Marchand de bébés

Olivia Maurel, porte-parole de la Déclaration de Casablanca, annonce avoir déposé une plainte contre Romain Taillandier, représentant du Fertility Center de Las Vegas (FCLV), spécialisé dans la gestation pour autrui (GPA).

Cette plainte repose sur la proposition commerciale faite par Romain Taillandier, sur le sol français, de prestations de GPA, ce qui constitue une violation de l’article 227-12 du Code pénal qui sanctionne le délit d’entremise en vue de la GPA.

Romain Taillandier réside à Las Vegas, mais il vient à Paris, Bordeaux et Lyon ces jours-ci pour faire la réclame pour la GPA dans son officine américaine.

Au Centre de fertilité de Las Vegas, qui s’occupe de trouver des esclaves femelles pour fabriquer des bébés et les vendre très cher (entre 110.000 et 170.000 $), Romain Taillandier s’occupe des clients francophones.

Dans sa présentation, on peut lire :

Romain et son mari sont connus en France pour leur combat en faveur de l’homoparentalité ce qui fait de Romain un ambassadeur de la GPA pour tous les futurs parents qui souhaitent fonder leur famille grâce au Fertility Center de Las Vegas.

Le « mari Â» qu’on voit en photo est Alex Goude, qui contrairement Ă  ce que dit la prĂ©sentation n’a pas dĂ©mĂ©nagĂ© Ă  Las Vegas avec Taillandier. Et surtout, ils ont « divorcĂ© Â» en 2018, et Taillandier s’est « remariĂ© Â» la mĂŞme annĂ©e avec un autre homme. Cela fait donc 7 ans que les informations, volontairement ou non, ne sont pas mises Ă  jour… Et il faudrait lui faire confiance…

Leur Eglise

C’était le 24 mars, une messe en l’honneur de « saint Â» Oscar Romero, dans la chapelle oĂą il a Ă©tĂ© assassinĂ© il y a 45 ans, Ă  San Salvador. La messe Ă©tait « prĂ©sidĂ©e Â» par Mgr Oswaldo EstĂ©fano Escobar Aguilar, Ă©vĂŞque de Chalatenango, et concĂ©lĂ©brĂ©e par plusieurs prĂŞtres, ainsi que par NeftalĂ­ RuĂ­z, « Ă©vĂŞque de l’Eglise vieille-catholique Â», et une « prĂŞtresse Â» de l’« Eglise Ă©piscopale anglicane du Salvador Â», laquelle a Ă©galement « canonisĂ© Â» Oscar Romero…

La nonciature a condamné la présence de deux non-catholiques à l’autel, contraire à la loi ecclésiastique. La nonciature condamne également le « message politique » d’une banderole contre les mines d’or. Mais les sermons de l’évêque Romero étaient généralement politiques. (La banderole avait été apportée par Neftalí Ruíz, plus connu comme militant contre les mines que comme « évêque ».)

On apprend que ça fait au moins trois ans que des « clercs Â» non catholiques concĂ©lèbrent Ă  cette messe anniversaire, sans avoir attirĂ© l’attention de la nonciature.

Il s’agit en fait d’une pratique qui se banalise. Ce qui est tout simplement dans la logique de l’œcumĂ©nisme actuel qui exalte les points communs et gomme les diffĂ©rences jusqu’à « oublier Â» ce qu’est un sacrement, y compris l’eucharistie.

Mercredi de la quatrième semaine de carĂŞme

DĂłmine, non secĂşndum peccáta nostra, quæ fĂ©cimus nos : neque secĂşndum iniquitátes nostras retrĂ­buas nobis.
℣. DĂłmine, ne memĂ­neris iniquitátum nostrarum antiquarum : cito antĂ­cipent nos misericĂłrdiæ tuæ, quia páuperes facti sumus nimis.
℣. Adjuva nos, Deus, salutáris noster : et propter glĂłriam nĂłminis tui, DĂłmine, libera nos : et propĂ­tius esto peccátis nostris, propter nomen tuum.

Seigneur, ne nous traitez pas selon nos péchés, et ne nous punissez pas selon nos iniquités.
Seigneur, ne vous souvenez plus de nos anciennes iniquitĂ©s ; que vos misĂ©ricordes viennent en hâte au-devant de nous, car nous sommes rĂ©duits Ă  la dernière misère.
Aidez-nous, ô Dieu notre Sauveur, et pour la gloire de votre nom, Seigneur, délivrez-nous et pardonnez-nous nos péchés, à cause de votre nom.

Ce trait (psaumes 102,10 et 78,8-9), qui n’est apparu semble-t-il qu’au XIIe siècle, mais qui est fort beau, est chanté à la messe des lundis, mercredis et vendredis de carême. On s’agenouille au deuxième verset.

Le voici par les moines de Fontgombault.

La GĂ©orgie se protège

Le Parlement gĂ©orgien a adoptĂ© en troisième et dernière lecture, par 86 voix contre zĂ©ro (l’opposition continue son boycott), la loi d’enregistrement des agents Ă©trangers, qui en anglais porte le mĂŞme nom que la loi amĂ©ricaine Ă©quivalente. Le parti au pouvoir avait annoncĂ© une loi qui serait une « exacte copie Â» de la loi amĂ©ricaine, afin de couper court aux critiques. En fait elle reste en deçà de la loi amĂ©ricaine, parce qu’elle ne s’applique qu’aux organisations (et non aussi aux personnes physiques), et qu’elle prĂ©voit seulement des amendes alors que la loi amĂ©ricaine prĂ©voit aussi des peines de prison.

Il y avait dĂ©jĂ  une loi sur la « transparence de l’influence Ă©trangère Â», adoptĂ©e en mai dernier, mais la majoritĂ© des ONG de la subversion ne s’étaient pas enregistrĂ©es et elles ne pouvaient y ĂŞtre contraintes. Loi qui avait pourtant provoquĂ© un tollĂ© international…

Désormais elles sont obligées de s’enregistrer, de publier leurs documents, de soumettre des déclarations financières annuelles et de se soumettre à un contrôle de leur affiliation étrangère. L’organisme chargé de faire respecter la loi est le Bureau anti-corruption.

Les Ukrainiens et la trĂŞve

Alors que depuis le début de la trêve les Russes ont scrupuleusement respecté l’engagement de ne pas frapper les infrastructures énergétiques, les Ukrainiens violent leur parole tous les jours.

Hier à 10h08 ils ont attaqué avec un drone la sous-station électrique de 35 kV de Novogoryevka (région de Zaporijia), interrompant l’alimentation électrique dans deux localités.

Et Ă  11h38, ils ont attaquĂ© avec un drone un poste de transformation dans le village d’In Smorodino (rĂ©gion de Belgorod). Une ligne Ă  haute tension a Ă©tĂ© dĂ©connectĂ©e, coupant l’alimentation Ă©lectrique de plus de 1.200 foyers.

SergueĂŻ Lavrov fait savoir qu’une liste des violations a Ă©tĂ© transmise au gouvernement amĂ©ricain.