Le secret de la confession supprimé

C’est dans l’Etat de Washington. La loi supprimant le secret de la confession, sous peine de prison, a été signée hier par le gouverneur Bob Ferguson, qui a osé mettre en avant sa « foi catholique » et l’avis de son oncle prêtre jésuite. Le « catholique » Ferguson est un militant pro-avortement et pro-LGBT.

Le projet de loi a été adopté par les sénateurs le 28 février par 28 voix contre 20, et par les députés le 11 avril par 64 voix contre 31.

J’avoue que je n’y croyais pas. Mais c’est arrivé. Le lendemain du jour où Trump met en place une commission pour la liberté religieuse.

Il s’agit évidemment de la lutte contre les « abus » sexuels. Il a été abondamment démontré que lever le secret de la confession ne changerait rien, mais l’occasion est trop bonne pour s’en prendre à un sacrement.

Tracey Yackley, « directrice des opérations » (sic) de la conférence des évêques de l’Etat de Washington, a répondu à LifeSiteNews qu’il n’y avait aucun commentaire à faire… Il est vrai que l’an dernier les évêques avaient approuvé un projet de loi similaire qui avait avorté.

Le code de droit canonique dit toujours (canon 1386) que le prêtre qui viole le secret de la confession est excommunié. Mais le code de droit canonique est sans doute obsolète dans l’Eglise d’aujourd’hui. Puisqu’on ne sait plus ce qu’est un sacrement.

Un coup contre la censure

Le secrétaire d’Etat américain Marco Rubio a annoncé hier la fermeture de l’agence fédérale chargée de lutter contre la « désinformation » étrangère (Counter Foreign Information Manipulation and InterferenceR/FIMI).

Cette agence, a-t-il <a href="http://&lt;!– wp:embed {"url":"https://www.state.gov/secretary-of-state-marco-rubio-with-mike-benz/?utm_source=homepage\u0026utm_medium=hero\u0026utm_id=s_benz","type":"rich","providerNameSlug":"embed"} –> <figure class="wp-block-embed is-type-rich is-provider-embed wp-block-embed-embed"><div class="wp-block-embed__wrapper"> https://www.state.gov/secretary-of-state-marco-rubio-with-mike-benz/?utm_source=homepage&utm_medium=hero&utm_id=s_benz </div></figure> dit, coûtait plus de 50 milliards de dollars par an et dépensait des millions « pour faire taire les voix d’Américains qu’elle était censé défendre ».

Les fonds économisés permettront de « défendre la liberté d’expression, qui est menacée dans le monde entier, y compris dans des pays alliés ». Et Rubio d’évoquer ces « cas », en Europe occidentale, « où des gens postent quelque chose en ligne et puis la police frappe à la porte et vous allez en prison 60 jours ».

Les Républicains n’ont toujours pas digéré les menaces à répétition de la Commission européenne contre les réseaux sociaux et nommément contre Elon Musk.

« Si un pays, ou un groupe de pays dans le cas de l’UE (…), s’en prend à des Américains pour leurs propos, ça devient une source d’irritation pour les États-Unis et c’est même plus qu’irritant. Cela empêche de coopérer, s’ils s’en prennent non seulement à quelqu’un de connu comme Elon, mais à n’importe qui. »

Marco Rubio souligne que le gouvernement Trump soulève la question de la liberté d’expression dans ses entretiens avec des dirigeants européens : « Vous allez voir que nous continuons à mettre l’accent là-dessus dans notre diplomatie ».

Marco Rubio est aujourd’hui à Paris…

Etats-Unis – Russie

La rencontre hier entre responsables russes et américains à Istanbul avait pour but principal de normaliser les relations diplomatiques entre les deux pays.

Aujourd’hui, Steve Witkoff, l’envoyé spécial du président des Etats-Unis, est de nouveau en Russie. En fin de matinée il a rencontré Kirill Dmitriev à Saint-Pétersbourg. Il rencontre une nouvelle fois Vladimir Poutine cet après-midi. (Dmitriev était l’envoyé de Poutine à Washington le 3 avril.)

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L’ambassadeur des Etats-Unis en Ukraine, Bridget Brink, démissionne. C’est une amie de Victoria Nuland et elle n’est plus en phase avec la nouvelle politique américaine… et elle ne peut plus distribuer l’argent de l’USAID à ses clients…

Un nouveau coup d’arrêt à la dinguerie du « genre »

Karoline Leavitt, porte-parole de la Maison Blanche, écrit dans un commentaire du New York Times qu’elle ignore tous les courriels incluant des « pronoms préférentiels » dans leur signature électronique :

« Tout journaliste qui choisit d’indiquer ses pronoms préférentiels ne se soucie clairement pas de la réalité ou de la vérité biologique et ne peut donc pas être considéré comme fiable pour écrire un article honnête. »

Cela confirme ce qu’elle avait déjà dit à un journaliste de la même publication : « Par principe, nous ne répondons pas aux journalistes qui mettent des pronoms dans leur présentation. »

Le New York Times cite une réponse identique de Katie Miller, du Département de l’efficacité gouvernementale (DOGE) : « Par principe, je ne réponds pas aux personnes qui utilisent des pronoms dans leur signature, car cela montre qu’elles ignorent les réalités scientifiques et donc les faits. »

A propos du DOGE, le secrétaire à la Défense Pete Hegseth fait savoir que suite aux découvertes de l’équipe d’Elon Musk il met fin à une série de contrats qui ne servaient à rien (en général à des « consultants ») pour 5,1 milliards de dollars (bien cinq milliards). Et, ajoute-t-il, ce n’est pas fini.

Canada : pas un pour racheter l’autre

Le Premier ministre canadien Mark Carney a réitéré le 8 avril son engagement LGBT de permettre d’imposer aux enfants des bloqueurs de puberté et autres drogues pour « transition de genre », et le charcutage irréversible de « réassignation de genre », et cela « sans exception ». Parce que « l’accès aux soins de santé est un droit fondamental ».

Deux jours plus tôt, ce catholique qui est aussi, « sans réserve », pour le droit fondamental à l’avortement jusqu’à la naissance, assistait à la messe en l’église Sainte-Monique d’Ottawa. Le prêtre dans son sermon qualifia l’avortement de meurtre, rappela que le fait d’aider ou d’encourager l’avortement est un péché mortel, et exhorta les paroissiens à se souvenir qu’on ne doit pas recevoir la communion si on a commis un péché mortel dont on ne s’est pas confessé. Et une vidéo montre Mark Carney allant communier.

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Le 9 avril, le chef du parti conservateur Pierre Poilievre a déclaré dans un podcast : « Nous défendrons la liberté de choix des femmes. » Son interlocuteur lui a demandé s’il parlait de l’avortement. Il a répondu : « Oui. Nous ne changerons jamais la loi sur l’avortement, nous avons adopté une politique du Parti conservateur il y a 20 ans disant que nous ne changerons jamais les règles ou les lois pour restreindre l’avortement. »

(En réalité il n’y a pas de loi sur l’avortement au Canada, peut-être le seul pays au monde dans ce cas. Il y a eu en 1969 une loi qui modifiait le code criminel en permettant l’avortement si un comité de trois médecins déterminait que la grossesse constituait un danger pour la santé de la mère. En 1988 la Cour suprême a abrogé cette disposition. « Depuis, l’avortement est traité comme un service de santé », comme dit le site du gouvernement (qui ne parle pas de la mère mais du « parent »).