L’homme le plus dangereux d’Allemagne…

« L’homme le plus dangereux d’Allemagne » ? Ce n’est pas un terroriste, ce n’est pas un bandit, ce n’est pas un responsable de l’invasion du pays, c’est Ulrich Siegmund, le chef de l’AfD en Saxe-Anhalt, qui pourrait remporter les élections dans ce Land le 6 septembre prochain, et mener une politique conforme aux intérêts allemands…

« L’homme le plus dangereux d’Allemagne » est un homme qui est député depuis onze ans, qui a acquis une notoriété et la sympathie du public par son travail d’élu, qui n’a jamais eu de problèmes avec la justice et se présente à des élections démocratiques sans enfreindre la moindre loi ni la moindre règle morale…

Telle est « l’information » selon le plus important hebdomadaire allemand, qui se prétend la « sentinelle de la démocratie »…

La Finlande en chute libre

L’économie finlandaise en chute libre : de la critique envers le sud de l’Europe à une situation où le chômage dépasse celui de l’Espagne et où la dette avoisine celle du Portugal

• Pendant des années, la Finlande était le modèle à suivre pour de nombreux pays européens.

• En 2012, la Finlande critiquait l’octroi d’aides aux pays du Sud, Helsinki exigeant davantage de contreparties.

• Aujourd’hui, elle affiche le taux de chômage le plus élevé d’Europe et sa dette publique échappe à tout contrôle.

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« Certains diront que la vengeance est un plat qui se mange froid », n’hésite pas à dire le magazine économique espagnol El Economista devant la faillite de l’économie finlandaise. Car il est loin le temps où « sa position privilégiée lui permettait de réprimander les pays du sud de l’Europe » et de tenir « une position quelque peu intransigeante en exigeant des pays du Sud une discipline budgétaire stricte »…

Le très long article s’étend sur les causes lointaines du problème finlandais, en restant très discret sur les causes immédiates pourtant manifestes. Une seule phrase :

« Par la suite, l’invasion russe de l’Ukraine a mis fin à une grande partie des échanges commerciaux et du tourisme avec la Russie voisine et a contraint le pays à augmenter considérablement ses dépenses de défense. »

« A contraint… » On voit que la russophobie espagnole est du même acabit que celle des pays du nord.

Le fait est que le rideau de fer hermétique installé à la frontière russe est une catastrophe pour la Finlande, qui avait des relations commerciales intenses avec la Russie et où venaient de très nombreux touristes russes.

Telle est la double peine que s’infligent les pays riverains de la Russie : aux retombées des sanctions contre la Russie s’ajoute la double peine de la fin des revenus du commerce et du tourisme russes.

C’est le lot aussi des petits roquets baltes. Le plus excité étant ce jour la Lettonie. Elle réclame 7 milliards d’euros de Bruxelles « pour contribuer à financer la hausse des dépenses de défense et les retombées économiques de la rupture des liens avec Moscou »… Parce que « nous payons pour la défense de toute l’Europe », ne craint pas d’aboyer le Premier ministre Andris Kulbergs… Et en Lettonie il n’y en a pas un pour racheter l’autre : le parti « d’extrême droite » La Lettonie d’abord dit lui aussi que le pays doit recevoir un soutien particulier de Bruxelles en retour de son soutien aux mesures punitives contre Moscou…

De la férie

Mémoire de saint Agapit. Martyrologe :

A Préneste, (Palestrina), l’anniversaire de saint Agapit martyr. Agé de quinze ans seulement, et brûlant d’amour pour le Christ, il fut arrêté par ordre de l’empereur Aurélien et tout d’abord battu très longtemps à coups de nerfs de bœuf ; il souffrit ensuite de plus cruels supplices sous le préfet Antiochus ; l’empereur le fit exposer aux lions, qui ne lui firent aucun mal ; enfin frappé par le glaive des exécuteurs, il reçut la couronne du martyre.

Agapit parmi les lions, et sa décapitation, par un « maître suisse », vers 1500, Metropolitan Museum, New York.

Saint Hyacinthe

Représentation traditionnelle de saint Hyacinthe – Jacek, prononcer Yatsek – fuyant Kiev en flammes, sauvant le Saint Sacrement et la statue de la Vierge.

Sa biographie selon le site dominicain « Estampes dominicaines au XVIIe siècle » (« Le créneau de datation des estampes a été resserré. Son terminus a quo est 1594, année de la canonisation de Hyacinthe de Cracovie. »)

Hyacinthe naquit à Kamień Śląski sur les terres d’Opole, peu avant 1200. Il était issu de la noblesse, de la famille des Odrowąż, à laquelle appartenait aussi l’évêque de Cracovie, Iwo Odrowąż. C’était un homme ouvert d’esprit, dont la forte personnalité et la position importante dans l’église de l’époque influencèrent Hyacinthe dans sa voie spirituelle. L’évêque Iwo le fit chanoine de la cathédrale, l’envoya ensuite à l’étranger, à Paris et à Bologne, pour suivre des études de théologie et de droit canonique. Après ses études Hyacinthe se distinguait par son savoir et son mode de vie sévère.

En partant pour Rome, l’évêque emmena avec lui Hyacinthe, un membre de sa famille, Czesław [Ceslas], ainsi que Herman Niemiec et Gerard de Wrocław. Ils rencontrèrent à Rome Dominique, le fondateur de la communauté appelée, de son nom, dominicaine. L’évêque s’adressa à lui pour lui demander d’envoyer ses religieux en Pologne. Dominique répondit que les frères manquaient, mais qu’il était prêt à accueillir des Polonais dans sa communauté un temps avant de les renvoyer dans leur pays. Alors Hyacinthe, Czesław, Herman et Gerard, qui accompagnaient Iwo, se présentèrent chez Dominique et, après avoir terminé leur noviciat, furent admis dans l’ordre. Hyacinthe avait à cette époque moins de vingt ans.

En automne 1222 les frères dominicains arrivèrent à Cracovie et s’installèrent dans l’église de la Sainte Trinité. Ils avaient deux objectifs: l’organisation des couvents sur les terres polonaises et les missions d’évangélisation parmi les peuples voisins. La participation de Hyacinthe dans la réalisation de ces deux buts est indéniable. Il prit la tête d’un groupe, qui, dans les années 1225-1226, partit de Cracovie vers le Nord. Accueilli favorablement par le prince Świętopełk et l’évêque Michał, il fonda un couvent à Gdansk (Dantzig). Le succès de cette entreprise contribua à l’affermissement de la province polonaise dont les droits furent reconnus égaux à ceux des autres provinces à Paris, le jour de la Pentecôte, en 1228. Hyacinthe faisait partie de la délégation à ce chapitre extraordinaire ainsi que le provincial Gerard de Wrocław et Marcin de Sandomierz. Ce choix témoigne de l’autorité dont il jouissait dans le couvent de Cracovie, ce qui est confirmé par des documents de l’évêque Iwo, dont on apprend que le 29 septembre 1228 Hyacinthe et le provincial Gerard participèrent au chapitre provincial de Cracovie. On peut supposer qu’ils ont rendu compte du succès de la jeune province polonaise à Paris. Les années suivantes ont été consacrées aux missions évangéliques en Russie et en Prusse. L’expédition à Kiev a eu lieu dans les années 1228-1233 et celle en Prusse en 1236-1238. Dans les années 1240 et 1250 l’activité de saint Hyacinthe a été constamment liée au couvent de Cracovie.

Cependant, Hyacinthe ne fut jamais provincial ni prieur du couvent. Il se concentra sur les tâches qui s’imposaient aux dominicains polonais: les missions intérieures et extérieures. En Pologne, ce n’étaient pas les hérésies qui furent le souci principal des dominicains, mais l’approfondissement d’un christianisme encore superficiel.

Hyacinthe mourut le jour de l’Assomption, le 15 août 1257. Il fut enseveli dans l’église des dominicains à Cracovie.

12e dimanche après la Pentecôte

L’évangile de ce dimanche est celui du bon Samaritain. Mais la leçon des matines (commentaire de saint Bède) insiste sur le début du texte : « En ce temps-là, Jésus dit à ses disciples : Heureux les yeux qui voient ce que vous voyez ! Car, je vous le dis, beaucoup de prophètes et de rois ont voulu voir ce que vous voyez et ne l’ont pas vu, entendre ce que vous entendez et ne l’ont pas entendu. »

Heureux les yeux, non des scribes et des pharisiens qui peuvent voir seulement le corps du Seigneur, mais ces yeux-là qui peuvent reconnaître ses mystères dont il est dit : « Et tu les as révélés aux tout petits. » Heureux les yeux des tout petits à qui le Fils daigne se révéler avec son Père.

Abraham exulta de voir le jour du Christ. Il l’a vu et s’est réjoui. Isaïe aussi et Michée et bien d’autres prophètes ont vu la gloire du Seigneur et c’est pourquoi on les appelle voyants. Cependant tous ceux-ci, en guettant et saluant de loin, ont vu au moyen d’un miroir, confusément. Mais les Apôtres qui avaient le Seigneur parmi eux, qui ont pris leur repas avec lui, et qui n’avaient qu’à demander pour apprendre de lui tout ce qu’ils voulaient savoir, n’avaient pas besoin de l’enseignement des anges ou de divers genres de visions.

Ceux que Luc désigne lorsqu’il parle de « beaucoup de prophètes et de rois », Matthieu les appelle plus clairement « prophètes et justes ». Car, en effet, ils sont de grands rois, eux qui ne consentent pas à succomber aux mouvements de leurs tentations, mais savent royalement les maîtriser. (Ipsi sunt enim reges magni; quia tentatiónum suárum mótibus non consentiéndo succúmbere, sed regéndo præésse novérunt.)

Mais voici qu’un docteur de la loi se leva pour le mettre à l’épreuve, en disant : Maître, que dois-je faire pour posséder la vie éternelle ? Il me semble que ce docteur de la loi qui voulait mettre le Seigneur à l’épreuve en le questionnant au sujet de la vie éternelle, a pris occasion pour ce faire des paroles mêmes du Seigneur : « Réjouissez-vous de ce que vos noms sont inscrits dans les cieux. » Mais par sa question même il proclama combien est vraie cette parole du Seigneur louant son Père « d’avoir caché cela aux sages et aux savants et de l’avoir révélé aux tout petits ».

Saint Bède, Sur saint Luc, livre III chapitre 43.