Les annonces de Macron

Macron le 17 avril 2017, annonçait qu’il allait faire 300 milliards d’économies.

— Moi, je fais 60 milliards d’économie à la fin du quinquennat par an, d’accord ?

— 60 milliards sur les 5 ans !

— Nan.

— Ah, 60 milliards par an ?

— Oui.

Et il explique, en »pédagogue », comment il va faire.

Et en 2024, avec Macron, la France a 170 milliards de déficit.

Alexandre Ovetchkine

Alexandre Ovetchkine célébrant son 895e but, avec sa femme Nastya, ses fils Sergueï et Ilya, et sa mère Tatiana.

« Vous tous, supporters du monde entier, Russes, on a réussi ! Quelle journée, hein ? Comme je le dis toujours, c’est un sport d’équipe. Sans mes gars, toute l’organisation, les supporters, les instructeurs, les entraîneurs… Je ne serais jamais là et, bien sûr, je n’aurais jamais battu le record du plus grand. »

C’est ainsi que s’est exclamé Alexandre Ovetchkine venant d’entrer dans la légende du hockey sur glace en marquant son 895e but dans la Ligue nationale américaine de hockey, battant ainsi le record établi en 1999 par Wayne Gretzky, qui était là aussi.

Les gazettes sont moins promptes à répercuter ce qu’a dit ensuite le champion des Capitals de Washington :

« Je sais que Dieu aime tous les gens, bons et mauvais. Les églises sont ouvertes, il suffit de venir. Bien sûr, tout le monde fait face à des épreuves dans la vie, des moments où l’âme est déchirée et où l’on se dit : Mon Dieu, je n’en peux plus ! Mais on se rend compte que Dieu ne nous donne jamais plus que ce que nous pouvons supporter. Parfois, nous devons souffrir pour pouvoir ressentir de la joie et aller de l’avant. »

Puis il parle de son baptême, après la chute du communisme, en 1991, il avait six ans :

« Ce qui m’a vraiment marqué, c’est qu’après les prières, ils ont sorti le calice et j’ai reçu la communion à l’aide d’une petite cuillère. Je me souviens de ce sentiment encore aujourd’hui. Curieusement, je me souviens à peine d’autre chose de mes années de sport dans mon enfance – juste des entraînements et des tournois – mais ce moment de rencontre avec Dieu m’est resté. Seigneur, vivrons-nous assez pour voir le jour en Russie où les gens n’auront plus honte de la Croix et seront fiers de dire : Nous sommes Russes – et nous sommes une grande nation ? »

Alexandre Ovetchkine et sa famille sont des paroissiens de la cathédrale orthodoxe russe de Washington. Dans son vestiaire on voit une icône de la Mère de Dieu du Signe, qui reproduit la partie supérieure de l’icône du chœur de la cathédrale.

*

Vladimir Poutine lui a envoyé ce télégramme:

Cher Alexander Mikhailovich !

Je vous félicite pour ce record exceptionnel. Vous avez dépassé les maîtres légendaires en termes de nombre de palets marqués lors des matchs de la saison régulière de la Ligue nationale de hockey.

Votre riche carrière sportive comprend des victoires lors de tournois mondiaux et nationaux, ainsi que de nombreuses autres réalisations brillantes et uniques qui sont entrées dans les annales de l’école nationale de hockey. Il ne fait aucun doute que cette réussite est devenue non seulement votre succès personnel, mais aussi une véritable fête pour les fans en Russie et à l’étranger.

Je vous félicite une fois de plus pour cet événement important. Je vous souhaite la santé, la chance et un esprit combatif pour conquérir de nouveaux sommets dans la vie et dans le sport.

Vladimir Poutine

Lundi de la Passion

Voici l’hymne des vêpres au temps de la Passion, évoqué hier, par les moines de Silos en 1959 (les trois premières strophes et la doxologie).

Vexílla Regis pródeunt :
Fulget Crucis mystérium,
Qua vita mortem pértulit,
Et morte vitam prótulit.

Les étendards du Roi s’avancent :
il resplendit le mystère de la Croix,
sur laquelle la Vie a souffert la mort,
et par la mort a produit la vie.

Quæ, vulneráta lánceæ
Mucróne diro, críminum
Ut nos laváret sórdibus,
Manávit unda et sánguine.

C’est là que, transpercé du fer
cruel d’une lance,
son côté épancha l’eau et le sang,
pour laver la souillure de nos crimes.

Impléta sunt quæ cóncinit
David fidéli cármine,
Dicéndo natiónibus :
Regnávit a ligno Deus.

Il s’est accompli, l’oracle de David
qui, dans un chant inspiré,
avait dit aux nations :
« Dieu régnera par le bois. »

Arbor decóra et fúlgida,
Ornáta Regis púrpura,
Elécta digno stípite
Tam sancta membra tángere.

Tu es beau, tu es éclatant,
arbre paré de la pourpre du Roi ;
noble tronc appelé à l’honneur
de toucher des membres si sacrés
.

Beáta, cuius bráchiis
Prétium pepéndit sǽculi,
Statéra facta córporis,
Tulítque prædam tártari.

Arbre bienheureux, dont les bras
ont porté la rançon du monde !
Tu es la balance où fut pesé ce corps,
et tu as enlevé à l’enfer sa proie.

O Crux, ave, spes única,
Hoc Passiónis témpore
Piis adáuge grátiam,
Reísque dele crímina.

Salut, ô Croix, unique espérance !
En ces jours de la Passion,
accrois la grâce chez les justes,
efface le crime des coupables.

Te summa Deus Trínitas,
Colláudet omnis spíritus:
Quos per Crucis mystérium
Salvas, rege per sæcula. Amen.

Dieu, Trinité suprême,
que tout esprit Vous célèbre ;
gouvernez sans fin ceux que Vous sauvez
par le mystère de la Croix. Amen.

Sainte Marie l’Egyptienne

Le cinquième dimanche de carême, la liturgie byzantine fait mémoire de sainte Marie l’Egyptienne, qui a par ailleurs sa fête le 1er avril, et se trouve au 2 avril dans le martyrologe romain. Marie l’Egyptienne est quasiment une personnification de la repentance, et on l’invoque à la fin de chaque ode du Grand Canon de saint André de Crète. (Le moine qui la découvrit dans le désert, lui donna la communion, puis l’ensevelit et écrivit sa vie – comme on le voit sur la vidéo – est saint Zosime, commémoré le 17 avril dans le calendrier byzantin et le 4 avril dans le martyrologe romain.)

Voici les stichères des vêpres de ce dimanche, par Thanasis Daskalothanasis.

Σὲ μὲν διεκώλυε, τῆς τῶν σεπτῶν ἐποπτείας, μολυσμῶν τῶν πρότερον, τὸ ἐπισυρόμενον μιαντήριον, ἡ δὲ σὴ αἴσθησις, καὶ τῶν σοὶ θεόφρον, πεπραγμένων ἡ συνείδησις, τὴν πρὸς τὰ κρείττονα, σοὶ ἐπιστροφὴν ἐνειργάσατο· εἰκόνι γὰρ προσβλέψασα, τῆς εὐλογημένης Θεόπαιδος, πάντων καταγνοῦσα, πταισμάτων σου πανεύφημε τῶν πρίν, ἐν παῤῥησίᾳ τὸ τίμιον, Ξύλον προσεκύνησας.

L’impureté où t’entraînaient jadis les souillures – t’empêchait de voir ce qui est saint – Mais le sens et la conscience de ce que tu avais fait – sage de Dieu, te ramenèrent vers le meilleur – Car tu as vu l’image de la servante bénie de Dieu – Elle t’a purifiée de toutes tes fautes d’autrefois – quand toute pieuse, en confiance tu as vénéré le bois précieux de la Croix.

Τόπους προσκυνήσασα, περιχαρῶς τοὺς ἁγίους, ἀρετῆς ἐφόδιον, σωτηριωδέστατον ἔνθεν εἴληφας, καὶ φαιδρῶς ἔδραμες, τὴν καλὴν πορείαν, καὶ τὸ ῥεῖθρον ἐκπεράσασα, τὸ Ἰορδάνειον, τὸ τοῦ Βαπτιστοῦ ἐνδιαίτημα, προθύμως κατεσκήνωσας, καὶ τὴν τῶν παθῶν ἀγριότητα· διὰ πολιτείας, ἡμέρωσας λεπτύνασα σαρκός, δι’ ἐγκρατείας ἀείμνηστε, Μῆτερ τὰ οἰδήματα.

Tu as visité en joie les lieux saints – tu as reçu le viatique salutaire de la vertu – et tu as pris soudain le chemin de la beauté – tu as passé les eaux du Jourdain – tu es allée vivre dans la demeure du Baptiste – Par ta vie tu as détruit la sauvagerie des passions – tu as librement affiné les enflures de la chair, Mère d’éternelle mémoire.

Ἔρημον οἰκήσασα, τῶν σῶν παθῶν τὰς εἰκόνας, εὐσεβῶς ἀπειλήψας, τὸ θεοειδέστατον ἐξεικόνισμα, ἐν ψυχῇ γράψασα, ἀρετῶν ἰδέαις, καὶ τοσοῦτον ὑπερέλαμψας, ὡς καὶ τοῖς ὕδασι, κούφως ἐπιβαίνειν τοῖς ἴχνεσι, καὶ γῆθεν ὑπεραίρεσθαι, ἐν ταῖς πρὸς Θεόν σου ἐντεύξεσι, καὶ νῦν παῤῥησίᾳ, πανένδοξε Μαρία τῷ Χριστῷ, παρισταμένη δυσώπησον, ὑπὲρ τῶν ψυχῶν ἡμῶν.

Tu es allée demeurer dans le désert – tu as effacé de l’âme les images de tes passions – tu as inscrit en toi la forme la plus divine des vertus, tu as tant brillé de lumière, Bienheureuse – que tu marchais légère sur les eaux – et que tu t’élevais de terre quand tu priais vers Dieu – Maintenant dans la liberté, toute glorieuse Marie, auprès du Christ, prie pour nos âmes.