Jeudi Saint

Le tropaire des matines dans la liturgie byzantine.

Quand les glorieux disciples recevaient la lumière – leurs pieds lavés durant la Cène – Judas l’impie se couvrait de ténèbres – malade de son amour de l’argent – Et aux juges iniques il Te livra, juste Juge – Vois, toi qui aimes l’argent, l’avare qui pour lui s’est pendu – Fuis l’âme insatiable qui osa cela contre le Maître – Toi qui es bon pour tous, Seigneur, gloire à Toi.

Par les moines de Vatopedi (Athos) :

Ὅτε οἱ ἔνδοξοι Μαθηταί, ἐν τῷ νιπτῆρι τοῦ Δείπνου ἐφωτίζοντο, τότε Ἰούδας ὁ δυσσεβής, φιλαργυρίαν νοσήσας ἐσκοτίζετο, καὶ ἀνόμοις κριταῖς, σὲ τὸν δίκαιον Κριτὴν παραδίδωσι. Βλέπε χρημάτων ἐραστά, τὸν διὰ ταῦτα ἀγχόνῃ χρησάμενον, φεῦγε ἀκόρεστον ψυχὴν τὴν Διδασκάλῳ τοιαῦτα τολμήσασαν. Ὁ περὶ πάντας ἀγαθός, Κύριε δόξα σοι.

Par Alexandra Iegorova, diplômée de l’école de musique pour aveugles de Koursk et de l’Université orthodoxe des sciences humaines Saint-Tikhon de Moscou (« diplôme rouge » d’excellence), chef de chœur au monastère Saintes-Marthe-et-Marie de Moscou (fondé par la grande duchesse sainte Elisabeth en 1908). Je ne savais pas qu’il y avait des chefs de chœur aveugles…

Егда́ сла́внии ученицы́/ на умове́нии ве́чери просвеща́хуся,/ тогда́ Иу́да злочести́вый/ сребролю́бием неду́говав омрача́шеся,/ и беззако́нным судия́м Тебе́, Пра́веднаго Судию́, предае́т./ Виждь, име́ний рачи́телю,/ сих ра́ди удавле́ние употреби́вша!/ Бежи́, несы́тыя души́,/ Учи́телю такова́я дерзну́вшия;// И́же о всех Благи́й, Го́споди, сла́ва Тебе́.
 

Et en bonus, le Trisagion par Alexandra Iegorova :

Une profanation ukrainienne

Le Festival international du film LGBTQIA+ SUNNY BUNNY est un festival ukrainien qui en est à sa troisième édition. Il s’ouvre le vendredi Saint, 18 avril, et se déroule le Samedi Saint, le dimanche de Pâques, et les jours suivants jusqu’au vendredi de la semaine pascale.

Le festival vise à « devenir un représentant important de la communauté LGBT ukrainienne et internationale, à jouer un rôle de premier plan dans la représentation politique et sociale et à catalyser le changement vers l’égalité dans la société ukrainienne ».

Il comprend également « des conférences sur les particularités des parades homosexuelles en Ukraine, la lutte pour l’emploi des homosexuels et d’autres sujets similaires ».

La radio-télévision publique ukrainienne Suspilne se félicite d’avoir deux films en compétition.

On remarque aussi que ces invertis prennent comme nom celui de personnages de bandes dessinées et dessins animés pour petits enfants…

Dernières nouvelles du DOGE

Le département d’efficacité gouvernementale d’Elon Musk a publié hier une nouvelle liste de 139 subventions du ministère des Affaires étrangères supprimées, pour un montant total de 215 millions de dollars. Parmi elles, 2,4 millions de dollars pour « répondre à la désinformation par le biais de contenus créatifs en Biélorussie », 2 millions de dollars pour « renforcer la durabilité et l’engagement des salles de rédaction » en Moldavie, 1,7 million de dollars pour « des médias indépendants pour la paix et la démocratie » en Europe, 1,5 million de dollars pour une « approche dirigée par des femmes de la justice et de la responsabilité fondée sur le genre », 740.000 dollars pour une « initiative pour la liberté d’expression » féministe en Tunisie…

Dans une liste additionnelle il y a notamment 2 millions pour « faire avancer la culture démocratique » en Arménie.

L’Ukraine en bref

Zelensky, avec l’accord de son conseil des ministres, a limogé le gouverneur militaire de l’oblast de Soumy, Volodymyr Artioukh, le rendant responsable de la cérémonie militaire qui a été dimanche la cible des Russes.

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Les Etats-Unis refusent de signer un projet de texte du G7 condamnant la frappe russe sur Soumy. Le Canada, qui assure actuellement la présidence du G7, souligne que sans l’appui américain le texte ne peut pas être adopté.

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Le président de la commission des Affaires étrangères du Parlement ukrainien, Oleksandr Merejko, demande au FBI de mener une enquête pour déterminer qui répand la propagande russe à la Maison Blanche.

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Le projet de loi étendant pour la 15e fois la loi martiale et la mobilisation (jusqu’au 6 août) a été adopté. Le président du Parlement, Rouslan Stefantchouk, avait averti que les députés qui oseraient voter contre seraient considérés comme des « agents de Poutine » et que des mesures seraient prises contre eux. Comme les partis d’opposition sont interdits, cela laisse entendre qu’il commence à y avoir une opposition interne… De fait Porochenko lui-même a publiquement critiqué « l’abus » par Zelensky de la loi martiale conduisant à une « usurpation » du pouvoir.

La prolongation de la loi martiale a reçu 357 voix pour, une contre, quatre députés n’ont pas participé. La poursuite de la mobilisation générale a été soutenue par 346 députés, un a voté contre, un s’est abstenu et 11 n’ont pas voté.

L’unique député qui a voté contre les deux textes est Oleksiy Gontcharenko, du parti de Porochenko. Problème pour les représailles : c’est un russophobe acharné.

Le boulet de Colombus

Dans une interview à un journal californien, le cinéaste Chris Colombus dit que la séquence de son film « Maman j’ai encore raté l’avion » où l’on voit Donald Trump est « devenue une malédiction. C’est devenu mon boulet, mon fardeau à porter… J’aimerais tellement qu’elle disparaisse du film ! Mais je ne peux pas la couper. Si je le fais, je vais probablement être expulsé du pays. On dira que je ne mérite pas de vivre aux États-Unis. Il faudra que je retourne en Italie ou un truc du genre… »

On a ici la haine envers Trump dans sa version la plus stupide. (Columbus est né en Pennsylvanie, comme ses parents tous deux acteurs – américains.)

Le film a plus de 30 ans. S’il n’a jamais coupé cette scène, c’est parce qu’elle est devenue « culte », alors que le film était bien moins bon que le premier.

Cela dit, le film a bel et bien été amputé de cette scène. Au Canada. Lorsque CBC l’a passé de nouveau à la Noël 2019, cette absence a suscité une polémique. La chaîne a alors prétendu qu’elle l’avait coupée en 2014, à un moment où Trump n’était pas encore candidat, simplement pour l’adapter au format télévision. Il y aurait eu ainsi… 8 minutes coupées (sur 120), dont les… 7 secondes de la scène avec Trump. Etonnante coïncidence (ou illumination prophétique des censeurs) : le film passa à la Noël 2015, alors que la campagne de Donald Trump pour les primaires battait son plein, et qu’il était en tête des sondages depuis le mois de juillet (date à laquelle il fait déposer son slogan MAGA).