Sainte Domitille, Flavie Domitille, était de la famille des empereurs Flaviens : Vespasien, Titus et Domitien. Nérée et Achille étaient ses serviteurs. Pancrace fait l’objet de la deuxième notice du martyrologe de ce jour.
La collecte de cette fête est très belle et profonde dans sa concision toute romaine :
Semper nos, Dómine, Mártyrum tuórum Nérei, Achillei, Domitíllæ atque Pancrátii fóveat, quǽsumus, beáta sollémnitas : et tuo dignos reddat obséquio.
Que toujours, nous vous en supplions, Seigneur, l’heureuse fête de vos Martyrs Nérée, Achillée, Domitille et Pancrace nous soutienne, et nous rende dignes de votre service.
Le mot obsequium veut dire « service » dans le latin tardif, mais il est toujours chargé de ses significations premières et fait donc référence à l’attitude de déférence et d’obéissance des serviteurs de Domitille, et de Domitille elle-même, quoique de race impériale, envers le Seigneur. Nous demandons que cette « bienheureuse solennité des martyrs » nous encourage (sens premier de foveat : nous « réchauffe ») afin que nous devenions dignes de servir Dieu comme il le veut.
L’offertoire de la messe de ce jour, par la chorale des Pères du Saint-Esprit de Chevilly, en 1957-1958 :
Lauda, ánima mea, Dóminum : laudábo Dóminum in vita mea : psallam Deo meo, quámdiu ero, allelúia.
O mon âme, loue le Seigneur. Je louerai le Seigneur pendant ma vie ; je chanterai mon Dieu tant que je serai, alléluia.
Dans la première phrase, le chanteur s’éveille à la louange de Dieu avec une ferveur qui n’est en rien ostentatoire ou spectaculaire, mais qui, pour cette raison même, fait une impression plus profonde sur un esprit réceptif. Les deuxième et troisième phrases en tirent immédiatement les conclusions pratiques : laudabo, psallam. Ce n’est pas seulement l’occupation du chanteur en cet instant, mais pour toute sa vie ; c’est sa vocation. Tant que le sang coulera dans ses veines, tant que son cœur battra dans sa poitrine, ce devoir sacré le poussera à continuer. Car la miséricorde de Dieu l’accompagne tous les jours de sa vie. Les versets qui accompagnaient autrefois ces versets étaient les suivants : « Je chanterai au Seigneur tant que je vivrai. Lui qui garde la vérité pour toujours, qui rend justice à ceux qui souffrent, qui donne du pain à ceux qui ont faim. Je chanterai au Seigneur tant que je vivrai, alléluia. Le Seigneur relève ceux qui sont abattus, le Seigneur délivre ceux qui sont enchaînés, le Seigneur protège l’orphelin, l’étranger et la veuve. Il détruit les voies des pécheurs. Le Seigneur régnera pour toujours, ton Dieu, ô Sion, d’âge en âge. Je chanterai au Seigneur tant que je vivrai, alléluia. »
Seul le Seigneur peut accomplir tout cela. C’est pourquoi le mot Dominum domine tout le reste. Les terminaisons ascendantes du premier Dominum et de mea sont rendues nécessaires par le début plus bas de la phrase suivante. La même raison s’applique peut-être à meo. Sur le plan rythmique, ces terminaisons similaires créent une grande sérénité, à laquelle contribuent les intonations identiques ou du moins très similaires de Lauda, psallam et alleluia. Les deux neumes sur la syllabe non accentuée (quam)-di-(u) s’expliquent peut-être par le fait que le latin familier préférait conserver l’accent sur la syllabe radicale. Le finale alleluia est commun à tous les Offertoires du quatrième mode pendant le temps pascal. Il tire peut-être sa forme de cet Offertoire-ci, puisque sa première partie ressemble à psallam et sa fin à mea.
« L’homme russe a deux grandes valeurs dans la vie : la première – céleste – est la foi en Dieu, la seconde – terrestre – est l’amour de la patrie. Et tant que cela sera vrai, la Russie sera immortelle. »
Nikita Lovitch, auteur-compositeur-interprète, présente ainsi sa chanson Remets-t’en à la patrie. Le clip mis en ligne hier est du réalisateur Vassily Kharkovoy.
Les paroles disent à peu près ceci :
Remets-t’en à la patrie, maman t’a donné la vie. Confie ta vie à Dieu seul, Dieu s’en chargera, tiens bon. Ne sois pas orgueilleux, vis avec prudence, nous sommes tous pécheurs. Dieu est bon et la mère patrie est toujours proche en temps de guerre.
Des vagues noires déferleront, suivies d’une aube revigorante. Notre tâche est de le gérer avec suffisamment de force, de prières et de victoires. Et alors nous vivrons une vie de plénitude, des valeurs des gens fidèles. Des enfants qui jouent, la pelouse près de la maison. Que Dieu bénisse ma Russie.
Attention. Ceci est présenté par nos gazettes comme un sommet européen historique. Ils sont TROIS dirigeants de pays de l’UE, avec le Premier ministre britannique.
Ils sont à Kiev pour exiger de la Russie qu’elle respecte un cessez-le-feu de 30 jours à partir de lundi, faute de quoi, a prévenu Macron, « il y aura des sanctions supplémentaires, beaucoup plus dures »…
Sic.
Le plus ridicule évidemment est que, affirment nos gazettes, « cette visite des dirigeants français, allemand, britannique et polonais répond symboliquement aux commémorations en grande pompe des 80 ans de la victoire sur l’Allemagne nazie tenues vendredi sur la place Rouge autour de Vladimir Poutine ».
Assurément ils font trembler la Place Rouge…
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NB. Le cessez-le-feu décrété par Macron et ses trois complices est « sans condition ». Ce qui veut dire qu’il s’agit d’un répit permettant à l’Ukraine de se réarmer massivement. Le gouvernement russe est ouvertement favorable, depuis longtemps, à un cessez-le-feu de 30 jours, mais à condition qu’il n’y ait aucune livraison d’armes à l’Ukraine.
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Pathétique :
Mais qu’est-ce qu’ils ont fait de Merz et de Tusk ??? Ils ne sont plus que deux dans la « coalition des volontaires » ?
Erratum
J’avais une photo recadrée. En voici une avec le Polonais et l’Allemand, quand même…