le front, et il est aujourd’hui inculpé de haute trahison. En 2020 il a été ordonné protodiacre de l’Eglise orthodoxe ukrainienne par le métropolite Onuphre, primat de l’Eglise, et a servi pour la première fois à la Pentecôte de cette année-là à la laure des Grottes de Kiev. Aujourd’hui il vit évidemment en exil.

Kassovitz : le comble du racisme

Matthieu Kassovitz n’a pas craint de proférer cette énormité dans une émission de télévision de grande écoute :

« Il n’y a plus de Français de souche, ça n’existe plus. »

Face aux innombrables réactions, il a répondu :

« Il y a des Français de souche, ça s’appelle des fins de race. »

Les deux phrases dans leur contexte : ici.