Elle dansait sur de la musique russe

Cette petite Ukrainienne de 12 ans a été arrêtée par la police de Rivne grâce à la surveillance des réseaux sociaux. Sur une chaîne Telegram, on la voyait danser sur de la musique… russe.

Circonstance aggravante, c’était sur la Place de l’Indépendance. Et sur cette place il y a les portraits des « héros », les soldats morts au front contre la Russie.

La gamine a admis qu’elle n’y avait pas pensé…

Un rapport administratif a été établi contre la mère, en vertu de l’article 184, paragraphe 1, du Code de procédure pénale : manquement aux devoirs parentaux.

Leurs valeurs

Cette sculpture est une œuvre de l’artiste estonienne Edith Karlson. Elle est intitulée « La famille ». Sic. Elle a été achetée en 2023 par le Parlement européen (avec vos sous) et a été présentée entre octobre 2023 et juin 2024 dans le cadre de l’exposition « L’art dans la démocratie », au moment de la campagne pour les élections européennes de 2024. Car il s’agissait de nous « rappeler que les citoyens européens ont un rôle crucial à nouer pour défendre la démocratie en votant aux élections de juin 2024 ». L’exposition fut prolongée jusqu’en septembre.

Il semble que cette horreur n’ait pas attiré alors l’attention qu’elle méritait, et qu’elle est de nouveau exposée. Car la disposition des « personnages » n’est pas exactement la même, et surtout ils sont aujourd’hui vert-de-gris, alors qu’ils étaient blanc sale.

Saints Philippe et Jacques

L’introït, par le chœur de la cathédrale Saint-Rombaut de Malines, sous la direction du chanoine Jules Vijverman, en février 1958. Prise de son André Charlin. Disque Lumen AMS 5 « Archives sonores de la musique sacrée ».

Exclamavérunt ad te, Dómine, in témpore afflictiónis suæ, et tu de cælo exaudísti eos, allelúia, allelúia
Exsultáte, justi, in Dómino: rectos decet collaudátio.
Glória Patri, et Fílio, et Spirítui Sancto, sicut erat in princípio, et nunc, et semper, et in sǽcula sæculórum. Amen.

Au temps de leur affliction ils ont crié vers vous, et vous les avez écoutés du ciel, alléluia, alléluia.
Justes, exultez dans le Seigneur; la louange sied aux hommes droits.

Nous pouvons sans peine appliquer ces paroles de l’Introït aux apôtres. Philippe a volontiers répondu à l’appel du Seigneur : « Suis-moi ! » En effet, quiconque veut suivre Jésus, et en particulier celui qui est appelé à l’apostolat, doit parcourir le chemin de la croix et être prêt au sacrifice et à la souffrance. Le Seigneur et Maître l’avait clairement prédit aux apôtres. Dans leur propre pays, ils furent chassés des synagogues, flagellés et traînés devant les tribunaux civils ; dans les pays étrangers où la Providence leur avait assigné des champs d’action, ils furent soumis à la pauvreté, aux privations et à la persécution. La première phrase raconte combien de fois ces mêmes apôtres ont crié au Seigneur pour qu’il leur vienne en aide, tandis que la seconde phrase note que leurs prières ont été exaucées. L’assurance donnée par le Seigneur qu’Il serait avec eux tous les jours ne les a jamais déçus, même en ce moment suprême où leur vie a culminé par une mort de martyr. La mort, aussi atroce fût-elle, a apporté l’accomplissement de leur seul désir : l’union avec leur divin Maître. C’est pourquoi le verset du psaume éclate en une exultation.

Après l’intonation solennelle et la mise en valeur efficace de Domine, on pourrait s’attendre à un développement supplémentaire. La mélodie se poursuit cependant modestement et évolue de manière assez régulière dans la gamme du mode plagal de ré. Les deux alléluias sont ceux qui concluent habituellement les introïts du deuxième mode. La modulation sur eos vers un ton entier en dessous de la dominante est tout à fait appropriée.

Dom Dominic Johner

5e dimanche après Pâques

Comme la sagesse de Dieu ne pouvait pas mourir, et comme on ne peut ressusciter que si l’on meurt, le Verbe a pris une chair mortelle, afin de mourir en cette chair sujette au trépas, et d’y ressusciter une fois mort. La résurrection ne pouvait avoir lieu, en effet, qu’au moyen d’un homme, puisqu’il est dit : « Par un homme, la mort ; par un homme aussi, la résurrection des morts » (1 Corinthiens 15,21). Jésus-Christ donc est ressuscité en tant qu’homme, parce qu’il est mort en tant qu’homme : il est tout ensemble, et homme ressuscité et Dieu ressuscitant ; il s’est alors montré homme en ce qui regarde la chair, il se montre maintenant Dieu en toutes choses, car nous ne le connaissons plus tel qu’il était selon la chair ; mais sa chair est cause que nous le connaissons comme prémices de ceux qui ont fermé les yeux, comme premier-né d’entre les morts.

Les prémices sont de la même espèce et de la même nature que le reste des fruits, dont on offre à Dieu la première récolte, en reconnaissance d’une production abondante : présent sacré pour tous ses dons, offrande pour ainsi dire de la nature renouvelée. Les prémices donc de ceux qui sont dans le repos, c’est le Christ. Mais l’est-il seulement de ceux qui reposent en lui, qui, débarrassés de la mort, sont sous l’empire d’un doux sommeil, ou l’est-il de tous les morts ? « Tous meurent en Adam, tous aussi recevront la vie dans le Christ » (1 Corinthiens 15,22). C’est pourquoi de même que les prémices de la mort se trouvaient en Adam, de même, les prémices de la résurrection sont dans le Christ : tous ressusciteront.

Que personne donc ne désespère, et que le juste ne s’afflige pas de cette résurrection commune, alors qu’il a à attendre une récompense toute spéciale de sa vertu. « Tous ressusciteront, dit l’Apôtre, mais chacun en son rang » (1 Corinthiens 15,23). Le fruit de la clémence divine est commun à tous, mais on distinguera l’ordre des mérites.

Remarquons combien est grave le sacrilège de ne pas croire à la résurrection. Car si nous ne ressuscitons pas, c’est donc en vain que le Christ est mort, le Christ n’est donc pas ressuscité. En effet, si ce n’est pas pour nous que le Christ est ressuscité, il n’est ressuscité en aucune manière, lui qui n’avait aucune raison de ressusciter pour lui-même. Le monde est ressuscité en lui, le ciel est ressuscité en lui, la terre est ressuscitée en lui ; il y aura un ciel nouveau, et une terre nouvelle. A celui que les liens de la mort ne retenaient pas, la résurrection n’était point nécessaire ; car bien qu’il soit mort comme homme, il demeurait néanmoins libre jusque dans les enfers. Voulez-vous savoir combien il y était libre ? « Je suis devenu, nous dit-il, comme un homme sans secours, libre entre les morts » (psaume 87). Et certes, il était libre, lui qui avait le pouvoir de se ressusciter, selon ce qui est écrit : « Détruisez ce temple, et je le relèverai en trois jours ». Et certes, il était libre, celui qui était descendu pour racheter les autres.

Saint Ambroise, De fide resurrectionis 90-92 et 102-103, leçons du deuxième nocturne des matines dans le bréviaire monastique.