Quand le « transphobe » a gain de cause

En 2023, le district scolaire d’Argyle dans le Wisconsin avait viré Jordan Cernek de l’école où il enseignait parce qu’il refusait, au nom de ses convictions religieuses, d’utiliser les « pronoms préférés » de deux élèves soi-disant « transgenres ». (Les « pronoms préférés » des soi-disant « transgenres » sont ceux qui ne correspondent pas à leur sexe biologique.)

Au bout d’un an, Jordan Cernek s’est décidé à porter plainte, avec le soutien de l’Institut pour la Loi et la Liberté. Il vient d’avoir gain de cause. Le tribunal a déclaré : « Le licenciement effectif par le district d’un enseignant apprécié et indispensable simplement parce que ses convictions diffèrent de celles des autres est inconstitutionnel et constitue une violation du titre VII de la loi sur les droits civils de 1964. » Le district scolaire doit lui verser 20.000 $.

Et comme on a changé de gouvernement, un avocat du ministère de la Justice a commenté dans un communiqué : « Les districts scolaires ont le devoir de tenir raisonnablement compte des convictions religieuses de leurs employés, et la volonté de M. Cernek de défendre ses convictions religieuses est admirable. »

Les furies de l’avortement

Tina Kotek entourée de responsables d’avortoirs, ceux du Planning familial, de l’Université de la Santé et des Sciences, de la Clinique Lilith (sic) : une belle brochette de satanistes.

Aux Etats-Unis, le gouverneur de l’Oregon, Tina Kotek (« la première personne ouvertement lesbienne à être présidente d’une législature d’État aux États-Unis »), entourée de « prestataires d’avortement », a signé une proclamation faisant du 10 mars la « Journée de reconnaissance envers les prestataires d’avortement ».

« Ici, en Oregon, nous comprenons que l’avortement est un acte médical, et les prestataires sont appréciés et peuvent continuer à prodiguer des soins sans ingérence ni intimidation. À nos prestataires et aux patientes qui vivent en Oregon ou qui ont été contraintes de se réfugier dans notre État pour se faire soigner, sachez que je continue à vous soutenir. »

Car la grossesse est une maladie, qui se soigne en tuant l’intrus…

(1.661 des 10.075 bébés avortés dans l’Oregon en 2023 venaient d’autres États, soit une augmentation de près de 60 % par rapport à 2022.)

L’opinion de Douguine

Alexandre Douguine publie un livre en anglais intitulé “La révolution Trump”. En voici la présentation.

Le retour au pouvoir de Donald Trump n’est pas seulement un événement politique. Il s’agit d’un changement géopolitique aux proportions historiques. Dans La révolution Trump, Alexandre Douguine dissèque la montée du trumpisme 2.0 et son rôle dans le démantèlement de l’ordre libéral-mondialiste, le remplaçant par une nouvelle réalité : l’ordre des grandes puissances. Il ne s’agit pas de la multipolarité coopérative envisagée par la Russie et la Chine, mais d’un monde plus dur et pragmatique dans lequel seules les civilisations fortes et véritablement souveraines peuvent s’affirmer.

L’Amérique de Trump n’est plus le garant du mondialisme, mais un empire traditionaliste en devenir, qui donne la priorité à sa propre force tout en reconnaissant la légitimité des autres grandes puissances. Cette transformation se répercute au-delà de l’Amérique, donnant un nouvel élan à l’opposition patriotique européenne. Alors que les forces trumpistes défient l’élite retranchée de Washington, les conservateurs européens se rassemblent sous la bannière MEGA (Make Europe Great Again), repoussant l’establishment de gauche qui a détruit leurs nations.

Douguine retrace comment le trumpisme, la technologie et la realpolitik convergent pour forger ce nouveau monde. Des batailles idéologiques en Amérique à l’effondrement de l’ancien ordre atlantiste, The Trump Revolution est le guide définitif des batailles à venir et du grand réalignement qui façonnera le XXIe siècle.

Idaho pro-vie

Le Sénat de l’Idaho a adopté par 27 voix contre 8 une proposition de loi visant à « dispenser un enseignement sur la croissance et le développement humains dans les écoles publiques ». En clair, cette loi rendrait obligatoire que les élèves de la cinquième à la douzième année (10-11 ans à 17-18 ans) visionnent une vidéo haute définition d’échographie montrant le développement du cerveau, du cœur et des organes du fœtus, ainsi qu’un « rendu ou une animation de haute qualité, généré par ordinateur, montrant le processus de fécondation et chaque étape du développement humain à l’intérieur de l’utérus, en notant les marqueurs significatifs de la croissance cellulaire et du développement des organes pour chaque semaine de grossesse jusqu’à la naissance ». (Au Sénat de l’Idaho il y a 28 républicains et 7 démocrates. Un élu républicain a donc voté contre cette proposition.)

Le texte va maintenant être voté par les députés, ce qui ne posera aucun problème. La majorité républicaine s’est encore renforcée de cinq sièges aux dernières élections : 90 contre 15 démocrates. (Trump a obtenu près de 67% des voix dans cet Etat.)

Et ce n’est pas le gouverneur, Brad Little, qui y objectera. En 2021 il a signé une loi interdisant l’avortement après six semaines de grossesse, l’année suivante une loi qui interdit l’avortement après le premier battement de cœur du fœtus, en 2023 une loi interdisant de transporter des mineures pour se faire avorter en dehors de l’Etat sans consentement explicite des parents, et interdisant la pilule abortive pour les mineures. D’autre part en 2020 il a signé une loi interdisant aux soi-disant « femmes transgenres » de participer aux compétitions sportives féminines, et en 2023 une loi interdisant tout traitement de « changement de genre » aux mineurs, avec à la clé dix ans de prison pour les médecins qui les pratiqueraient.

Trump et le mercredi des Cendres

La Maison Blanche a publié hier ce message du président et de la première dame des Etats-Unis :

En ce mercredi des Cendres, nous nous joignons à la prière des dizaines de millions de catholiques américains et d’autres chrétiens qui entament la période sacrée du Carême, un temps d’anticipation spirituelle de la passion, de la mort et de la résurrection de notre Seigneur et Sauveur, Jésus-Christ.

Pendant le Carême, les chrétiens passent 40 jours et 40 nuits à prier, à jeûner et à faire l’aumône pour approfondir leur foi et renforcer leur croyance en l’Évangile. Aujourd’hui, les disciples du Christ portent des croix de cendres sur le front, un rappel sacré de notre mortalité et de notre besoin permanent de la miséricorde infinie et de l’amour rédempteur du Christ.

Alors que nous contemplons solennellement la souffrance et la mort de Jésus-Christ sur la croix en ce Carême, préparons nos âmes à la gloire à venir du miracle de Pâques.

Nous vous souhaitons une période de Carême riche et pleine de prières. Que Dieu tout-puissant vous bénisse et qu’il continue de bénir les États-Unis d’Amérique.

« La Maison Blanche célèbre le début du Carême avec une messe du mercredi des Cendres ce matin dans la salle du Traité indien. Tous ceux qui le souhaitent sont les bienvenus », avait fait savoir Mary Margaret Olohan, correspondante de la Maison Blanche.

Le secrétaire d’Etat Marco Rubio, lors de son interview sur Fox News :