Leur Eglise

Un office œcuménique Harry Potter aura lieu le 28 février (2e samedi de carême) en l’église du Sacré-Cœur de Herne, en Rhénanie-du-Nord-Westphalie, archidiocèse de Paderborn.

Il s’adresse aux « fans et aux novices de Poudlard » qui se qualifient de « jeunes ou adultes du monde Moldu ». Il promet « une soirée magique entre bougies, lumière et obscurité, qui nous montrera comment l’espoir prend forme ». Le programme prévoit de créer l’ambiance « avec de la bière au beurre et des friandises du pot de miel », et l’on est invité à venir costumé.

On remarque en haut à droite l’expression « Expecto Patronum ! ». C’est l’invocation pour demander un protecteur, matérialisé dans le monde d’Harry Potter par un animal qui vient à votre secours. Le latin reste pour les invocations magiques…

Plusieurs centaines de personnes ont protesté auprès de l’archevêché de Paderborn. Lequel a répondu en faisant l’éloge de ce blasphème, au motif que « nos sociétés sont de plus en plus sécularisées » et qu’il faut attirer les gens avec « des images et des histoires familières issues de la culture contemporaine »…

L’archidiocèse souligne aussi que ce type de « service religieux » a déjà été testé dans d’autres diocèses et a été « bien accueilli ».

De fait des vidéos sur YouTube montrent de telles ignominies (Vellmar, Graz en Autriche), dont une datant d’il y a sept ans (Hornburg), mais seulement dans des églises protestantes.

Vendredi après les cendres

Le texte du graduel de la messe de ce jour (et demain, puisque les chants sont les mêmes) est le 4e verset du psaume 26, qui est tout entier un magnifique chant d’espérance et de confiance absolue dans le Seigneur qui me fera traverser les tribulations du carême jusqu’à l’illumination de Pâques. « Le Seigneur est mon illumination et mon salut, qui craindrai-je ? », dit le premier verset. « Je crois que je verrai le bonheur du Seigneur sur la terre des vivants », dit l’avant-dernier verset.

Unam pétii a Dómino, hanc requíram, ut inhábitem in domo Dómini, ℣. Ut vídeam voluptátem Dómini, et prótegar a templo sancto ejus.

Une chose j’ai demandée au Seigneur, et celle-là je la rechercherai : c’est d’habiter dans la maison du Seigneur, pour voir la volupté du Seigneur, et être protégé par son saint temple.

Par les moines de Triors :

L’UE, c’est LGBT d’abord

La Direction générale du voisinage et des négociations d’élargissement de la Commission européenne écrit à l’Ukraine pour lui rappeler que si elle veut adhérer à l’UE elle doit impérativement légaliser les unions de même sexe.

« Nous apprécions grandement le travail de vos organisations de la société civile qui défendent les droits fondamentaux et l’égalité des personnes LGBTIQ+ en Ukraine. Alors que l’Ukraine progresse sur la voie de l’adhésion à l’UE, il est essentiel que son cadre juridique soit conforme aux normes européennes consacrées dans la Charte des droits fondamentaux, notamment le respect de la vie privée et familiale et l’interdiction de toute discrimination, y compris à l’égard des personnes LGBTQI+, conformément à la stratégie pour l’égalité des personnes LGBTQI+ pour 2026-2030. »

De ce fait, l’Ukraine doit adopter une loi garantissant « la reconnaissance juridique et la protection des couples de même sexe » conformément à la décision de la Cour européenne dans l’affaire « Maimoulaïne et Markov c. Ukraine ».

En juin 2023, l’Ukraine a été condamnée par la Cour européenne des droits de l’homme pour avoir refusé à sept reprises la reconnaissance légale d’un couple de deux hommes, au motif que la Constitution et le code ukrainien de la famille définissent expressément le mariage comme l’union familiale d’une femme et d’un homme…

Pour la CEDH ce n’est pas un motif valable. Voici un extrait de son raisonnement complètement tordu, niant la loi naturelle et la tradition immémoriale de l’humanité, et tout simplement la réalité de la famille (un homme et une femme qui font des enfants), mais qui s’impose à tous les Etats membres de l’UE :

La protection de la famille au sens traditionnel est, en principe, une raison sérieuse et légitime qui peut justifier une différence de traitement fondée sur l’orientation sexuelle. Cependant, ce but est plutôt abstrait et une grande variété de mesures concrètes peuvent être utilisées pour le mettre en œuvre. De plus, la notion de famille est nécessairement évolutive, comme le montrent les changements qu’elle a subis depuis l’adoption de la Convention. La Cour a déjà jugé que rien ne permettait de dire qu’accorder une reconnaissance et une protection juridiques aux couples de même sexe dans une relation stable et engagée pouvait en soi nuire aux familles constituées de manière traditionnelle ou compromettre leur avenir ou leur intégrité. D’ailleurs, la reconnaissance des couples de même sexe n’empêche nullement les couples hétérosexuels de se marier ou de fonder une famille correspondant à leur conception de ce terme. Plus généralement, garantir des droits aux couples de même sexe n’implique pas en soi de nuire aux droits garantis à d’autres personnes ou à d’autres couples. Dès lors, la protection de la famille traditionnelle ne saurait en elle-même être retenue comme motif valable d’intérêt public justifiant le refus de toute reconnaissance et protection juridiques des couples de même sexe.

La « Commission ukrainienne »

Depuis le 27 janvier, les Ukrainiens ont fermé l’oléoduc Droujba (l’amitié !) qui approvisionne la Hongrie et la Slovaquie en pétrole russe, en violation des accords entre l’Ukraine et l’UE. Et la Commission européenne ne fait rien, et ne dit rien.

« D’un côté, deux membres de l’UE, la Hongrie et la Slovaquie, et de l’autre, un pays non membre de l’UE, l’Ukraine. L’Ukraine menace délibérément l’approvisionnement énergétique de deux pays de l’UE pour des raisons politiques », et l’UE garde le silence, dénonce le ministre hongrois des Affaires étrangères, Peter Szijjarto : « La Commission européenne est aujourd’hui davantage une Commission ukrainienne et représente les intérêts de l’Ukraine, même au détriment d’États membres de l’UE. »

En représailles, la Hongrie et la Slovaquie ont arrêté les livraisons de gazole à l’Ukraine (le pétrole russe est raffiné en Hongrie et en Slovaquie…) Et une porte-parole de la Commission européenne vient de confirmer l’arrêt de ces livraisons. Sans dire un mot de l’affaire.

Quant à la réaction ukrainienne, elle émane de l’ineffable porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Heorhii (sic) Tykhyi : « La Hongrie et la Slovaquie se comportent comme des toxicomanes ». Faut oser…

Addendum

Selon le ministre slovaque de l’Economie, le pétrole devrait revenir samedi par l’oléoduc de l’amitié…

Une petite leçon de haine…

Anastasia Koutcherova est russe, elle vit en Italie depuis 2018. Elle est contre Poutine, contre la guerre, etc. Elle a voulu porter la pancarte « Ukraine » au défilé des Jeux olympiques d’hiver devant la délégation ukrainienne. Dans un costume et avec des lunettes qui empêchent de l’identifier, comme les autres. Car les volontaires pour ce rôle sont choisis au hasard. Sauf dans le cas de l’Ukraine, toujours à part quoi qu’il arrive : Anastasia Koutcherova a pu persuader les organisateurs d’être le porte-pancarte des Ukrainiens, Et bien entendu ensuite elle s’est longuement vantée sur Instagram de son soutien héroïque à l’Ukraine, soulignant que les Ukrainiens « ont toutes les raisons d’haïr tous les Russes », exprimant son intense émotion quand tout le stade s’est levé pour acclamer la délégation…

Au passage on note que cette oie russe explique que, bien qu’elle n’ait pas dit qu’elle était russe, les athlètes ukrainiens « lui parlèrent spontanément dans sa langue maternelle »… C’était le signe, dit-elle, d’une « profonde connexion » entre Russes et Ukrainiens. Il ne lui vient même pas à l’idée que le russe est aussi la langue maternelle des athlètes ukrainiens…

Mais Anastasia ne s’attendait pas à la réaction du gouvernement ukrainien. Par la bouche du porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Heorhii (sic) Tykhyi :

Le fait que le CIO ait choisi une Russe pour porter le panneau « Ukraine » est abject. Cela dépasse toute morale humaine et tout principe. Je ne peux même pas imaginer ce qui a bien pu passer par la tête de la personne du CIO qui a vu que cette Russe avait posé sa candidature et qui l’a approuvée. Nous exigeons une enquête interne au sein du CIO afin de déterminer qui a autorisé cela. (…) Il s’agit d’une violation grave de la Charte olympique et des principes du sport international. Nous exigeons des excuses de la part du CIO à ce sujet, et nous exigeons une enquête pour déterminer qui a permis que cela se produise. (…)

Anastasia l’avait bien dit pourtant : les Ukrainiens « ont toutes les raisons d’haïr tous les Russes ». Donc elle aussi…