Obscène

Lu sur Euractiv :

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Au pied de la colline de Gediminas, qui surplombe le centre historique de Vilnius, une cérémonie rythmée par des fanfares militaires et des troupes en uniforme sonne le retour de l’Allemagne dans les pays Baltes.

Il paraît que c’est une excellente nouvelle. Pour mémoire, la dernière fois que l’Allemagne était présente militairement dans les pays Baltes, le chancelier s’appelait Adolf Hitler. C’était le bon temps ?

La messe interdite à Charlotte

Mgr Michael Martin, évêque de Charlotte (Caroline du Nord), en application de Traditionis Custodes, interdit toutes les messes traditionnelles dans son diocèse à partir du 8 juillet prochain, au motif qu’elles sont célébrées dans des églises paroissiales.

Il n’y aura plus qu’un seul lieu de culte pour la messe traditionnelle (et uniquement la messe, uniquement dominicale), dans une chapelle sans nom au milieu de nulle part, à 35 km de Charlotte.

La chapelle n’a pas de nom parce qu’elle est le lieu de rassemblement d’une secte protestante locale appelée Freedom connections (les connexions de la liberté). Il semble qu’elle appartienne au diocèse, se trouvant sur le terrain d’une maison de retraite appelée Curlin Commons, du nom d’un ancien évêque de Charlotte. L’évêque précise que dans sa bonté sans bornes il va faire des travaux pour rénover la chapelle et la rendre apte à la célébration de la messe, sans rien demander aux fidèles.

Ce qui est curieux est que le site internet de Freedom connections ne dit pas un mot de tout cela, et annonce son « culte dominical » de tous les dimanches de juillet, août, septembre… de 11h à midi…

Mgr Michael Martin est évêque depuis l’an dernier : sa nomination est donc passée par le préfet Prevost.

Mgr Martin a déjà mis au pas le séminaire fondé en 2016 par son prédécesseur Mgr Jugis, qui était bienveillant envers la liturgie traditionnelle et avait permis que les séminaristes, qui devaient parler latin, suivent le bréviaire de 1962. Il y avait une cinquantaine de séminaristes, quand celui du plus grand diocèse voisin de Raleigh n’en a que 14. Il était temps de mettre fin à cette incongruité.

Toutefois après Traditionis Custodes Mgr Jugis avait supprimé quatre des neuf messes traditionnelles du diocèse…

De la sainte Vierge le samedi

Miráre utrúmlibet, et élige quid ámplius miréris, sive Fílii benigníssimam dignatiónem, sive Matris excellentíssimam dignitátem. Utrímque stupor, utrímque miráculum. Et quod Deus féminæ obtémperet, humílitas absque exémplo : et quod Deo fémina principétur, sublímitas sine sócio. In láudibus vírginum singuláriter cánitur, quod sequuntur Agnum quocumque íerit. Quibus ergo láudibus júdicas dignam, quæ étiam præit ? Disce, homo, obedíre ; disce, terra, subdi ; disce, pulvis, obtemperáre. De Auctóre tuo loquens Evangelísta : Et erat, inquit, súbditus illis. Erubésce, supérbe cinis ! Deus se humíliat, et tu te exáltas ? Deus se homínibus subdit, et tu dominári géstiens homínibus, tuo te præpónis Auctóri ?

Étonne-toi de ce que tu veux, et choisis ce qui va t’étonner le plus : ou bien la condescendance si bienveillante du Fils, ou bien la transcendance si excellente de la mère. Double stupeur, double merveille : d’une part, humilité sans précédent, Dieu obéit à une femme ; et d’autre part, sublimité sans égale, une femme commande à Dieu. A la louange de ceux qui sont vierges, on chante à titre unique : « Ceux-là escortent l’Agneau partout où il va. » De quelles louanges juges-tu digne celle qui même le précède ? Homme, apprends à obéir ; terre, apprends à te soumettre ; poussière, apprends à obtempérer. L’évangéliste, parlant de ton Auteur, dit : « Et il leur était soumis. » Rougis, cendre orgueilleuse ! Dieu s’abaisse, et toi, tu t’élèves ? Dieu se soumet aux hommes, et toi, t’efforçant de dominer les hommes, tu te préfères à ton Auteur ?

Saint Bernard, De laudibus Virginis Matris, sermon 1, leçon des matines.

Lavrov et l’Ukraine

Les gazettes qui font état du refus de Serguei Lavrov de mener des négociations avec l’Ukraine au Vatican ne citent que le début de son propos, parce qu’elles refusent de connaître la situation ukrainienne, notamment en matière religieuse.

Serguei Lavrov s’exprimait dans le cadre d’une conférence intitulée « Les terres historiques du sud de la Russie : identité nationale et autodétermination des peuples ».

Au sujet de la proposition du Vatican (appuyée par Donald Trump), il a dit qu’il était contre « le gaspillage d’efforts pour élaborer des options qui ne sont pas tout à fait réalistes ». Parce que le Vatican n’est pas le lieu pour évoquer les causes profondes du conflit, ce qui doit être au cœur du règlement de paix, comme le répètent sans cesse les dirigeants russes :

« Imaginer le Vatican comme lieu de négociations : je dirais que c’est un peu inélégant, que des pays orthodoxes aillent discuter de questions liées à l’élimination des causes profondes sur un sol catholique. »

Car, a-t-il souligné, l’une de ces causes profondes est la persécution permanente de l’Eglise orthodoxe ukrainienne et la volonté acharnée du régime de Kiev d’éradiquer cette Eglise.

Or le Vatican est lié à l’Eglise grecque-catholique ukrainienne, qui soutient l’Eglise du pouvoir contre l’Eglise orthodoxe dont elle approuve ouvertement l’interdiction.

Il résulte du propos de Lavrov (c’était déjà le cas dans son discours du 20 mai) que les Russes n’admettront pas et ne permettront pas la suppression de l’Eglise orthodoxe ukrainienne, et il le dit au moment même où commence concrètement le processus.

« Il n’y aura pas de pont vers la Crimée »

Cette vidéo rapporte quelques-uns des propos de personnalités et d’experts ukrainiens qui expliquaient pourquoi les Russes ne pourraient pas construire un pont reliant la Crimée à leur territoire. Ce pont qui existe bel et bien, autoroute automobile et voie ferroviaire, prouesse technologique que la clique de Zelensky essaie de détruire depuis trois ans…

Si l’on analyse tout ce qui se passe, il devient clair qu’aucun pont ne sera construit, évidemment. Ce n’est pas seulement difficile, c’est incroyablement difficile. Et sans soutien international, par elle-même la Russie ne construira pas ce pont.

Il est impossible de le construire. Même s’ils le construisent, il ne pourra pas rester là longtemps.

Il n’y aura pas de pont là, il n’y en aura pas. Ils enfonceront des piles pendant plus d’une décennie.

Et nous vivons dans ce conte de fée… Pourquoi n’a-t-il pas été construit ? Parce que c’est impossible de le construire là.

On peut le construire, mais il ne tiendra pas. On ne pourra pas l’utiliser.

Il y a une structure géologique très complexe, toutes ces plaines gravement inondables, puis un courant très fort, particulièrement dans la région du détroit de Kertch.

Les sols sont complexes. De ce fait, la question de la construction d’un pont, en raison des difficultés technologiques, menace constamment de devenir de plus en plus coûteuse.

La technologie nécessaire à la construction d’un pont, là, n’a pas encore été inventée. Des ponts en arcs ne peuvent être construits que sur de la roche. Dans le détroit de Kertch il n’y en a pas, il n’y a que de l’argile, sur une profondeur de mille mètres.

Quelques milliards de dollars seront gaspillés, puis ils diront que des difficultés sont apparues, que les plaques tectoniques ont commencé à bouger… Et à la fin je pense qu’ils n’y arriveront pas du tout, ou ils arriveront à le faire dans un état semi-virtuel. Ça ne marchera pas de toute façon.

Parce que, en fait, qu’est-ce que la Crimée pour la Russie ? Une telle île de malchance, comme il s’est avéré. Car aucune initiative annoncée par Aksyonov, Konstantinov… Je vous le rappelle : il s’agissait d’incroyables autoroutes qui allaient jusqu’à Krasnodar, avec un pont, un tunnel, et d’autres choses… Ce ne sont que des initiatives stupides, selon moi. Et elles sont ridiculisées maintenant même par ces habitants pro-russes de la Crimée.