Un nouveau coup d’arrêt à la dinguerie du « genre »

Karoline Leavitt, porte-parole de la Maison Blanche, écrit dans un commentaire du New York Times qu’elle ignore tous les courriels incluant des « pronoms préférentiels » dans leur signature électronique :

« Tout journaliste qui choisit d’indiquer ses pronoms préférentiels ne se soucie clairement pas de la réalité ou de la vérité biologique et ne peut donc pas être considéré comme fiable pour écrire un article honnête. »

Cela confirme ce qu’elle avait déjà dit à un journaliste de la même publication : « Par principe, nous ne répondons pas aux journalistes qui mettent des pronoms dans leur présentation. »

Le New York Times cite une réponse identique de Katie Miller, du Département de l’efficacité gouvernementale (DOGE) : « Par principe, je ne réponds pas aux personnes qui utilisent des pronoms dans leur signature, car cela montre qu’elles ignorent les réalités scientifiques et donc les faits. »

A propos du DOGE, le secrétaire à la Défense Pete Hegseth fait savoir que suite aux découvertes de l’équipe d’Elon Musk il met fin à une série de contrats qui ne servaient à rien (en général à des « consultants ») pour 5,1 milliards de dollars (bien cinq milliards). Et, ajoute-t-il, ce n’est pas fini.

Canada : pas un pour racheter l’autre

Le Premier ministre canadien Mark Carney a réitéré le 8 avril son engagement LGBT de permettre d’imposer aux enfants des bloqueurs de puberté et autres drogues pour « transition de genre », et le charcutage irréversible de « réassignation de genre », et cela « sans exception ». Parce que « l’accès aux soins de santé est un droit fondamental ».

Deux jours plus tôt, ce catholique qui est aussi, « sans réserve », pour le droit fondamental à l’avortement jusqu’à la naissance, assistait à la messe en l’église Sainte-Monique d’Ottawa. Le prêtre dans son sermon qualifia l’avortement de meurtre, rappela que le fait d’aider ou d’encourager l’avortement est un péché mortel, et exhorta les paroissiens à se souvenir qu’on ne doit pas recevoir la communion si on a commis un péché mortel dont on ne s’est pas confessé. Et une vidéo montre Mark Carney allant communier.

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Le 9 avril, le chef du parti conservateur Pierre Poilievre a déclaré dans un podcast : « Nous défendrons la liberté de choix des femmes. » Son interlocuteur lui a demandé s’il parlait de l’avortement. Il a répondu : « Oui. Nous ne changerons jamais la loi sur l’avortement, nous avons adopté une politique du Parti conservateur il y a 20 ans disant que nous ne changerons jamais les règles ou les lois pour restreindre l’avortement. »

(En réalité il n’y a pas de loi sur l’avortement au Canada, peut-être le seul pays au monde dans ce cas. Il y a eu en 1969 une loi qui modifiait le code criminel en permettant l’avortement si un comité de trois médecins déterminait que la grossesse constituait un danger pour la santé de la mère. En 1988 la Cour suprême a abrogé cette disposition. « Depuis, l’avortement est traité comme un service de santé », comme dit le site du gouvernement (qui ne parle pas de la mère mais du « parent »).

Etats-Unis – Russie : discrètement…

Le représentant permanent de la Russie auprès des Nations Unies à Genève, Guennady Gatilov, déclare à une télévision russe :

« En ce qui concerne les États-Unis et la délégation américaine ici, à Genève, on peut constater certains progrès dans le fait que la délégation américaine a cessé de soutenir les décisions ou les projets de décisions russophobes approuvés par divers organes du système des Nations unies. »

Il a précisé que lors d’un récent vote à l’Organisation internationale du travail (OIT), les États-Unis, qui faisaient auparavant partie des partisans des initiatives antirusses, se sont abstenus, ce qui, selon Gatinov, était « plutôt symptomatique ».

Les changements qui se produisent sur la scène internationale en général et dans les relations entre la Russie et les États-Unis en particulier « ne seront pas perdus » et « ne peuvent qu’avoir un impact sur l’atmosphère » dans les enceintes internationales, a-t-il ajouté.

Et de nouvelles discussions russo-américaines ont eu lieu ce jour à Istanbul.

Michigan : quatre avortoirs de moins

L’avortoir de Marquette était le seul de la « Péninsule supérieure ».

Le Planning familial du Michigan annonce la fermeture de trois de ses avortoirs et le « fusionnement » de deux autres. Cette branche de l’industrie de l’avortement n’est pas l’un des neuf destinataires de la lettre du gouvernement indiquant le gel de 27,5 millions de subventions pendant l’enquête sur les infractions à la loi interdisant l’idéologie DEI et l’immigration abortive. Mais on préfère prendre les devants, car les temps vont être durs pour les avortueurs. « Notre décision de restructurer reflète des mois de planification stratégique et d’analyse financière minutieuse. Ces changements nécessaires renforcent la capacité de PPMI à s’adapter rapidement dans un paysage politique difficile », dit la présidente, qui s’attend à « d’autres attaques » contre l’avortement.

La publication Michigan Advance se plaint qu’avec la fermeture des établissements de Marquette et de Petoskey c’est tout le nord de l’Etat qui se retrouve sans clinique de « soins de santé reproductive ».

Amber Roseboom, présidente de l’association Droit à la Vie du Michigan, déclare à LifeSiteNews :

 « Les politiques irresponsables prônées par Planned Parenthood, telles que la suppression des réglementations en matière de santé et de sécurité pour les cliniques et la suppression du consentement éclairé pour les femmes souhaitant avorter, ont entraîné une diminution spectaculaire des soins aux femmes. Ces quatre fermetures démontrent l’incapacité de Planned Parenthood à répondre aux besoins des femmes, alors qu’ils continuent de défendre un programme politique radical et une réponse uniquement axée sur l’avortement aux femmes confrontées à des grossesses non planifiées. Bien que l’avortement soit légal jusqu’au moment de la naissance dans le Michigan, les femmes sont de plus en plus intéressées par les options favorables à la vie rendues possibles par le bon travail des plus de 100 centres de ressources sur la grossesse (pregnancy resource centers) du Michigan. »

Moscou et Washington : on se parle

Kirill Dmitriev, encore interdit d’entrée sur le territoire américain il y a quelques jours, en conférence de presse devant la Maison Blanche…

Kirill Dmitriev, PDG du Fonds russe d’investissement direct et nommé par Vladimir Poutine le 23 février dernier envoyé présidentiel pour l’investissement étranger et la coopération économique, vient de passer deux jours à Washington, invité par le gouvernement américain qui a dû pour cela annuler les sanctions à son encontre…

« La Russie et les États-Unis ont fait trois pas en avant au cours des deux derniers jours », a-t-il déclaré lors de sa conférence de presse. De nombreux acteurs tentent de perturber le dialogue entre Moscou et Washington, et des divergences subsistent entre la Russie et les États-Unis, mais les deux parties « s’efforcent de les surmonter ».

Dmitriev a affirmé que les préoccupations et la position de Moscou sont entendues par Washington. Lors de la série de réunions, il a été question non seulement de diplomatie, mais aussi d’affaires : la coopération dans l’Arctique et dans le domaine des terres rares ainsi que la reprise des liaisons aériennes entre les États-Unis et la Russie. « Les entreprises américaines se montrent prêtes à occuper les marchés laissés vacants en Russie par les entreprises européennes », a-t-il dit aussi.

Le dialogue entre la Russie et les Etats-Unis, qui a été « complètement détruit sous l’administration Biden, est crucial pour le monde entier ». Son rétablissement sera un processus « complexe et progressif », mais « la vraie compréhension de la position russe ouvre de nouvelles opportunités pour une coopération constructive, notamment dans le domaine des investissements économiques. »