Quelques photos

Quatre sympathiques Ukrainiens. Ce ne sont pas des taulards (enfin, pas encore), ce sont les négociateurs de la paix nommés par Zelensky : son chef de cabinet Andriy Yermak et son adjoint Pavlo Balisa : le ministre des Affaires étrangères Andriy Sypiga et le ministre de la Défense Roustam Oumerov.

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La mairie de Kiev avait demandé à un artiste de peindre des personnages de contes de fée sur le mur d’un orphelinat. L’artiste a peint Valery Zaloujni, l’ancien commandant en chef des forces armées ukrainiennes exilé à Londres comme ambassadeur. La mairie n’est pas contente mais évite de le dire trop fort parce que Zaloujni pourrait succéder à Zelsensky.

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Donald Trump avait dit que pendant ces quatre dernières années les décisions étaient prises par la personne qui actionne la machine à signer. Il l’a mis en images…

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Ceci est un chef-d’œuvre de l’art contemporain, de 1989, créé par Dan Graham, artiste conceptuel américain mort en 2022. Intitulé Pergola/Two-Way Mirror Bridge for Clisson. Car c’est à Clisson. Ou plutôt c’était. Car un chêne obtus et ennemi de l’art est tombé dessus et l’a écrasé.

« Nous envisageons bien sûr une restauration », dit le Fonds régional d’art contemporain, mais sans s’engager sur le calendrier.

Or un autre chef-d’œuvre du même grand artiste est en danger, dans le même département, à Nantes cette fois. Une « installation » inaugurée par Jean-Marc Ayrault en 1994. Mais le Nouveau labyrinthe s’est détérioré tellement vite que la mairie a fait condamner l’artiste pour « malfaçon ». Sic. Aujourd’hui la mairie envisage de l’enlever.

« Quand on n’entretient pas, on crée fatalement du désamour. Quand une œuvre est enlaidie et qu’on ne fait rien pour y remédier, elle est incomprise du public car elle ne ressemble plus à de l’art », se lamente la directrice de la fondation Dan Graham…

Lundi de la deuxième semaine de carême

L’introït est une belle prière à mi-voix, circonscrite dans la quarte ré-sol, sauf au milieu où elle fait monter un peu la supplication trois fois brièvement jusqu’au la. Deux fois en passant, pour signaler que, quand même, je me tiens dans la voie droite (mais c’est avant tout le Christ qui parle et que je dois suivre), une troisième fois de façon double pour souligner que c’est d’abord par la liturgie publique de l’Eglise – où se tient le Christ -que je dois bénir le Seigneur.

Rédime me, Dómine, et miserére mei: pes enim meus stetit in via recta: in ecclésiis benedícam Dóminum.
Júdica me, Dómine, quóniam ego in innocéntia mea ingréssus sum: et in Dómino sperans, non infirmábor.

Rachetez-moi, Seigneur, et ayez pitié de moi, car mon pied s’est tenu dans la voie droite ; je bénirai le Seigneur dans les assemblées.
Rendez-moi justice, Seigneur, parce que j’ai marché dans mon innocence ; et confiant dans le Seigneur, je ne faiblirai pas.

Deuxième dimanche de carême

L’évangile est celui de la Transfiguration, selon saint Matthieu, comme hier. Parce que dans l’antiquité chrétienne il n’y avait pas de messes du samedi et du dimanche, mais une messe qui concluait à l’aube du dimanche la longue veillée du samedi des quatre temps (après un jeûne total qui durait depuis le vendredi soir).

Cette messe ne célèbre pas le fait de la Transfiguration, la vision de la gloire divine de Jésus en son corps, ce qui est l’objet de la fête du 6 août, l’Epiphanie du cœur de l’été, où la lumière n’est plus celle d’une étoile dans la nuit mais le rayonnement même du Soleil sans couchant.

Cette messe rappelle le sens que donnait Jésus à la Transfiguration pour ses apôtres, alors qu’il allait souffrir sa Passion, le sens, mutatis mutandis, qu’elle doit avoir pour nous sur le chemin du carême qui nous mène aux célébrations de la Passion.

Ce n’est pas un hasard si l’épisode est placé entre deux annonces par Jésus de sa Passion. Sept versets plus tôt, saint Matthieu nous dit : « A partir de ce moment-là Jésus commença à montrer à ses disciples qu’il devait aller à Jérusalem, et beaucoup souffrir de la part des anciens, et des scribes, et des chefs des prêtres, et être tué, et ressusciter le troisième jour. »

Ex-inde, à partir de ce moment-là, cœpit Jesus ostendere discipulis suis, Jésus commença à montrer à ses disciples… C’est en quelque sorte la genèse de la Passion.

On connaît la vive réaction de Pierre : « Loin de toi, Seigneur, cela ne sera pas pour toi ! », puis celle de Jésus : « Va derrière moi, Satan », etc.

Puis c’est l’enseignement que si l’on perd sa vie on la trouve.

Et après six jours, dit l’évangéliste, c’est la Transfiguration.

Et après la Transfiguration, « comme ils étaient ensemble en Galilée, Jésus leur dit : Le Fils de l’Homme va être livré entre les mains des hommes. Ils le tueront, et le troisième jour il ressuscitera. »

« Et ils en furent très attristés », dit saint Matthieu. « Mais eux ne comprenaient pas cette parole », dit saint Marc.

Or, du point de vue historique, chronologique, qui est aussi le nôtre pendant le carême, Jésus s’est transfiguré pour tenter de montrer aux trois plus grands apôtres que sa gloire, sa vie de lumière, est plus forte que la mort, et donc qu’il ressuscitera.

Car le chemin difficile du carême conduit à la Passion douloureuse, mais l’histoire ne finit pas à la mise au tombeau. Elle est tout entière tendue vers l’Exsultet, vers le triple Alléluia. Vers l’explosion de lumière de la nuit pascale.

Et, bien sûr, les deux témoins du Christ, Elie et Moïse, sont aussi nos compagnons pendant le carême : eux aussi ont jeûné 40 jours. Et ils ont vu Dieu sur la montagne.

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• L’introït.

• Le graduel.

• Le trait.

• L’offertoire.

• La communion.

La liturgie à Athènes

C’était dimanche dernier en l’église de l’Ascension du quartier du Nouveau Monde à Athènes. Sublime hymne des chérubins, par un protopsalte dont j’ai fini par trouver le nom : Georges Kossenas. Mais je n’ai pas trouvé le nom de l’autre chantre (le « lampadarios »), qui chante la deuxième partie dans un style différent mais tout aussi remarquable. Et si le célébrant est au même niveau musical, c’est tout simplement que c’est Nicodème Kabarnos, le plus célèbre chantre grec actuel, curé de cette paroisse.

L’intégralité de cette divine liturgie du dimanche du Triomphe de l’Orthodoxie (la victoire contre l’iconoclasme) est ici.

Οἱ τὰ Χερουβεὶμ μυστικῶς εἰκονίζοντες, καὶ τῇ ζωοποιῷ Τριάδι τὸν τρισάγιον ὕμνον προσᾴδοντες, πᾶσαν τὴν βιοτικὴν ἀποθώμεθα μέριμναν. Ὡς τὸν βασιλέα τῶν ὅλων ὑποδεξόμενοι, ταῖς ἀγγελικαῖς ἀοράτως δορυφορούμενον τάξεσιν. Ἀλληλούϊα. Ἀλληλούϊα. Ἀλληλούϊα

Nous qui, dans ce mystère, représentons les chérubins et chantons l’hymne trois fois sainte à la vivifiante Trinité, déposons maintenant tous les soucis de cette vie pour accueillir le Roi de toutes choses, invisiblement escorté par les ordres des anges. Alléluia, alléluia, alléluia.