La réunion d’Istanbul

Résumé de ce que l’on sait de la réunion d’Istanbul selon l’agence Tass :

– La délégation américaine était dirigée par Sonata Coulter, secrétaire d’État adjointe pour la Russie et l’Europe centrale.

– Le directeur du département de l’Atlantique Nord du ministère russe des Affaires étrangères, Alexander Darchiyev, dirigeait la délégation russe.

Communiqué de presse du ministère russe des Affaires étrangères :

– Les discussions « de fond » ont été menées de manière professionnelle, les deux parties ayant convenu de poursuivre la communication par ce canal.

– La Russie a lancé l’idée de rétablir des vols directs entre les deux pays.

– Les deux parties ont également coordonné des mesures communes de financement de leurs missions diplomatiques et discuté des moyens de supprimer les multiples « irritants » dans les relations bilatérales.

Commentaire du département d’État américain :

– Les délégués américains « ont fait part de leurs préoccupations » concernant l’accès aux transactions bancaires et aux services contractuels, soulignant également la nécessité « d’assurer des niveaux de personnel stables et durables à l’ambassade des États-Unis à Moscou ».

– Les deux parties ont convenu de tenir « une réunion de suivi sur ces questions » dans un avenir proche. La date, le lieu et la représentation seront déterminés ultérieurement.

La réunion d’Istanbul

Une nouvelle réunion entre Américains et Russes a eu lieu aujourd’hui, à Istanbul. Non seulement elle se déroulait à huis clos, mais les noms des participants n’ont pas été divulgués. Elle a duré six heures et demie.

Voici ce qu’en a dit Maria Zakharova ce matin :

Dans le cadre du développement d’une série de contacts bilatéraux de haut niveau, une réunion d’experts se tient aujourd’hui à Istanbul pour trouver des solutions aux nombreux « irritants » qui persistent dans le dialogue bilatéral en raison du terreau que les précédentes administrations américaines ont créé par leurs actions destructrices.

Ces questions problématiques se sont accumulées à la suite des activités répréhensibles de plusieurs équipes précédentes à la Maison Blanche. Elles ont délibérément créé des obstacles au fonctionnement de l’ambassade russe à Washington et ont ainsi porté atteinte à la structure même des relations diplomatiques entre nos deux pays. Comme vous le savez, la Russie a été contrainte de prendre des mesures miroirs.

La nouvelle équipe de la Maison Blanche a compris que cette situation ne pouvait pas durer indéfiniment.

Nous espérons que la réunion d’aujourd’hui sera la première d’une série de consultations d’experts qui nous permettront, à nous et aux États-Unis, de surmonter les divergences qui sont apparues et de renforcer les mesures de confiance.

Dans son discours au FSB en début d’après-midi, Vladimir Poutine a déclaré que la communication initiale avec l’administration américaine « inspire certains espoirs». « Il existe une volonté réciproque d’œuvrer au rétablissement des relations entre les pays, à une résolution progressive de l’arriéré colossal de problèmes systémiques et stratégiques dans l’architecture mondiale. »

Les actuels partenaires américains « font preuve de pragmatisme, d’une vision réaliste des choses et abandonnent de nombreux stéréotypes, les soi-disant règles et clichés idéologiques messianiques de leurs prédécesseurs, qui, pour l’essentiel, ont été les raisons qui ont conduit à la crise de l’ensemble du système des relations internationales ».

Il a ajouté que tout le monde n’est pas satisfait du dialogue entre la Russie et les États-Unis, et certains vont donc tenter de le perturber ou de le discréditer. « Nous devons en tenir compte et utiliser toutes les ressources diplomatiques et de renseignement disponibles pour déjouer de telles tentatives. »

Essayez aussi « adoption »

Une petite nouveauté sympathique sur le site de l’agence gouvernementale américaine CDC (Centres pour le contrôle et la prévention des maladies) : quand on tape « avortement » dans le cadre des recherches, on obtient comme avant les comptes rendus des statistiques de l’avortement, mais avant il y a cette proposition: « Essayez aussi adoption« .

L’USAID et l’avortement

A propos du gel des activités de l’USAID pour trois mois, l’organisation pro-vie américaine Operation Rescue (sauvetage) souligne qu’en la seule année 2022 cette « agence pour le développement international » a dépensé 607,5 millions de dollars pour la « planification familiale et la santé reproductive », à savoir la promotion de l’avortement dans le monde (dont près de 27 millions de dollars pour l’avorteur britannique Marie Stopes International).

Fox News ajoute qu’en 2023 le député Chris Smith a découvert que l’USAID avait envoyé 96,5 millions de dollars à Population Services International (PSI) et 10,1 millions de dollars à Village Reach, deux groupes pro-avortement, par le biais de son « plan d’urgence du président des Etats-Unis pour la lutte contre le sida »…

Aujourd’hui c’est terminé, et pas seulement à cause du gel de trois mois des financements de l’USAID (et de la suppression programmée de l’agence) : Donald Trump a ordonné aux agences fédérales de respecter l’amendement Hyde qui interdit d’utiliser les fonds publics pour financer des avortements, et il a rétabli la « politique de Mexico » qui interdit aux ONG d’utiliser l’argent public pour financer des avortements dans le monde.

Trump

Le Pentagone a supprimé le financement du déplacement des militaires qui voulaient avorter mais ne le pouvaient pas parce qu’elles étaient basées dans un Etat qui restreint la possibilité de tuer son bébé. A la suite de l’annulation de l’arrêt Roe contre Wade, le ministère de la Défense avait autorisé les militaires à prendre des congés administratifs pour recevoir ces « soins de santé sexuelle et reproductive » et mis en place des indemnités de déplacement.

Un mémo du Bureau de gestion du personnel (qui chapeaute la fonction publique) a ordonné aux agences fédérales de désactiver toutes les fonctions de courrier électronique qui invitent les utilisateurs à utiliser des pronoms indiquant le genre auquel la personne s’identifie, d’annuler les formations qui ont promu l’idéologie du genre, de s’assurer que les toilettes sont réservées aux personnes de sexe féminin et aux personnes de sexe masculin, et de revoir toutes les descriptions de poste et de supprimer tous les médias qui inculquent ou promeuvent l’idéologie du genre.

Le ministère de l’Education a envoyé une lettre aux établissements d’enseignement primaires, secondaires et universitaires, leur signifiant que les protections du Titre IX ne s’appliquent que « sur la base du sexe biologique ». Le Titre IX est celui qui interdit la discrimination sexuelle. Sous Biden il avait été étendu aux « discriminations de genre ».

Ces mesures sont prises en application des premiers décrets signés par Donald Trump.