Dans son « message de Pâques » (où il n’y a strictement aucune allusion religieuse), le futur chancelier allemand Friedrich Merz déclare que « l’Allemagne doit redevenir plus forte », et que « l’Allemagne assumera à nouveau ses responsabilités, en Europe et dans le monde ».
On peut se demander ce que veut dire ce « à nouveau », dans le contexte de réarmement massif du pays. Les deux dernières fois, ce fut pour deux guerres mondiales… Donc on annonce la troisième ? Et il n’y a personne pour dénoncer cette obscénité ?
Sur ces images on voit des policiers israéliens brandissant des armes contre des pèlerins DANS l’église du Saint Sépulcre le samedi saint. Des agressions qui ont eu lieu en d’autres endroits de Jérusalem dont la vieille ville avait été transformée en camp militaire.
On remarque que les médias se taisent complètement sur le sujet. RFI avait publié un article dont on peut encore trouver le début sur Google : « Pâques à Jérusalem. Samedi, les cérémonies du feu sacré ont été émaillées de violences et d’accrochages avec l’armée israélienne. » Mais l’article a été remplacé par un autre : « Pâques à Jérusalem : un rêve devenu réalité pour des fidèles chrétiens du monde entier »…
Le patriarcat orthodoxe a publié le communiqué suivant :
Jérusalem, dimanche de Pâques, 20 avril 2025
« Heureux les artisans de paix, car ils seront appelés fils de Dieu » (Matthieu 5, 9).
Le Patriarcat orthodoxe de Jérusalem condamne catégoriquement les graves violations qui ont profané la sainteté de Jérusalem hier, en particulier dans la vieille ville et autour de l’église du Saint-Sépulcre, lors de la cérémonie du Feu sacré du Samedi saint.
Les forces de police israéliennes ont transformé la ville sainte en une zone militarisée, érigeant des barrières, empêchant les fidèles d’accéder à leurs églises et perpétrant des agressions contre des scouts et des fidèles, aussi bien locaux que pèlerins venus du monde entier.
Ces actions répréhensibles, qui ont privé des milliers de croyants de leur droit légitime à la prière et au culte, sont en contradiction directe avec la vocation éternelle de Jérusalem en tant que ville de paix pour tous les enfants de Dieu. Comme l’a déclaré notre Seigneur Jésus-Christ, à qui appartient la gloire : « Ma maison sera appelée maison de prière pour toutes les nations » (Marc 11, 17).
Durant cette épreuve, nous élevons nos cœurs vers le Seigneur ressuscité, implorant que sa juste paix règne sur sa Terre sainte, que l’ombre de l’injustice s’éloigne de sa ville et que les bruits de la guerre se taisent dans la terre meurtrie de Gaza. Que la lumière de la Résurrection brille une fois de plus sur tous les peuples de notre région, témoignant du triomphe de la justice, de l’espoir et de la liberté.
La nuit de Pâques en la cathédrale du Christ Sauveur de Moscou :
Le message de Vladimir Poutine :
La grande fête de Pâques nous apporte amour et espoir, foi en la bonté et la justice, et nous unit autour d’idéaux spirituels et moraux durables.
En ces jours de fête, je tiens à souligner avec une profonde gratitude qu’aujourd’hui, comme tout au long de l’histoire, l’Église orthodoxe russe et les autres confessions chrétiennes jouent un rôle important et stimulant dans le renforcement de la concorde sociale et de la compréhension mutuelle, dans l’éducation des jeunes générations et dans la défense des valeurs familiales. Il convient bien sûr de saluer sincèrement les efforts des organisations religieuses qui soutiennent les défenseurs de la patrie et leurs familles, et qui font progresser des initiatives patriotiques, caritatives et éducatives essentielles.
Le message de Donald Trump sur son fil Truth Social :
Melania et moi-même souhaitons à tous de très joyeuses Pâques ! Que vous vous rendiez à l’église ou que vous regardiez la messe depuis chez vous, que cette journée soit remplie de paix et de joie pour tous ceux qui célèbrent la résurrection de Jésus-Christ. IL EST RESSUSCITÉ !
Pendant la semaine de Pâques on chante à la messe la délicieuse séquence Víctimæ pascháli laudes, l’une des cinq qui furent conservées dans le missel de saint Pie V. Comme d’habitude on était passé d’un extrême à l’autre, même si évidemment il fallait faire le ménage, surtout pour respecter la sobriété romaine, après la prolifération médiévale. Curieusement, alors que la LICRA n’existait pas encore, saint Pie V supprima une strophe qui certes déplaisait certainement aux juifs mais n’était pas plus violente que l’oraison du Vendredi Saint. Aucun liturgiste romain ne semble s’être aperçu que si l’on supprimait cette strophe, sans la remplacer, on déséquilibrait la séquence. Car sa composition est balancée de façon très claire, comme à deux chœurs qui se répondent, le deuxième reprenant la même mélodie que le premier, après les deux premiers vers qui servent d’introduction et seraient chantés par les deux chœurs ensemble. En supprimant la strophe « antisémite » (?), on laisse la dernière mélodie orpheline, entonnée par le deuxième chœur qui vient déjà de chanter la strophe précédente. On le voit parfaitement dans cette « reconstruction » qui imagine un chantre vocalisant la mélodie des deux strophes suivantes. Et la « reconstruction » (anonyme…) n’a pas d’autre choix que de remettre la strophe supprimée à sa place. Cela dit, en oubliant que cette strophe a existé, on peut aussi faire de la dernière une strophe chantée par les deux chœurs comme la première.
Víctimæ pascháli laudes ímmolent Christiáni.
A la victime pascale, que les Chrétiens immolent des louanges.
Agnus redémit oves : Christus ínnocens Patri reconciliávit peccatóres.
L’Agneau a racheté les brebis : le Christ innocent a réconcilié les pécheurs avec son Père.
Mors et vita duéllo conflixére mirándo : dux vitæ mórtuus, regnat vivus.
La vie et la mort se sont affronté en un duel prodigieux : l’Auteur de la vie était mort, il règne vivant.
Dic nobis María, quid vidísti in via ? Sepúlchrum Christi vivéntis, et glóriam vidi resurgéntis:
Dis-nous, Marie, qu’as-tu vu en chemin ? J’ai vu le tombeau du Christ vivant, et la gloire du ressuscité.
Angélicos testes, sudárium, et vestes. Surréxit Christus spes mea : præcédet suos in Galiléam.
J’ai vu les témoins angéliques, le suaire et les linceuls. Il est ressuscité, le Christ, mon espérance : il vous précèdera en Galilée.
Credéndum est magis soli Maríæ veráci quam Judæórum turbæ falláci.
Il vaut mieux se fier à Marie seule qui dit vrai, qu’à la foule menteuse des Juifs.
Scimus Christum surrexísse a mórtuis vere : tu nobis, victor Rex, miserére. Amen, Allelúia.
Nous le savons : le Christ est ressuscité des morts : ô Toi, Roi vainqueur, aie pitié de nous. Amen. Alléluia.
Chers frères et sœurs ! Dans l’Eglise, nous sommes tous différents, mais nous sommes tous aimés de Dieu, nous sommes tous embrassés par la Sainte Eglise sous son omophorion comme une mère… Et une mère espère et attend de ses enfants une unité fraternelle, avec des âges, des caractères, des dons différents – l’unité dans l’amour. En l’honneur de la fête de la Résurrection du Christ, les résidents, les travailleurs et les paroissiens de notre monastère ont préparé pour vous un cadeau vidéo musical – un clip « Pâques-Printemps », auquel plus de 40 personnes ont participé ! Le travail sur ce projet a réuni un grand nombre de personnes différentes, mais le cœur de leur union est l’amour pour le Christ et le désir de partager la joie de Pâques avec leurs prochains.
Христос воскрес! (en russe)
en slavon :
(quelque chose comme Khrstos vaskriéssiè. En russe Khrstos vaskriès)