Mensonge

Les gazettes reproduisent désormais sans sourciller la propagande LGBT dont elles sont désormais imbibées, mais un enfant ne peut pas avoir deux mères, même si on fait semblant qu’il n’a pas de père, ce qui est un deuxième mensonge.

Les croix sont de retour

Un certain nombre de Russes qui ont de bons yeux ou une loupe avaient remarqué que le tout petit blason russe du bandeau du site du président de la Russie n’avait pas de croix mais des losanges (esquissant des diamants héraldiques). Il y avait eu une campagne sur internet pour le déplorer. Hier le blason a retrouvé ses quatre croix : celles des couronnes et celle du globe.

L’Ordre de saint André

Vladimir Poutine a conféré aujourd’hui à Serguei Lavrov l’ordre de saint André, la plus haute distinction de la Fédération de Russie, qu’il lui avait attribuée par décret le 21 mars, jour de son 75e anniversaire.

(L’insigne est une croix de saint André, émaillée en bleu, posée sur une aigle bicéphale d’or, surmontée d’une couronne impériale formant bélière, avec sur le revers l’ancienne devise de l’ordre fondé en 1698 par Pierre le Grand : Pour la foi et la fidélité ; sur l’avers : l’image du martyre de saint André en émail polychrome.)

Valence islamo-chrétienne

Le diocèse de Valence fait la publicité de la « 26e rencontre islamo-chrétienne » au monastère d’Aiguebelle :

Un rassemblement qui permet, chaque année, de discuter sur des thématiques religieuses communes. Cette nouvelle édition sera rythmée par le thème de l’Espérance. Monseigneur Durand participera et interviendra durant la journée.

C’est le même Mgr Durand qui persécute, en ce moment même, les fidèles de la messe traditionnelle. Contrairement à ce qu’on pourrait croire, c’est parfaitement cohérent.

Aiguebelle est la maison-mère du monastère de Tibhirine, où le « dialogue » islamo-chrétien était poussé au point que les prières communes étaient habituelles et qu’une pièce au centre du monastère avait été transformée en mosquée. Le célèbre prieur Christian de Chergé, qui ne citait jamais les pères de l’Eglise ni aucun texte avant Vatican II, se vantait de faire sa lectio divina aussi bien dans le Coran que dans la Bible, et il enseignait que les chrétiens doivent recevoir le Christ de l’islam et recevoir l’islam du Christ : « Pour entrer en vérité dans le dialogue, il nous faudra accepter, au nom du Christ, que l’islam ait quelque chose à nous dire de la part du Christ. »

Il va de soi que l’évêque Durand d’Aiguebelle et Tibhirine ne peut pas « dialoguer » avec ceux dont la liturgie exclut que l’islam ait quelque chose à nous dire de la part du Christ.

La persécution ukrainienne

Le métropolite Onuphre, primat de l’Eglise orthodoxe ukrainienne, devait célébrer un office hier soir à la cathédrale de Khmelnytskyï à l’occasion du 35e anniversaire de la résurrection du diocèse. Et il devait consacrer la cathédrale aujourd’hui, avec un grand concours d’évêques et de prêtres comme cela se fait habituellement. Mais il a dû y renoncer, en raison des violences annoncées par les suppôts du pouvoir.

Le chef de l’administration locale, Alexandre Tchernievitch, qui est aussi l’un des plus actifs militants des « transferts » de paroisses dans la région, avait annoncé une manifestation contre la « tumeur cancéreuse » qu’est l’Eglise orthodoxe. Le chef néo-nazi Yevhen Karas avait publié une vidéo avec un conseiller régional appelant à interrompre la liturgie.

Deux heures avant, les autorités locales ont fait venir des camions poubelles et des camions de vidange, des manifestants ont commencé à insulter les fidèles qui arrivaient, et du sang de porc a été déversé sur le portail de la cathédrale.

Le métropolite Victor de Khmelnytskyï est néanmoins venu sur place avec plusieurs prêtres pour soutenir les fidèles, qui ont chanté le tropaire de Pâques tandis que les manifestants criaient leurs slogans.

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Le ministère de la Culture a limogé le chef de la « Réserve de la laure des Grottes de Kiev, Maxim Ostapenko, pour son absence de résultats. Ostapenko s’est fait connaître pourtant pour son acharnement contre les moines, mais il ne les a pas chassés. Le pouvoir ukrainien était persuadé que les menaces et les procès suffiraient à faire partir les moines, mais un seul a fait défection, pour rejoindre l’Eglise du pouvoir qui est manifestement un échec.

La prose du ministère de la Culture vaut son pesant de hryvnies :

« Le fait qu’il n’y ait pas d’esprit moscovite à la Laure devrait être le point d’effort le plus important du chef de la réserve. Cependant, avec l’aide du ministère pour le transfert des églises à l’Eglise orthodoxe d’Ukraine, le résultat d’une année de travail du chef n’est pas adapté aux défis de sécurité nationale auxquels la société ukrainienne est confrontée. Les popes moscovites ont profané la Laure, en en faisant un lieu de commerce de la foi et des biens de consommation. Malheureusement, les véritables changements attendus pour libérer la Laure de l’esprit d’entreprise de l’Eglise moscovite n’ont pas eu lieu. Le pays n’a pas le temps d’attendre que le commerce illégal, les loyers illégaux, le séjour incontrôlé des moines moscovites et la poursuite de la destruction des monuments cessent enfin. »