« Ta mère »…

Question à Caroline Leavitt, porte-parole de la Maison Blanche :

— Qui a choisi Budapest comme lieu de la rencontre de Trump avec Poutine ?

Réponse :

— Ta mère !

Plus tard, le journaliste :

— Et vous trouvez que votre réponse était drôle ?

Caroline Leavitt :

— Ça m’amuse que vous vous considériez comme un journaliste. Vous êtes un journaleux de la gauche extrême, que personne ne prend au sérieux, y compris vos collègues des médias. Cessez de me faire parvenir vos questions hypocrites, biaisées et ridicules.

Une réaction hongroise

Donald Tusk, Premier ministre polonais :

« Un tribunal polonais a refusé l’extradition vers l’Allemagne d’un ressortissant ukrainien soupçonné d’avoir fait sauter Nord Stream 2 et l’a libéré. Et à juste titre. L’affaire est close. »

Péter Szijjártó, ministre hongrois des Affaires étagnères :

« Scandaleux : selon la Pologne, si vous n’aimez pas une infrastructure en Europe, vous pouvez la faire exploser. Ce faisant, ils donnent leur autorisation préalable à des attentats terroristes en Europe. La Pologne a non seulement libéré un terroriste, mais elle le célèbre. Voilà où en est arrivé l’État de droit européen. »

Quand le Conseil de l’Europe veut renverser Poutine…

Le Conseil de l’Europe a adopté le 1er octobre dernier, par 80 voix contre zéro, et quatre abstentions, une résolution créant une « plateforme de dialogue avec les forces démocratiques russes afin de s’engager avec les individus et les groupes qui s’opposent au régime russe actuel » :

« Cette nouvelle plateforme vise à faciliter un dialogue structuré avec les forces démocratiques russes, renforçant ainsi leur capacité à apporter un changement démocratique durable en Russie et à contribuer à l’instauration d’une paix durable et juste en Ukraine, tout en garantissant la responsabilité des acteurs russes pour les crimes internationaux commis. Les participants doivent répondre à des critères stricts, démontrant leur soutien à l’indépendance et à l’intégrité territoriale de l’Ukraine et d’autres pays post-soviétiques, ainsi que leur engagement en faveur de la démocratie et des principes des droits de l’homme défendus par le Conseil de l’Europe. »

On n’en a pas entendu parler parce que cette coordination des mouvements russes en exil pour renverser Poutine relève de l’utopie. Les groupuscules dont il s’agit se tirent dans les pattes et sont dirigés par des individus dont le premier objectif est d’apparaître comme le seul vrai opposant : Mikhail Khodorkovski, Garry Kasparov, Vladimir Kara-Murza, et la veuve de Navalny, via le « Fonds anti-corruption » qui n’a même pas signé la « Déclaration de Berlin » de 2023 condamnant « l’invasion de l’Ukraine » et définissant le régime russe d’« illégitime et criminel ».

Une famille texane en Russie

A l’occasion de la fête des pères en Russie, hier, l’agence TASS a publié une longue interview d’un père de famille, Joseph Schutzman, venu s’installer en Russie en 2023 avec sa femme et ses sept, bientôt huit enfants. L’un et l’autre sont issus de familles catholiques nombreuses. Joseph Schutzman a occupé des postes de direction chez Microsoft, Oracle, Red Hat. Aujourd’hui il tient le blog « Home in Russia » et avec son compatriote Eddie Gonzales ils ont une émission-débat politique intitulée « Russia Up Close ». Voici une traduction de cette interview. La fin est fort intéressante, dans sa tentative de description de ce qu’est la Russie « aux 197 cultures ». Le passage sur la liberté d’expression l’est également.

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Saint Jean de Kenty

Da, quǽsumus, omnípotens Deus : ut, sancti Joánnis Confessóris exémplo in scientia Sanctórum proficiéntes atque áliis misericórdiam exhibéntes ; eius méritis, indulgéntiam apud te consequámur.

Nous vous en prions, Dieu tout-puissant, faites que, progressant dans la science des Saints et montrant de la compassion envers nos frères, à l’exemple du saint Confesseur Jean, nous puissions, grâce à ses mérites, trouver indulgence auprès de vous.

J’ai souvent évoqué saint Jean de Kenty (par exemple ici ou là). Canonisé en 1767, il a supplanté le jeune diacre saint Maxime d’Aveia, copatron de la cathédrale d’Aquila, martyr sous Dèce vers 250. Il avait environ 22 ans.

Le martyrologe dit:

Dans la cité d’Aveia, près d’Aquila, dans les Abruzzes, l’anniversaire du bienheureux Maxime, diacre et martyr. Désireux du martyre, il se présenta de lui-même aux persécuteurs qui le recherchaient, et, après une confession généreuse, fut étendu et torturé sur le chevalet, puis meurtri de coups de bâton ; il mourut enfin précipité d’un lieu élevé.

Saint Maxime d’Aveia par Jules César Bedeschini, début du XVIIe siècle, pour l’archevêché d’Aquila. Musée national des Abruzzes.