Leur Eglise

Près de 500 personnes se sont réunies hier dans l’église Saint-Jean Baptiste de Molenbeek pour un iftar géant. Cette affirmation de l’islam dans une église théoriquement « catholique », un dimanche qui plus est, s’inscrit dans le cadre de la candidature de la ville au titre de capitale européenne de la culture en 2030, Molenbeek for Brussels 2030. Capitale musulmane de l’Europe.

« En organisant un iftar dans une église le premier week-end du printemps, Molenbeek for Brussels 2030 envoie un signal fort : au-delà des croyances et des origines culturelles et sociales, ce qui nous unit est bien plus grand que ce qui nous divise. »

Lundi de la troisième semaine de carême

L’hymne des laudes au temps du carême, par les moniales d’Argentan.

Jam Christe, sol justitiæ,
Mentis diescant tenebræ,
Virtutum ut lux redeat,
Terris diem cum reparas.

Jésus, vrai soleil de justice,
De l’âme ténébreuse éclaire enfin les yeux,
Et fais que des vertus la lumière propice
Y rentre en même temps que le jour en ces lieux.

Dans tempus acceptabile,
Et pœnitens cor tribue,
Convertat ut benignitas
Quos longa suffert pietas.

Nous donnant ces jours favorables,
Imprime au fond des cœurs un sacré repentir :
Ta pitié trop longtemps les a soufferts coupables ;
Par ta bénignité daigne les convertir.

Quiddamque pænitentiæ
Da ferre, quamvis gravium,
Majore tuo munere,
Quo demptio fit criminum.

Fais-nous par quelque pénitence
Obtenir le pardon des plus affreux péchés :
Plus elle sera rude, et plus de ta clémence
Nous bénirons la force et les trésors cachés.

Dies venit, dies tua,
In qua reflorent omnia :
Lætemur in hac ut tuam
Per hanc reducti gratiam.

Ce jour vient, ce jour salutaire
Où par tout l’univers tu fais tout refleurir :
Ramène en ce grand jour au chemin de te plaire
Ceux qu’à toi ce grand jour oblige à recourir.

Te rerum universitas,
Clemens adoret Trinitas ;
Et nos novi per veniam
Novum canamus canticum. Amen.

Qu’en tous lieux t’adore un vrai zèle,
Grand Dieu, dont la bonté nous tire du tombeau ;
Tandis que renaissants par ta grâce nouvelle,
Nous chantons à ta gloire un cantique nouveau.

(Traduction Pierre Corneille.)

En toi se réjouissent, ô Pleine de grâce

L’hymne à la Vierge après la consécration dans la divine liturgie de saint Basile (dimanches de carême), par le chœur des frères du monastère Sainte-Elisabeth de Minsk.

О Тебе радуется, Благодатная, всякая тварь, Ангельский собор и человеческий род, освященный храме и раю словесный, девственная похвало, из Неяже Бог воплотися и Младенец бысть, прежде век сый Бог наш; ложесна бо Твоя престол сотвори и чрево Твое пространнее небес содела. О Тебе радуется, Благодатная, всякая тварь, слава Тебе.

En toi se réjouissent, ô Pleine de grâce, toute la création, la hiérarchie des anges et la race des hommes. Ô Temple sanctifié, ô Jardin spirituel, ô Gloire virginale, c’est en toi que Dieu s’est incarné, en toi qu’est devenu petit enfant celui qui est notre Dieu avant tous les siècles. De ton sein il a fait un trône, il l’a rendu plus vaste que les cieux. Ô Pleine de grâce, toute la création se réjouit en toi. Gloire à toi.

Troisième dimanche de carême

Commentaire du début de l’évangile de ce dimanche par saint Bède (leçons des matines).

Ce démoniaque, d’après Matthieu, était non seulement muet, mais le récit le dit aussi aveugle, et il fut si bien guéri par le Seigneur qu’il parla et qu’il vit. Trois prodiges ont donc été accomplis en même temps dans un seul homme : l’aveugle voit, le muet parle, le possédé est délivré du démon. Ce qui se fit alors était seulement corporel ; mais cela s’accomplit aussi chaque jour, lors de la conversion des croyants, si bien qu’après l’expulsion du démon, les lumières de la foi apparaissent, et les bouches auparavant muettes s’ouvrent ensuite aux louanges de Dieu.

Mais quelques-uns de ceux qui étaient là décrièrent : C’est par Béelzébub, prince des démons, qu’il chasse les démons. Ceux qui disaient ces choses n’étaient point des gens du peuple, mais les pharisiens et les scribes qui le calomniaient, comme l’attestent les autres Évangélistes. Oui, les foules, qui paraissaient moins instruites, admiraient toujours les miracles du Seigneur ; ceux-là, au contraire, ou bien les niaient, ou, s’ils ne pouvaient les nier, s’efforçaient de les dénaturer par une explication défavorable, attribuant ces œuvres, non pas à la puissance divine, mais à l’esprit immonde. D’autres encore, pour le tenter, lui demandaient un prodige dans le ciel, ou bien manifestaient le désir qu’à la manière d’Élie, il fît descendre le feu du ciel, ou bien, comme l’avait fait Samuel, qu’en été, on entendît gronder le tonnerre, qu’on vît briller les éclairs, et qu’on reçût des torrents d’eau ; comme s’ils n’eussent pas pu encore calomnier ces faits et dire qu’ils étaient produits par des causes inconnues et par diverses perturbations de l’air. Mais toi, qui dénatures ce que tu vois de tes yeux, ce que tu touches de tes mains, ce dont tu sens l’utilité, que ferais-tu des prodiges qui te viendraient du ciel ? Tu répondrais certainement que les magiciens en Égypte ont fait aussi de nombreux prodiges venus du ciel.

Mais Jésus, connaissant leurs pensées, leur dit : Tout royaume divisé contre lui-même sera dévasté, et ses maisons s’écrouleront l’une sur l’autre. Ce n’est point à leurs dires, mais à leurs pensées qu’il répondit, afin qu’ainsi ils fussent au moins contraints de croire à la puissance de celui qui lisait les secrets de leur cœur. Or, si tout royaume divisé contre lui-même est dévasté, le royaume du Père, du Fils et du Saint-Esprit n’est donc point divisé, puisqu’il ne sera désolé par aucune controverse, ni aucun soulèvement, mais demeurera éternellement stable. Mais si Satan est divisé contre lui-même, comment se maintiendra son règne, puisque vous dites que c’est par Béelzébub que je chasse les démons ? En disant cela, Jésus voulait leur faire comprendre, par leur propre aveu, que s’ils ne croyaient pas en lui, ils se plaçaient sous la domination du diable qui ne peut subsister s’il est divisé contre lui-même.

L’introit.
Le graduel.
Le trait.
L’offertoire.
La communion.
L’évangile.
Le doigt de Dieu.
Joseph.
L’antienne de Magnificat.

La vénération de la sainte Croix

Dans la liturgie byzantine, ce dimanche (qui commence aux vêpres de ce soir) est celui de la vénération de la sainte Croix.

Voici un stichère des vêpres et le cathisme des matines:

Venez couple des premières créatures – déchu de la danse d’en-haut sous le plaisir amer du fruit de l’Arbre – que jadis par la jalousie du meurtrier de l’homme vous avez mangé – Voici que nous est donné l’Arbre tout vénérable en vérité – Venez l’embrasser dans la joie et dites lui avec foi – Tu es notre secours, croix toute digne d’être vénérée – Nous avons pris de ton fruit, nous avons découvert l’incorruptibilité – Nous avons reçu la certitude du premier Eden et le grand Amour.

Dans le Paradis, quand je mangeais du fruit de l’Arbre – l’ennemi me dépouilla et me donna la mort – Mais l’Arbre de la croix planté sur la terre – a rendu aux hommes le vêtement de la vie – et le monde entier est rempli de toute joie – Peuples qui voyons la croix, vénérons la dans la foi – et disons à Dieu d’une même voix – Ta maison est pleine de gloire.

Le canon (de saint Théodore le Studite) commence ainsi :

Un jour de fête, l’aube de la vie, s’est levé – Sous la résurrection du Christ la mort s’en est allée – Adam s’est relevé, il danse de joie – Exultons et chantons l’hymne de la victoire.

C’est le jour de la vénération de la précieuse croix – Tous venez vers elle – car elle nous est offerte maintenant – lumineuse de la clarté des rayons de la Résurrection du Christ – Embrassons la dans le joie de l’âme.