La Géorgie se protège

Le Parlement géorgien a adopté en troisième et dernière lecture, par 86 voix contre zéro (l’opposition continue son boycott), la loi d’enregistrement des agents étrangers, qui en anglais porte le même nom que la loi américaine équivalente. Le parti au pouvoir avait annoncé une loi qui serait une « exacte copie » de la loi américaine, afin de couper court aux critiques. En fait elle reste en deçà de la loi américaine, parce qu’elle ne s’applique qu’aux organisations (et non aussi aux personnes physiques), et qu’elle prévoit seulement des amendes alors que la loi américaine prévoit aussi des peines de prison.

Il y avait déjà une loi sur la « transparence de l’influence étrangère », adoptée en mai dernier, mais la majorité des ONG de la subversion ne s’étaient pas enregistrées et elles ne pouvaient y être contraintes. Loi qui avait pourtant provoqué un tollé international…

Désormais elles sont obligées de s’enregistrer, de publier leurs documents, de soumettre des déclarations financières annuelles et de se soumettre à un contrôle de leur affiliation étrangère. L’organisme chargé de faire respecter la loi est le Bureau anti-corruption.

Les Ukrainiens et la trêve

Alors que depuis le début de la trêve les Russes ont scrupuleusement respecté l’engagement de ne pas frapper les infrastructures énergétiques, les Ukrainiens violent leur parole tous les jours.

Hier à 10h08 ils ont attaqué avec un drone la sous-station électrique de 35 kV de Novogoryevka (région de Zaporijia), interrompant l’alimentation électrique dans deux localités.

Et à 11h38, ils ont attaqué avec un drone un poste de transformation dans le village d’In Smorodino (région de Belgorod). Une ligne à haute tension a été déconnectée, coupant l’alimentation électrique de plus de 1.200 foyers.

Sergueï Lavrov fait savoir qu’une liste des violations a été transmise au gouvernement américain.

Trouble-fête

Vu sur Euractiv :


Je ne doute pas que les Polonais aient les moyens « légaux » d’éliminer celui qui « trouble » la campagne. C’est « tendance », ces temps-ci, dans les « démocraties ».

Un autre effet Trump

D’abord il y a eu cela : le président finlandais Alexander Stubb a disputé un match de golf samedi avec Donald Trump.

Et aujourd’hui Alexander Stubb, qui est le chef d’un des Etats les plus russophobes de la planète, déclare à propos de la Russie :

« En Finlande, nous devons nous préparer mentalement au fait que les relations au niveau politique reprendront à un moment donné. Nous ne pouvons pas dire exactement quand. Mais rien ne peut changer le fait que la Russie est et sera toujours le voisin de la Finlande. 1.350 km de relations de voisinage. »

Ukraine : l’Eglise qui résiste

En 2018, le président ukrainien Porochenko avait fabriqué, avec l’aide du patriarche de Constantinople et l’argent de la CIA, une nouvelle « Eglise orthodoxe d’Ukraine » liée au pouvoir ukrainien pro-occidental, qui allait faire disparaître l’Eglise affiliée à Moscou. En 2024, Zelensky a fait voter une loi qui interdit l’Eglise orthodoxe ukrainienne. Et depuis 2019, et de façon plus fréquente et plus violente depuis 2022, les sbires de l’Eglise du pouvoir, avec l’appui de la police et de la justice, volent des églises qui sont ensuite fermées puisqu’ils n’ont pas les moyens d’y organiser le culte et qu’ils n’ont pas de fidèles.

Les chiffres sont sans appel. En 2021 l’Eglise du pouvoir avait 233 moines. Avant 2018, les deux structures ecclésiastiques qui ont fusionné pour donner naissance à cette Eglise en avaient 240. Elle a donc 7 moines de moins qu’avant son officialisation. Et depuis 2021 elle n’a pas publié de chiffres… (Et parmi les 233 moines il y a les évêques : les moines restés moines sont 171.)

Selon les données gouvernementales, l’Eglise du pouvoir aurait 79 monastères. Ce qui fait une moyenne d’un peu plus de deux moines par monastère…

Si l’Eglise du pouvoir ne donne plus de chiffres, on a constaté que ni en 2023 ni en 2024 n’ont été annoncées de tonsures monastiques. Or dans l’Eglise orthodoxe ukrainienne il y a eu 22 tonsures pendant le seul mois de mars…

L’Eglise orthodoxe ukrainienne compte plus de 5.000 moines dans 258 monastères et 56 skites. Soit davantage qu’avant la persécution : 4.630 moines en 2021.

L’association des journalistes orthodoxes ukrainiens, qui examine ces chiffres, conclut :

Et même si l’Église orthodoxe ukrainienne est persécutée aujourd’hui, même si elle est attaquée par les médias et que des églises lui sont retirées, elle compte aujourd’hui plus de moines qu’à l’époque « heureuse ». Ce n’est paradoxal qu’à première vue. Si nous nous rappelons les paroles du Christ : « Heureux serez-vous quand on vous insultera, qu’on vous persécutera et qu’on dira de vous toute sorte de mal à cause de moi », tout se met en place.