Le P. Luykx et la rupture postconciliaire

Je reviens sur le livre du P. Boniface Luykx sur Vatican II et la réforme liturgique, parce que c’est très important. Le P. Luykx faisait activement partie du « Mouvement liturgique » des années 1940 et 1950, il fut nommé dans les instances de préparation du concile, puis il participa à la rédaction de la constitution sur la liturgie Sacrosanctum Concilium (souvent désignée sous le sigle CSL dans son livre), puis il participa aux travaux de deux des sous-commissions liturgiques du Consilium chargé d’appliquer le concile. Or cet homme-là, donc très engagé dans la réforme liturgique, a considéré que les sous-commissions trahissaient le texte conciliaire et fabriquaient une liturgie en rupture complète avec la Tradition et avec ce que voulaient les acteurs du « Mouvement liturgique ». En bref, le P. Luykx est un témoin irrécusable de ce que Benoît XVI appelait « l’herméneutique de la discontinuité et de la rupture ».

Le P. Luykx était professeur dans l’âme (et il fut très longtemps professeur de liturgie). A chaque chapitre il résume ce qu’il a dit et ce qu’il va dire. Au milieu du livre, au début du 3e chapitre, ce double résumé devient un résumé de tout le livre. En voici une traduction. On verra à quel point il insiste sur la rupture opérée par les fabricants de la nouvelle liturgie, qu’il qualifie à plusieurs reprises dans son livre de « fausse-couche liturgique » et de réforme « avortée ».

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Poutine sur Trump et l’Alaska

La réponse de Vladimir Poutine, hier, à une question sur le Groenland que convoite Donald Trump et que certains dirigeants européens (comme Merz hier encore à Davos) disent vouloir protéger de… la Russie :

« Ce qui se passe avec le Groenland ne nous concerne absolument pas. Cependant, nous avons de l’expérience pour résoudre des problèmes similaires avec les États-Unis. En 1867, la Russie a vendu l’Alaska aux États-Unis. Si ma mémoire est bonne, la superficie de l’Alaska est d’environ 1,717 million de kilomètres carrés, un peu plus. Les États-Unis nous ont acheté l’Alaska pour 7,2 millions de dollars américains. La superficie du Groenland est légèrement supérieure, je crois, à 2,166 millions de kilomètres carrés. Cela fait une différence d’environ 449 à 450.000 kilomètres carrés. Si on compare avec le coût de l’acquisition de l’Alaska par les États-Unis, le prix pour le Groenland se situerait quelque part autour de 200 à 250 millions de dollars américains. Si on compare avec les prix de l’or de l’époque, le chiffre serait probablement plus proche d’un milliard. Mais je pense que les États-Unis pourraient aussi assumer cette somme. Le plus important, c’est que le Danemark et les États-Unis ont également leur propre expérience en la matière. Si je ne me trompe pas, en 1917, le Danemark a vendu, et les États-Unis ont acheté, les îles Vierges. Donc une telle expérience existe aussi. À propos, le Danemark a toujours traité le Groenland comme une colonie et l’a traité plutôt durement, pour ne pas dire brutalement. Cependant, c’est une question à part et elle n’a guère de rapport avec la discussion actuelle. En tout cas, cela ne nous concerne définitivement pas. Je pense qu’ils s’arrangeront entre eux. »

Santé britannique

Cette vidéo de la BBC a un grand succès sur internet. On y voit une sémillante jeune fille, Athika Ahmed, expliquer son rôle en tant que membre du comité de santé de la jeunesse de l’université de Cardiff. Elle est une sorte d’ambassadrice de la santé auprès des jeunes du pays de Galles, leur expliquant comment avoir une vie saine.

En fait cela fait au moins trois ans qu’elle fait partie de ce comité, puisqu’elle était la vedette du « mois de l’héritage sud-asiatique » célébré par ledit comité en août 2022.

Dans la vidéo elle dit notamment ceci :

« J’aurais aimé que lorsque j’étais à l’école on nous apprenne comment je fais pour avoir un examen des seins, comment je reconnais les signes d’un cancer du col de l’utérus, faire des dépistages radiologiques, ces choses qui vont prolonger ma vie. Donc pourquoi ne nous a-t-on pas enseigné ces choses avant ? »

Ici elle est fière de recevoir son « mastering diversity award », ce qui doit se traduire par « prix de l’expertise en diversité », ou « prix du spécialiste en diversité » :

Saint Vincent

Saint Vincent, diacre de Saragosse martyr de Dioclétien en 304 à Valence, est le patron des vignerons. Cela vient de l’étymologie populaire (ou plutôt du jeu de mots) Vincent = vin-sang : le vin qui devient le sang du Christ.

Dom Guéranger :

Une ancienne tradition, dans la chrétienté, assigne à saint Vincent le patronage sur les travaux de la vigne et sur ceux qui les exercent. Cette idée est heureuse, et nous rappelle mystérieusement la part que le Diacre prend au divin Sacrifice. C’est lui qui verse dans le calice ce vin qui bientôt va devenir le sang du Christ. Il y a peu de jours, nous assistions au festin de Cana : le Christ nous y offrait son divin breuvage, le vin de son amour ; aujourd’hui, il nous le présente de nouveau, par la main de Vincent. Pour se rendre digne d’un si haut ministère, le saint Diacre a fait ses preuves, en mêlant son propre sang, comme un vin généreux, dans la coupe qui contient le prix du salut du monde. Ainsi se vérifie la parole de l’Apôtre, qui nous dit que les Saints accomplissent dans leur chair, par le mérite de leurs souffrances, quelque chose qui manquait, non à l’efficacité, mais à la plénitude du Sacrifice du Christ dont ils sont les membres.

Chaque année a lieu la Saint Vincent Tournante dans les vignobles de Bourgogne. Cette année ce sera dans les Maranges, au sud de la Côte de Beaune, les 24 et 25 janvier.