L’ONU a adopté il y a un mois une résolution qualifiant la traite transatlantique d’esclaves africains de « plus grave crime contre l’humanité ».
Il y aurait beaucoup à dire évidemment sur cette résolution, notamment sur le fait de limiter strictement le « plus grave crime contre l’humanité » au transport d’esclaves noirs par des blancs, à l’exclusion de la traite des noirs par les noirs, sans laquelle il n’y aurait pas eu de traite « transatlantique »… (Et aussi à l’exclusion de la traite des noirs par les Arabes…)
Mais on s’est demandé pourquoi la France, patrie du politiquement correct mondial, n’avait pas voté cette résolution.
Jean-Noël Barrot a répondu hier, lors de son voyage au Togo :
« Si nous nous sommes abstenus sur cette résolution, c’est parce que nous refusons de créer une hiérarchie entre les crimes contre l’humanité. »
Ce n’est évidemment pas vrai. Si la France s’est abstenue, c’est parce que pour Israël et ses vassaux le « plus grave crime contre l’humanité », en réalité le seul que l’on ait le droit de qualifier ainsi, est la Shoah.
Ce qui est intéressant dans cette affaire, et j’ai été surpris de ce vote de l’ONU, c’est qu’Israël n’ait pas pu empêcher qu’il y ait une majorité de pays pour affirmer qu’il a pu y avoir des crimes contre l’humanité pires que la Shoah…






