Par magie du « réchauffement climatique »

Le musée de Brest va devoir fermer pendant « plus de quatre ans » parce qu’on a trouvé des moisissures sur 18 tableaux.

« Il y a huit musées au Danemark qui ont été touchés par ces mêmes phénomènes et c’est clairement le changement climatique qui est aujourd’hui questionné », affirme la directrice.

Un réchauffement climatique qui touche donc essentiellement le Danemark et Brest.

Et qui dans ces lieux tropicaux affectés par une mousson permanente s’en prend d’abord à des toiles qui sont dans des pièces fermées à température constante…

Je ne savais pas que Ubu avait fait des petits jusqu’en Basse-Bretagne.

D’autant que les analyses vont sûrement conclure que les moisissures sont en fait clairement russes.

Mauvais gag

Dans la rubrique « l’UE jette votre argent par les fenêtres », on apprend que la délégation de l’UE pour l’Ukraine accroît son « soutien aux médias indépendants en Ukraine » (sic) de 10 millions d’euros. Ce qui porte à 37 millions d’euros le soutien depuis trois ans. Et il y aura encore 3 millions en mai.

Le mot « indépendant » figure pas moins de 11 fois dans le texte du communiqué, 12 fois avec le titre.

Or tout le monde sait qu’il n’y a pas de médias indépendants en Ukraine. Tous les médias sont aux mains du gouvernement et de ses alliés. Mais l’Union européenne n’a jamais levé le sourcil devant les actes de dictature de la bande de Zelensky, et fait semblant de défendre une démocratie attaquée par les méchants russes. Une démocratie qui a interdit les partis d’opposition et les médias d’opposition, qui persécute activement la principale Eglise du pays, qui rafle les hommes dans les rues pour les envoyer à la tuerie, et dont le mandat du président a expiré depuis bientôt un an…

De même le Parlement européen a encore voté la semaine dernière deux résolutions hystériquement russophobes de soutien inconditionnel à l’Ukraine et de demande de militarisation à outrance de l’UE à cause de la trahison de Trump… La page d’accueil du Parlement européen est toujours celle-là :

Witkoff et le Donbass

Autre propos, très important, de Steve Witkoff à Tucker Carlson :

« Je pense que le plus gros problème dans ce conflit concerne ces quatre régions : le Donbass, la Crimée, vous connaissez le nom de Lougansk, et il y en a deux autres. Elles sont russophones. Il y a eu des référendums où l’écrasante majorité de la population a indiqué vouloir être sous l’autorité russe. Oui, je pense que c’est la question clé du conflit. Donc, c’est la première chose, quand cela sera réglé, et nous avons une conversation très, très positive. Mais personne ne veut en parler. C’est l’éléphant dans la pièce. Il y a des questions constitutionnelles en Ukraine quant à ce qu’ils peuvent concéder en matière de cession de territoire. Les Russes contrôlent de facto ces territoires. La question est de savoir si le monde reconnaîtra qu’il s’agit de territoires russes. Est-ce que cela finira ? Est-ce que Zelensky pourra survivre politiquement s’il reconnaît cela ? C’est la question centrale du conflit. »

Une réaction de Poutine

Steve Witkoff, ami de longue date de Donald Trump, a rencontré deux fois Vladimir Poutine. Une première fois en février, pour négocier la libération d’un Américain, une deuxième fois le 13 mars, pour négocier un cessez-le-feu en Ukraine. Hier Tucker Carlson a publié un entretien avec Witkoff. Parmi le sujets abordés, ses rencontres avec Poutine. Et voici ce qu’il a déclaré :

Il m’a raconté une anecdote, Tucker, sur le moment où le président a été blessé par balle : il s’est rendu dans son église locale et a rencontré son prêtre et a prié pour le président, non pas parce qu’il pourrait devenir président des États-Unis, mais parce qu’il est ami avec lui et qu’il priait pour son ami.

Le président Poutine m’a offert un magnifique portrait du président Trump réalisé par un artiste russe. Quand je lui ai remis le tableau, il a été clairement touché par cela. C’est le genre de lien que nous avons pu rétablir grâce à un simple mot appelé communication, que beaucoup de gens diraient que je n’aurais pas dû avoir parce que Poutine est un méchant. Je ne considère pas Poutine comme un méchant. C’est une situation compliquée, cette guerre… Vous savez, ce n’est jamais juste une seule personne, n’est-ce pas ?

L’attentat contre Trump c’était le 13 juillet 2024. Vladimir Poutine était sans doute alors dans sa résidence d’Ogaryovo, à l’ouest de Moscou entre l’autoroute 106 et la Moskova (il y était le 8 avec Narendra Modi). L’église où il s’est rendu est donc celle d’Oussovo. Il n’est pas sans intérêt de savoir que c’est Vladimir Poutine qui a fait construire cette église en 2010, dans la plus pure tradition médiévale. Dédiée à l’icône du Sauveur non faite de main d’homme, comme les églises précédentes en bois puis en pierre, elle a dans sa crypte un autel principal dédié à la Mère de Dieu Souveraine, un autel latéral dédié au prêtre martyr Serge Makhaïev, qui est né dans ce village et a été fusillé en 1937, et un autre autel dédié à la sainte grande duchesse Elisabeth, devenue religieuse, précipitée dans un puits de mine en juillet 1918. Le village d’Oussovo appartenait à la famille impériale et était la résidence d’hiver du grand-duc Serge et de sa femme Elisabeth. Leur résidence d’été était Ilyinsky, juste de l’autre côté de la Moskova. Il y a régulièrement une procession entre Ilyinsky et Oussovo, comme ici en 2019.

Samedi de la deuxième semaine de carême

5e sermon de saint Pierre Chrysologue sur le fils prodigue.

Un homme avait deux fils. Depuis que le Christ a assumé le fardeau de notre chair, et a revêtu les dépouilles de l’humanité, Dieu s’appelle en toute vérité homme. Dieu prend vraiment le nom de père des deux fils, parce que la déité mélangée à l’humanité, la piété associée à la déité ont mêlé l’homme et Dieu, ce que le Seigneur unit dans le Père. Cet homme, donc, ce père eut deux fils, qui n’obtinrent pas l’existence par leur mérite, mais par le commandement de Dieu. Car le Christ a été vu par nous comme un homme sans cesser d’être Dieu dans les arcanes de sa majesté. Il eut deux fils, c’est-à-dire deux peuples, le peuple des juifs et celui des Gentils. Le peuple juif, Il le rendit plus âgé par la modération de la loi. La stupidité du paganisme garda le peuple des gentils plus jeune. Car comme la sagesse donne de la mesure, la sottise enlève tout ce qui est viril. Ce n’est pas l’âge qui l’emporte chez le jeune, mais les mœurs. Ce ne sont pas les années qui ont fait le vieux mais les pensées.

Et le plus jeune dit à son père : donne-moi ma part d’héritage. Il ne demanda pas cela de vive voix à celui qui connaît les pensées, mais par le désir. Car la volonté propre de Dieu nous apporte le bien et le mal. Donc, celui-ci, maître de toutes les destinées comme son Père, a obtenu sa part par sa propre volonté, en disant : donne –moi ma part d’héritage. Et quelle est cette part ? Que peut-elle bien être ? La vertu, la parole, la science, la raison, le jugement, toutes ces choses qui appartiennent sur cette terre à l’homme de préférence aux animaux, c’est-à-dire, selon l’Apôtre, la loi naturelle. Il répartit donc ses biens, donnant au plus jeune ces cinq biens de la nature que nous avons énumérés. Au plus âgé, il a donné cinq livres divinement inspirés, d’après une répartition inégale selon le mérite, mais égale par le chiffre. La part du plus jeune corromprait l’ordre humain ; la part du plus âgée subsisterait, ayant été instituée par Dieu. L’une et l’autre loi conduiraient les fils à la connaissance du Père, promouvraient la révérence envers son auteur.

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