Bientôt dans les salles

Un joli film d’animation norvégien, sorti fin février en Norvège, bientôt en France.

Le « trailer officiel » est ici.

C’est évidemment interracial, et écolo (la pollution fait diminuer le nombre de spermatozoïdes, etc.). C’est toutefois limite homophobe, puisque ça raconte la course des spermatozoïdes pour trouver l’œuf… quand ils ne se retrouvent pas dans un préservatif. (Comme dit un Américain : « C’est un film sur les relations hétérosexuelles entre jeunes en Europe du Nord »…)

La cible est les jeunes ados, à partir de 12 ans, pour leur expliquer la vie (mais ce n’est pas du tout déconseillé en dessous de 12 ans).

Et c’est financé par l’Union européenne, alors même que la Norvège n’en fait pas partie.

Ils ont attaqué Turkstream

Après avoir agréé avec les Russes à un moratoire d’un mois sur les attaques d’installations énergétiques, les Ukrainiens attaquent des installations russes tous les jours, voire plusieurs fois par jour.

Hier ils ont attaqué quatre fois, dans les régions de Koursk, de Rostov et de Zaporojié. Cette nuit ils ont attaqué la station de distribution de gaz du port de Temryouk.

Et surtout hier soir et cette nuit ils ont lancé huit drones sur le compresseur du gazoduc Turkstream de Korenovsk, dans la région de Krasnodar. Les huit drones ont été abattus, et la station n’a pas subi de dommage.

Si les Ukrainiens font sauter Turkstream, ce n’est pas la Russie qui sera la première victime, mais la Hongrie et la Slovaquie, dont l’économie dépend de ce gazoduc : les si « européens » Ukrainiens s’en prennent à deux pays européens qui ne leur font pas la guerre. Mais sans doute faut-il les punir de ne pas soutenir l’Ukraine comme ils le devraient…

La persécution ukrainienne

Les sbires de l’Eglise du pouvoir ukrainien continuent de voler une ou deux églises orthodoxes par semaine.

Hier matin c’était l’église Saint-Michel de Svetilnya, dans la région de Kiev. Sur une vidéo on voit un homme découper la porte avec une meuleuse, sous la protection de la police, pendant qu’un groupe attend quelques mètres en retrait, avec des drapeaux ukrainiens.

Hier aussi ils se sont emparés de l’église de l’Assomption à Starye Bezradychi, dans la région de Kiev, sous la direction du secrétaire de leur diocèse.

Mais ça ne marche pas toujours. La nuit dernière, les voyous du pouvoir ont enfoncé la porte de l’église Saint-Nicolas de Verkhniye Stanivtsi, en Bucovine, sous la direction d’un prêtre de leur Eglise, Roman Hryshtchouk, spécialiste de ces opérations. Ils ont frappé à la tête les femmes qui tentaient de les en empêcher. Mais quand les hommes sont arrivés ils ont fui en laissant derrière eux tout leur matériel.

Hier soir, à Storozhynets, en Bucovine, les paroissiens ont été prévenus de l’attaque. Quelque 500 personnes se sont réunies devant l’église des Saints-Archanges, sous la neige, et ont crié « Le Christ est ressuscité – Il est vraiment ressuscité » en slavon, en grec et en roumain. La vidéo a été immédiatement diffusée sur Facebook. Les pillards ne se sont pas pointés…

Nullissime Propagande

Zelensky a triomphalement annoncé hier la capture de « deux Chinois » qui se battaient dans les rangs de l’armée russe, ce qui est la preuve de « l’implication de la Chine dans cette guerre en Europe ». Sic.

Le communiqué de Zelensky était accompagné d’une vidéo de quelques secondes, montrant un soldat asiatique. Ceux qui ont enregistré cette vidéo ont eu la surprise de voir que son adresse était : « 0804_Korean_Soldier 2.mp4 »

Bref, on a recyclé un bout de vidéo de la propagande précédente sur les « soldats de Corée du Nord » dans l’armée russe…

Quand cette information a commencé à circuler sur les réseaux sociaux, Zelensky a modifié l’adresse de la vidéo en enlevant la mention « Korean Soldier ». Mais ceux qui l’avaient enregistrée l’ont toujours avec l’adresse initiale.

Mercredi de la Passion

L’hymne des matines, qui comme le Vexilla regis est de saint Venance Fortunat. Elle est en fait divisée en deux : la deuxième partie est l’hymne des laudes. La voici (avec la belle traduction de Corneille) par les chœurs de la cathédrale de Westminster, avec deux petites variantes, et surtout la dernière strophe n’est pas celle que l’on verra ci-dessous mais la première de l’hymne des laudes… Je suppose que c’est une facétie de la néo-liturgie. (Et l’illustration correspond évidemment à l’autre Pange lingua, celui de saint Thomas d’Aquin pour la Fête Dieu.)

Pange lingua gloriósi
Prælium certáminis,
Et super Crucis trophæum
Dic triúmphum nóbilem,
Qualiter Redémptor orbis
Immolátus vícerit.

Sers de pinceau, ma langue, et peins avec éclat
Ce noble et glorieux combat
Par qui la croix s’élève un trophée adorable :
Peins comme le sauveur de ce vaste univers
Par un amour incomparable
Se laissant immoler, triomphe des enfers.

De paréntis Protoplásti
Fraude Factor cóndolens,
Quando pomi noxiális
Mors(u) in mortem córruit,
Ipse lignum tunc notávit
Damna lign(i) ut sólveret.

Peins comme la bonté de son père éternel,
Dès que l’homme devint mortel,
Eut pitié de le voir perdu par une pomme ;
Fais voir comme dès lors son amoureux décret
Voulut que par un nouvel homme
Un arbre réparât ce qu’un arbre avait fait.

Hoc opus nostræ salútis
Ordo depopóscerat :
Multifórmis proditóris
Ars ut artem fálleret,
Et medélam ferret inde,
Hostis unde læserat.

Il cacha son dessein, et pour rusé que fût
L’ennemi de notre salut,
Ce trompeur fut trompé par la ruse céleste ;
Et quelques yeux qu’ouvrît ce lion infernal,
Sans que rien lui fût manifeste,
Le remède partit d’où procédait le mal.

Quando venit ergo sacri
Plenitúdo témporis,
Missus est ab arce Patris
Natus, orbis Cónditor ;
Atque ventre virgináli
Caro factus pródiit.

A peine est arrivé par le retour des ans
L’heureux moment du sacré temps,
Qu’un créateur de tout lui-même est créature,
Et que Dieu fait sortir ce Fils, ce bien-aimé,
De la virginale clôture
Où pour se faire chair il s’était enfermé.

Vagit infans inter arcta
Cónditus præsépia :
Membra pannis involúta
Virgo Mater álligat ;
Et manus, pedésqu(e), et crura
Stricta cingit fáscia.

Sur une vile crèche il pleure comme enfant,
Et son corps déjà triomphant
Se laisse envelopper à cette vierge mère :
Sous des langes chétifs on lui serre les bras,
Et pour finir notre misère,
De la misère même il se fait des appas.

Gloria et honor Deo
usquequaque altissimo,
una Patri, Filioque,
inclito Paraclito:
cui laus est et potestas
per æterna sæcula. Amen.

Gloire, puissance, honneur et louange au Très-Haut,
Au Fils, comme lui sans défaut,
A leur Esprit divin, ainsi qu’eux ineffable !
Gloire, louange, honneur à leur sainte unité,
A leur essence inconcevable,
Et durant tous les temps et dans l’éternité !