Raté…

Les Tchèques avaient voté une loi permettant d’imposer des sanctions pour raison de sécurité nationale, de lutte contre le terrorisme et de protection des droits de l’homme. Une loi en fait strictement russophobe, car son application ne vise que des Russes, et en premier lieu le patriarche Cyrille, même si on ne voit pas du tout en quoi les Russes, particulièrement le patriarche, menacent la sécurité nationale tchèque. Ainsi le patriarche de Moscou est-il interdit d’entrée sur le territoire tchèque, ce qui lui est bien égal, mais aussi toutes les possessions de l’Eglise russe en Tchéquie peuvent être légalement « gelées », officiellement pour que leurs revenus ne servent pas à la guerre en Ukraine…

L’an dernier, les Tchèques ont expulsé en fanfare médiatique le recteur de l’église russe de Karlovy Vary, suspecté « d’activités hostiles et d’espionnage »… comme à la grande époque soviétique. Avec l’intention évidemment de mettre la main sur l’église, qui fut longtemps la plus grande église orthodoxe russe en dehors de Russie. (Il s’agit de la ville thermale qui s’appelait Carlsbad et qui était très fréquentée par les Russes avant la révolution bolchevique.)

Mais le patriarcat de Moscou a été plus rapide. Les Tchèques viennent de découvrir que les biens de l’Eglise russe à Karlovy Vary, donc essentiellement l’église Saints Pierre et Paul, ont été subrepticement transférés à la branche hongroise de l’Eglise orthodoxe russe… Sans doute le découvrent-ils à la faveur du transfert du métropolite Hilarion de Budapest à Karlovy Vary…

Les experts tchèques qui avaient longuement concocté la mainmise de Prague sur l’église sont furieux…

Sainte Scholastique

Séquence, par les bénédictines de Petersham (Massachusetts).

Emicat meridies,
et beata requies
virgini Scholasticae.

Midi brille, et il est bienheureux le repos de la vierge Scholastique.

Intrat in cubicula:
Sponsi petit oscula,
quem amavit unice.

Elle entre dans la chambre, elle cherche le baiser de l’Epoux qu’elle aime uniquement.

Quantis cum gemitibus,
cordis et ardoribus
haec Dilectum quaesiit!

Avec quels gémissements et ardeurs du cœur elle cherche le Bien-Aimé !

Movit caelos lacrimis,
imbribusque plurimis
pectus fratris mollit.

Elle émeut le ciel avec ses larmes, et par de fortes pluies elle adoucit le cœur de son frère.

O grata colloquia,
cum caelorum gaudia
Benedictus explicat!

O aimable conversation, quand Benoît expose les joies célestes !

Ardent desideria,
mentis et suspiria,
virgo, Sponsus excitat.

Les désirs flamboient, et l’Epoux éveille les soupirs de l’âme, ô vierge.

Veni formosissima,
sponsa dilectissima,
veni, coronaberis.

Viens, la plus belle, épouse très aimée, viens, tu seras couronnée.

Dormies in liliis,
afflues deliciis,
et inebriaberis.

Tu dormiras dans les lis, tu regorgeras de délices, et tu seras enivrée.

O columba virginum,
quae de ripis fluminum
adis aulam gloriae.

O colombe des vierges, qui des rives des fleuves vas au palais de la gloire.

Trahe nos odoribus,
pasce et uberibus
immortalis gratiae. Amen.

Attire-nous par tes parfums, nourris-nous de l’abondance de la grâce immortelle. Amen.

5e dimanche après l’Epiphanie

C’est une parole pleine d’humanité [humanus sermo] et digne de tout accueil, que le Christ Jésus est venu en ce monde sauver les pécheurs. Écoutez attentivement ce que dit l’Évangile : « Le Fils de l’homme est venu chercher et sauver ce qui avait péri. » Si l’homme n’eût pas été perdu, le Fils de l’homme ne serait pas venu. L’homme était donc perdu, mais un Dieu vint à lui et l’homme fut ramené. L’homme s’était égaré par sa volonté libre, un Dieu fait homme vint le sauver par sa grâce libératrice.

Voulez-vous savoir quel est le pouvoir du libre arbitre pour le mal ? Rappelez-vous le péché de l’homme. Cherchez-vous à connaître la puissance d’un Dieu-Homme pour nous secourir ? Considérez en lui la grâce qui nous délivre. Nulle part, ce que peut l’usage de la volonté humaine possédée par l’orgueil et séparée du secours de Dieu, n’a pu être montré comme dans le premier homme ; non, nulle part la malice de cette volonté n’a pu être manifestée davantage ni avoir plus d’évidence. Le premier homme s’est perdu, et ou serait-il maintenant, si le second Adam n’était venu ? Parce que l’un était homme, l’autre s’est fait homme ; elle est donc pleine d’humanité cette parole [et ideo humanus sermo].

Nulle part non plus la bénignité de la grâce et la libéralité de la toute-puissance de Dieu n’ont paru avec autant d’éclat qu’en cet Homme, établi pour médiateur entre Dieu et les hommes, en cet Homme qui est le Christ Jésus. Que disons-nous, mes frères ? Je parle à des fidèles nourris dans la foi catholique, ou à des âmes gagnées à la paix de l’Église catholique. Nous le savons et nous le croyons fermement : le médiateur entre Dieu et les hommes, le Christ Jésus, est homme ; et il est, en tant qu’homme, de la même nature que nous. Car notre chair et sa chair ne sont point différentes de nature ; notre âme n’est pas d’une nature, et son âme d’une autre nature. La nature dont il s’est revêtu, c’est celle qu’il avait résolu de sauver.

Saint Augustin, De verbis apostoli, sermon 8, leçon des matines (2e nocturne).

La compassion intéressée

L’évêquesse épiscopalienne Mariann Budde avait défrayé la chronique lorsqu’à la cathédrale nationale de Washington, pour la prière inaugurale du mandat de Donald Trump, elle avait fait un discours politique anti-Trump, disant qu’il fallait être miséricordieux envers les immigrés clandestins qui « récoltent nos cultures et nettoient nos immeubles de bureaux, qui travaillent dans les élevages de volaille et les usines de conditionnement de viande, qui font la vaisselle après que nous ayons mangé au restaurant et qui travaillent de nuit dans les hôpitaux », etc. Et aussi envers les « enfants LGBT »…

Il se trouve que l’Eglise épiscopalienne gagne de l’argent avec les immigrés clandestins et les réfugiés…

Le New York Post a publié un article sur l’Episcopal Migration Ministry (EMM), service épiscopalien des migrations, qui passe des contrats avec le gouvernement fédéral pour installer les migrants et les réfugiés. Ce service a reçu 53 millions de dollars en 2023 pour la réinstallation de seulement 3.600 personnes… Lesquelles deviennent ipso facto des migrants de première classe : ils sont « immédiatement éligibles à toutes les formes d’aide sociale, telles que Medicaid et l’aide en espèces, au même titre qu’un citoyen américain ». « En outre, ils peuvent immédiatement parrainer des amis et des parents dans le cadre d’une récente extension du programme de réinstallation des réfugiés par Biden. »

En 2024 l’EMM s’est occupé de 6.400 migrants. On ne sait pas encore à quel prix…

Et l’EMM reçoit davantage d’argent si le migrant qu’il « réinstalle » est « en difficulté sociale ou psychologique », notamment s’il est « LGBTQ », grâce au programme « Communautés préférées » de l’ère Obama.

« L’Église épiscopalienne perçoit également une commission pour le recouvrement des prêts de voyage accordés aux réfugiés réinstallés par l’EMM », ajoute lejournal. « Voici comment cela fonctionne : le contribuable américain finance l’Organisation internationale pour les migrations, qui prête de l’argent pour le billet d’avion des réfugiés vers l’Amérique. Si le réfugié rembourse le prêt sans intérêt, l’Eglise (et non l’EMM) empoche 25% de l’argent. Si le prêt n’est pas remboursé, personne n’est lésé, sauf le contribuable. »

L’Eglise épiscopalienne n’est évidemment pas la seule à bénéficier de l’argent public. La Conférence des évêques catholiques et ses organisations charitables ont reçu 449 millions de dollars en 2023… pour aider à installer des « mineurs non accompagnés »…