Idaho pro-vie

Le Sénat de l’Idaho a adopté par 27 voix contre 8 une proposition de loi visant à « dispenser un enseignement sur la croissance et le développement humains dans les écoles publiques ». En clair, cette loi rendrait obligatoire que les élèves de la cinquième à la douzième année (10-11 ans à 17-18 ans) visionnent une vidéo haute définition d’échographie montrant le développement du cerveau, du cœur et des organes du fœtus, ainsi qu’un « rendu ou une animation de haute qualité, généré par ordinateur, montrant le processus de fécondation et chaque étape du développement humain à l’intérieur de l’utérus, en notant les marqueurs significatifs de la croissance cellulaire et du développement des organes pour chaque semaine de grossesse jusqu’à la naissance ». (Au Sénat de l’Idaho il y a 28 républicains et 7 démocrates. Un élu républicain a donc voté contre cette proposition.)

Le texte va maintenant être voté par les députés, ce qui ne posera aucun problème. La majorité républicaine s’est encore renforcée de cinq sièges aux dernières élections : 90 contre 15 démocrates. (Trump a obtenu près de 67% des voix dans cet Etat.)

Et ce n’est pas le gouverneur, Brad Little, qui y objectera. En 2021 il a signé une loi interdisant l’avortement après six semaines de grossesse, l’année suivante une loi qui interdit l’avortement après le premier battement de cœur du fœtus, en 2023 une loi interdisant de transporter des mineures pour se faire avorter en dehors de l’Etat sans consentement explicite des parents, et interdisant la pilule abortive pour les mineures. D’autre part en 2020 il a signé une loi interdisant aux soi-disant « femmes transgenres » de participer aux compétitions sportives féminines, et en 2023 une loi interdisant tout traitement de « changement de genre » aux mineurs, avec à la clé dix ans de prison pour les médecins qui les pratiqueraient.

Trump et le mercredi des Cendres

La Maison Blanche a publié hier ce message du président et de la première dame des Etats-Unis :

En ce mercredi des Cendres, nous nous joignons à la prière des dizaines de millions de catholiques américains et d’autres chrétiens qui entament la période sacrée du Carême, un temps d’anticipation spirituelle de la passion, de la mort et de la résurrection de notre Seigneur et Sauveur, Jésus-Christ.

Pendant le Carême, les chrétiens passent 40 jours et 40 nuits à prier, à jeûner et à faire l’aumône pour approfondir leur foi et renforcer leur croyance en l’Évangile. Aujourd’hui, les disciples du Christ portent des croix de cendres sur le front, un rappel sacré de notre mortalité et de notre besoin permanent de la miséricorde infinie et de l’amour rédempteur du Christ.

Alors que nous contemplons solennellement la souffrance et la mort de Jésus-Christ sur la croix en ce Carême, préparons nos âmes à la gloire à venir du miracle de Pâques.

Nous vous souhaitons une période de Carême riche et pleine de prières. Que Dieu tout-puissant vous bénisse et qu’il continue de bénir les États-Unis d’Amérique.

« La Maison Blanche célèbre le début du Carême avec une messe du mercredi des Cendres ce matin dans la salle du Traité indien. Tous ceux qui le souhaitent sont les bienvenus », avait fait savoir Mary Margaret Olohan, correspondante de la Maison Blanche.

Le secrétaire d’Etat Marco Rubio, lors de son interview sur Fox News :

Le rat ne va pas pouvoir changer de sexe

Parmi les conséquences du coup d’arrêt aux politiques LGBT et woke aux Etats-Unis, Elon Musk signale qu’hier l’Institut national de Santé a annulé sept subventions pour des expériences transgenres sur des animaux, dont :

– 532.000 $ pour « utiliser un modèle de souris afin d’étudier les effets d’un traitement à la testostérone intersexe »,

– 33.000 $ pour tester « une thérapie hormonale féminisante chez le rat mâle ».

En Colombie, l’euthanasie des adolescents

La culture de mort galope en Amérique latine. La Colombie prend la tête ce mois-ci, avec l’injonction de sa Cour constitutionnelle au ministère de la « Santé », lui demandant d’« adapter la réglementation relative au droit de mourir dans la dignité pour les enfants et les adolescents », afin de « garantir que les mineurs atteints de déficience intellectuelle ne soient pas exclus de la possibilité de présenter des demandes d’euthanasie ».

Après les votes de l’ONU

Dans une interview à RT, Dmitri Poliansky, représentant permanent adjoint de la Fédération de Russie auprès de l’ONU, a salué un « retour au bon sens » au Conseil de sécurité, après l’adoption du texte proposé par les États-Unis sur la crise en Ukraine, qui a recueilli dix voix favorables, dont celles de Moscou et de Washington, tandis que cinq membres européens se sont abstenus.

« Il est évident que le groupe des pays occidentaux qui soutiennent fermement l’Ukraine est beaucoup plus isolé qu’il ne l’était au début de la crise, lorsque de nombreux pays étaient désorientés et ne savaient pas exactement ce qu’ils devaient penser et faire. Aujourd’hui, tout le monde comprend ce qui se passe en réalité. Tout le monde connaît la réalité sur le terrain. Je crois qu’ils sont plus isolés : ils voulaient isoler la Russie, mais il s’avère qu’ils sont eux-mêmes de plus en plus isolés : les récents votes à l’Assemblée générale et au Conseil de sécurité de l’ONU en sont la preuve évidente. »

« Je pense que l’une des raisons pour lesquelles la nouvelle administration Trump a changé d’attitude à l’égard du conflit en Ukraine est qu’elle comprend la véritable situation sur le champ de bataille et les chances de l’Ukraine de faire face à cette situation pendant une période de temps raisonnable. Ils sont donc réalistes, ils comprennent qu’il faut faire quelque chose, sinon le régime de Zelensky tombera. Ils sont plus réalistes à cet égard. »

« J’estime également qu’il faut prêter attention aux paroles de la représentante américaine quand elle a présenté son projet de texte au Conseil de sécurité. Elle a qualifié ce projet de prospectif et nous partageons pleinement cette opinion. »