De provocation en provocation

Zelensky multiplie les provocations contre la Biélorussie. La dernière en date, un drone contre un autocar d’enfants allant en Crimée, a marqué un tournant. Et voici la nouvelle. Comme le gouvernement biélorusse a fini par renforcer sa présence militaire à la frontière de l’Ukraine, Zelensky dénonce la présence de « répéteurs (relais radio) sur des tours » et exige, sous ultimatum, que Loukachenko les enlève. « Qu’il enlève ce matériel, qu’il retire ce matériel. Je pense qu’il lui suffit d’une semaine pour le faire. S’il ne le fait pas, nous le ferons. »

Zelensky sera-t-il assez stupide pour attaquer la Biélorussie ? Ce serait une bonne chose pour en finir avec cette guerre.

Un petit pas…

Le président polonais Karol Nawrocki a retiré à Zelensky l’Ordre de l’Aigle blanc, la plus haute distinction polonaise, qui lui avait été remise en avril 2023 par le président précédent.

Comme il l’avait annoncé, il a pris sa décision suite à la décision ukrainienne de nommer une unité militaire ‘Héros de l’UPA » : « Pour l’écrasante majorité de la société polonaise, l’Armée insurrectionnelle ukrainienne (UPA) demeure avant tout une formation responsable des crimes brutaux commis contre des citoyens de la République de Pologne pendant la Seconde Guerre mondiale. »

Il a ajouté : « En tant que commandant suprême des forces armées polonaises, je tiens à rappeler que l’armée polonaise a formé des milliers de soldats ukrainiens. Aujourd’hui, nous ne pouvons rester passifs en sachant que certains d’entre eux serviront sous les couleurs de l’UPA. C’est inacceptable pour nous. »

Le geste est purement symbolique, mais les Ukrainiens sont évidemment furieux. D’autant que cela semble montrer que Karol Nawrocki n’a pas l’intention de mettre de l’eau dans sa vodka. Ouvertement hostile à l’entrée de l’Ukraine dans l’UE et dans l’OTAN, il n’a encore jamais mis les pieds à Kiev où se précipitent en permanence les autres dirigeants de l’UE.

Leurs églises

Des gens qui regardent un match de la coupe du monde de foot dans une église, sur un écran posé devant l’autel, on se dit a priori que ce doit être une église désaffectée. Pas du tout. C’est l’église paroissiale Saint-Antoine de Madrid. Une église dont le curé est un bergoglien frénétique, transformée en « hôpital de campagne », ouverte à « todos, todos, todos », chrétiens ou non, à la seule condition de « respecter la pastorale de la paroisse ». Compris ? Dans cette église officiellement catholique il y a cinq prêtres officiellement catholiques qui célèbrent une « messe » officiellement catholique chaque soir et quatre midis par semaine, mais le matin est consacré au service du petit déjeuner aux pauvres. Il y a aussi, toujours devant l’autel, nombre de conférences et de concerts variés.

LifeSiteNews fait remarquer que pendant ce temps des pèlerins de la Fraternité Saint-Pierre se sont vu interdire la messe traditionnelle dans trois villes italiennes. A San Giovanni Rotondo (chez le Padre Pio), ils ont dû célébrer la messe dans la cave d’un hôtel, et à Assise il y avait déjà une divine liturgie orthodoxe…

D’autre part du 19 au 21 juin se tient la Conférence annuelle du lobby LGBT du P. James Matin s.j. Outreach, à l’université jésuite de Georgetown à Washington. « Le cardinal Robert McElroy de Washington et le président de l’université de Georgetown, Eduardo Peñalver, ont adressé des paroles d’accueil et de bienvenue aux participants. Le cardinal Blase Cupich de Chicago a également exprimé son soutien et ses encouragements aux personnes présentes. »

Je me refuse à traduire leurs ignominies. Une seule citation suffira, de l’archevêque de Washington : « Je sais que le Saint-Esprit sera profondément présent dans nos réunions et discussions en ce moment clé de l’histoire de notre Eglise et de notre nation. »

« Aujourd’hui, j’ai pleinement ressenti la présence divine »

Ceci est une citation de Mgr Edward Weisenburger, archevêque de Détroit dans le Michigan. Où a-t-il enfin, à 65 ans, après près de 40 ans de sacerdoce, 12 ans d’épiscopat, ressenti pleinement la présence divine ?

C’est à la mosquée Imam Al-Hasanain, lors de l’inauguration des nouveaux locaux de l’Institut islamique d’Amérique de l’imam chiite Sayyid Hassan al-Musawi al-Qazwini à Deaborn Heights (coût : 16 millions de dollars).

Lors de son allocution, il a déclaré : « Nulle part ailleurs je ne ressens plus d’honneur, de fraternité et de bienveillance, et dès l’instant où j’ai foulé le sol de cette magnifique propriété aujourd’hui, j’ai pleinement ressenti la présence divine. »

Il a ajouté : « Nous appartenons à la même famille humaine. Toutes les églises, toutes les mosquées, toutes les synagogues, tous les lieux où Dieu se manifeste sont sacrés. C’est un lieu véritablement merveilleux et sacré, un lieu qui, je le crois, permettra à toute l’humanité d’entrer en communion plus profonde avec notre Dieu unique. »

Après tout, Léon XIV à la grande mosquée d’Alger a déclaré que son dialogue avec le recteur avait été marqué par la gratitude d’être dans un « lieu qui représente l’espace qui appartient à Dieu ». Et sur le livre d’or il avait écrit ce message 100% charia-compatible : « Que la miséricorde du Très-Haut garde dans la paix et la liberté le noble peuple algérien et toute la famille humaine. Que la miséricorde du Très-Haut préserve le noble peuple algérien et toute la famille humaine dans la paix et la liberté. »

Mgr Edward Weisenburger s’est fait connaître par son application brutale de Traditionis custodes dans son diocèse, interdisant la messe dans toutes les paroisses et ne la permettant que dans une église de Detroit et trois chapelles dans le diocèse, interdisant aussi toute messe ad orientem, exigeant un autel face au peuple dans tous les lieux de culte « sous 180 jours », et chassant trois professeurs de renom du grand séminaire parce que trop « conservateurs », dont le célèbre canoniste Edward Peters.

De la Sainte Vierge le samedi

O beáta María, quis tibi digne váleat jura gratiárum ac laudum præcónia impéndere, quæ singulári tuo assénsu mundo succurrísti pérdito ? Quas tibi laudes fragílitas humáni géneris persólvat, quæ solo tuo commércio recuperándi áditum invénit ? Accipe ítaque quascúmque exíles, quascúmque méritis tuis ímpares gratiárum actiónes: et cum suscéperis vota, culpas nostras orándo excúsa. Admítte nostras preces intra sacrárium exauditiónis, repórta nobis antídotum reconciliatiónis.

O bienheureuse Marie, qui pourra jamais te payer en retour, proclamer ta louange et t’offrir une action de grâces digne de toi qui, par ton seul consentement, as secouru le monde voué à sa perte ? De quel tribut de louanges peut s’acquitter l’humaine fragilité alors qu’à ta seule intervention, elle doit d’avoir retrouvé le libre accès qu’il fallait regagner ? Reçois cependant nos actions de grâces, telles qu’elles sont, chétives et indignes de toi. Et tandis que tu accueilles nos vœux, par ton intercession, daigne excuser nos fautes. Introduis nos prières jusqu’au sanctuaire de l’exaucement, rapporte-nous la réconciliation salutaire.

Leçon des matines. Indiquée dans le bréviaire monastique de 1963 comme venant d’un « Sermon de saint Augustin pour l’Annonciation (De sanctis 18 n°5)« . En fait ce texte vient d’un sermon « supposé » de saint Augustin pour l’Assomption (De sanctis 208, 11), et est en réalité de saint Césaire d’Arles (selon Migne).

Mosaïque de la cathédrale Saint-Sophie de Kiev (XIe siècle), interdite au culte, « musée du christianisme en Ukraine ».