La folie woke a atteint Stratford-upon-Avon. La Fondation du lieu de naissance de Shakespeare a décidé de « décoloniser » son musée afin de le mettre en accord avec les résultats de recherches de l’université de Birmingham : présenter Shakespeare comme le plus grand écrivain britannique perpétue l’idéologie coloniale et la suprématie blanche. La Fondation veut « créer une expérience muséale plus inclusive » et promet de supprimer les termes « offensants » de ses collections et de promouvoir des artistes non européens. Elle va chercher comment les objets de ses collections « peuvent être interprétés de façon moins offensante et plus diverse et inclusive ».
Auteur : Yves Daoudal
La dictature LGBT au Canada
Amy Hamm, infirmière en Colombie-Britannique, a été reconnue coupable de « conduite non-professionnelle » pour avoir critiqué l’idéologie transgenre en dehors de son travail.
On appréciera le jargon du Conseil des infirmières et sages-femmes de Colombie-Britannique : « Le panel estime que l’allégation contenue dans la citation selon laquelle l’intimée a eu un comportement non professionnel est prouvée en ce qui concerne certaines des déclarations qu’elle a faites et qui sont reproduites dans l’extrait. »
Il s’agit de trois textes et d’un podcast non professionnels (mais elle se présentait comme infirmière) qui constituent un comportement « discriminatoire et/ou dénigrant ».
Les déclarations « reproduites dans l’extrait » sont : « les militants transgenres sont déterminés à infiltrer ou à détruire les espaces réservés aux femmes », « le mensonge selon lequel les bébés peuvent naître dans le mauvais corps » ou que « les humains peuvent changer de sexe ».
Amy Hamm était dans le collimateur du Conseil des infirmières depuis 2020, quand elle avait parrainé une affiche en faveur de JK Rowling persécutée par le lobby LGBT.

Football halal
A la faveur des joueurs de plus en plus souvent musulmans, le football est en train d’être régi par l’islam (et après tout c’est logique quand les clubs sont la propriété du Qatar ou des Emirats…)
Samedi, le match entre Angers et Monaco a été interrompu pour permettre aux quatre joueurs musulmans de « rompre le jeûne du ramadan ».
C’est interdit par la FFF, mais ça a été autorisé par le délégué de la LFP qui est théoriquement sous l’autorité de la FFF.
On voit ainsi un peu partout des matchs arrêtés pour permettre l’iftar. Ce fut remarqué lors du récent match de Ligue des champions entre Lille et Dortmund. Et c’est devenu courant en Angleterre, évidemment.
Que quelques joueurs encore très minoritaires puissent imposer l’interruption de matchs importants est évidemment une grande victoire de l’islam chez les mécréants.
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Addendum. La FFF prétend que l’interruption a été due à la blessure d’un joueur et que les musulmans en ont profité pour se restaurer. Mais on avait bien lu : « Selon le diffuseur DAZN, les dirigeants de deux formations ont fait cette demande auprès des représentants de la Ligue de football (LFP) et plus précisément au délégué du match. Celui-ci a donné son feu vert pour cette pause inédite dans le championnat de France de football. »
La russophobie partout
Hier après-midi j’écoutais en direct sur YouTube un concert des Solistes de Moscou, sous la direction de leur chef Iouri Bachmet, à la salle Zaryadyé de Moscou. Une interprétation idéale des six Concertos brandebourgeois de Bach, par des musiciens qui n’assènent pas une idéologie musicologique mais font de la musique. (Malheureusement la vidéo a disparu après la retransmission, comme c’est souvent le cas.) On pouvait voir que le clavecin était signé Bruce Kennedy, et que le logo était accompagné de celui de la salle Zaryadyé. J’ai découvert que Bruce Kennedy est un facteur de clavecins travaillant en Toscane. Il propose des copies de divers clavecins des XVIIe et XVIIIe siècles, et il est fier d’arborer sur sa page d’accueil les logos des prestigieuses institutions qui lui ont commandé un instrument. Il en manque juste un… Celui de la salle Zaryadyé.
Cette salle de concert, édifiée en 2017 dans le grand parc aménagé en plein centre de Moscou la même année, est en réalité un complexe de deux salles de concert, dont une de 1.600 places, et d’un studio d’enregistrement. Le tout est ultramoderne, et l’acoustique y est parfaite. Elle a été réglée par le grand spécialiste japonais Nagata. Lequel indique sur son site internet la salle Zaryadyé parmi ses réalisations. Mais Bruce Kennedy l’omet. Alors qu’il a réalisé pour cette salle une rare copie d’un Vater de 1737, et alors que la salle Zaryadyé est plus prestigieuse que d’autres institutions possédant un de ses clavecins. Mais c’est en Russie, et l’on ne doit pas dire qu’on a travaillé pour les Russes…
Fin d’une anomalie
Vendredi, Donald Trump signait un décret réduisant au minimum prévu par la loi les activités de sept organisations fédérales, dont l’US Agency for global media (USAGM). Dans la foulée, Kari Lake, nommée conseillère à l’USAGM, écrivait que les subventions fédérales aux radios Voice of America (VOA), Radio Free Europe/Radio Liberty et Radio Free Asia « ne font plus partie des priorités » de l’agence ». Samedi, les « journalistes » de ces radios ont été mis en congé, avec interdiction de retourner dans leurs bureaux à partir de ce lundi.
Ces radios créées pendant la guerre froide ne servent plus à rien depuis longtemps, sinon à fournir des sinécures. Dès le 9 février Elon Musk avait demandé de les fermer, parce que « personne ne les écoute plus » et que « ce sont juste des extrémistes de gauche qui parlent entre eux tout en cramant 1 milliard de dollars par an de l’argent des contribuables américains ».
Naturellement toute la gauche internationale hurle contre cette horrible attaque contre la liberté de la presse. Le ministre tchèque des Affaires étrangères s’est fait le relai de cette misérable comédie (parce que Prague est le siège de Radio Free Europe…) et répète le refrain obligé, politiquement anachronique et complètement stupide à l’heure d’internet : « De la Biélorussie à l’Iran, de la Russie à l’Afghanistan, RFE et Voice of America font partie des rares sources libres pour les personnes vivant sans liberté. » Il demande à l’UE de lancer un débat sur cette question et veut étudier « comment maintenir au moins partiellement » les activités de diffusion de ces radios…