De Starmer à Burnham

Keir Starmer est donc démissionnaire. Ce n’est pas une surprise. Il sera remplacé par Andy Burnham. Ce ne sera pas non plus une surprise. Après la défaite des travaillistes aux récentes élections locales, les regards des mêmes travaillistes se sont tournés vers Andy Burnham pour remplacer Starmer. Mais Burnham n’était plus député depuis 2017 : il était devenu maire du Grand Manchester. Pour être Premier ministre il doit être député. Donc l’un des députés travaillistes du Grand Manchester a démissionné, et Andy Burnham a été élu député le 18 juin…

Non seulement il n’y a aucune amélioration à attendre, mais Andy Burnham est pire que Keir Starmer : il se veut socialiste pur et dur, anti-nationaliste pour le Royaume-Uni mais nationaliste russophobe pour l’Ukraine. En avril dernier il recevait à Manchester les maires de Lvov et de Boutcha…

Hier, l’édition dominicale du Times a publié un article surréaliste :

Comment l’Église catholique a façonné Andy Burnham

Le catholicisme a marqué de son empreinte le foyer, l’école et les rues où le nouveau député a grandi. Il a forgé la vision que cet ancien enfant de chœur emportera avec lui à Downing Street.

Mais peut-être est-il temps d’admettre que c’est ça maintenant le catholicisme…

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Addendum

En 2015, quand il avait tenté de prendre la tête du parti travailliste, il avait dit que s’il était choisi son premier voyage à l’étranger serait en Israël.

Offre d’emploi

Le ministre ukrainien de la Défense Mykhailo Fedorov annonce qu’il a besoin d’étrangers pour reconstituer jusqu’à 50% des troupes d’assaut sur le front.

C’est bien payé, par nos soins, du moins quand l’argent n’est pas détourné par la hiérarchie civile et militaire. Mais c’est un contrat à durée très limitée…

Les valeurs de l’Europe

C’était hier la gay pride à Kiev. Avec le drapeau européen, et saint Michel sur le drapeau LGBT… Sous haute protection des forces de l’ordre, en raison d’une contre-manifestation de la défense de la famille, à l’occasion de la fête des pères.

Le ministère ukrainien de la Famille (sic) avait tenu à affirmer son soutien aux déviants sexuels : « À l’occasion du mois de la fierté, nous rappelons les valeurs sur lesquelles repose une société forte et juste : le respect, l’égalité, la sécurité et le droit de chaque personne à être soi-même. » Avec un beau logo :

Et dans la Hongrie normalisée, le pont Elisabeth de Budapest peut enfin être aux couleurs LGBTQIA+…

4e dimanche après la Pentecôte

Du moment que le Seigneur, par des miracles divers, eut rendu la santé à beaucoup de malades, la foule de ceux qui désiraient ardemment des guérisons ne se laissa plus arrêter par les difficultés de temps et de lieux. La soirée s’avançait et ils le suivaient encore. Près du lac, la foule accourt, le presse, si bien qu’il se voit obligé de monter dans la barque de Pierre.

Cette barque, saint Matthieu nous la représente battue des flots, et saint Luc nous la montre remplie de poissons, ce qui vous dépeint les fluctuations de l’Église à son berceau, et sa prodigieuse fécondité dans la suite.

Les poissons figurent ceux qui naviguent sur l’océan de cette vie. Dans le premier cas, le Christ sommeille encore pour ses disciples ; dans le second, il commande en maître : Jésus dort en effet dans les âmes tièdes, et il veille dans les âmes parfaites. Elle ne court aucun danger, la barque qui porte la sagesse, d’où la trahison est absente et qui vogue au souffle de la foi. Et que pourrait-elle craindre, ayant pour pilote celui en qui l’Église est affermie ? Le péril se rencontre où il y a peu de foi : ici, sécurité, car l’amour est parfait.

Et pendant que les autres disciples ont ordre de jeter leurs filets, à Pierre seul il est dit : « Avance en pleine mer », c’est-à-dire, pénètre au profond de la doctrine. En effet, quoi de plus profond que de découvrir l’abîme des richesses célestes, de connaître le Fils de Dieu et de confesser sa génération divine ? Génération que l’esprit humain ne peut sans doute pleinement comprendre par les investigations de sa raison, mais que la plénitude étreint cependant.

Car bien qu’il ne me soit pas donné de savoir comment il est engendré de Dieu, néanmoins il ne m’est pas permis d’ignorer qu’il est engendré de Dieu. J’ignore le mode de sa génération, mais j’en connais le principe. Nous n’étions pas là, lorsque le Fils de Dieu était engendré du Père, mais nous étions là, lorsque le Père l’appelait Fils de Dieu. Si nous ne croyons pas même à Dieu, à qui croirons-nous ? Car tout ce que nous croyons, c’est par la vue ou par l’ouïe que nous le croyons. La vue est parfois trompée ; l’ouïe est sûre en matière de foi.

Saint Ambroise, commentaire de l’évangile de saint Luc, leçons des matines monastiques.