Tulsi Gabbard

Si l’on en croit les médias du monde entier, Tulsi Gabbard, que Donald Trump veut nommer directrice du Renseignement national, a été mise en difficulté par les sénateurs sur plusieurs points dont trois particulièrement : elle est une marionnette de Poutine parce qu’elle a dit que Poutine avait des « préoccupations légitime en matière de sécurité » face à l’avancée de l’OTAN ; elle a refusé de qualifier Edward Snowden de « traître » ; et elle a rencontré Assad en 2017…

Cela permet de ne pas rendre compte de ce qu’elle a dit, notamment sur le fait que le prétexte de la guerre en Irak était une fabrication des Renseignements américains et que les résultats de cette guerre étaient catastrophiques. Elle a aussi détaillé la façon dont les agences de renseignements ont été instrumentalisées tous azimuts par la clique Biden, et elle n’a pas oublié de signaler la persécution des catholiques traditionalistes : « Sous Biden, le FBI a abusé de son pouvoir pour des raisons politiques pour essayer de surveiller les catholiques qui assistent à la messe latine traditionnelle, les qualifiant de soi-disant catholiques traditionalistes radicaux. »

Voici une version sous-titrée de son exposé liminaire :

Karoline Claire Leavitt

La nouvelle porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Claire Leavitt, 27 ans, a tenu hier sa première conférence de presse. Elle a impressionné la nuée de journalistes par son aisance et sa répartie. Le New York Times (anti-Trump) a même titré : « La porte-parole de la Maison Blanche a fait des débuts d’une solidité à toute épreuve » (steely and unflinchly : d’acier et sans faille). On a pu remarquer qu’elle arborait une croix qui brillait à la lumière : Karoline Leavitt est catholique et ne s’en cache pas.

Extraits d’une interview :

« Le lycée catholique était un endroit incroyable. Il m’a appris la discipline, il m’a rapprochée de ma propre relation avec Dieu, et il m’a également enseigné l’importance du service public et de la participation à la vie de la communauté. »

« Le fait d’avoir reçu une éducation catholique a vraiment formé ce que je suis. Plus tard, j’ai poursuivi cette éducation catholique à l’université. Je suis très fière d’être le premier membre de ma famille à obtenir un diplôme de premier cycle, grâce au travail acharné de mes parents et de ma famille. J’ai fréquenté le Collège Sant-Anselme à Amherst, dans le New Hampshire, et ces valeurs de travail acharné et de détermination m’ont été inculquées dès mon plus jeune âge. Nous allions au travail tous les jours, nous travaillions dur, et rien dans cette vie n’est donné, tout doit être gagné. C’est ce qu’on m’a enseigné très jeune, et ces valeurs m’ont été inculquées et ancrées dans mon éducation catholique, dont je suis très reconnaissante. »

« Ma foi en Dieu me porte. Chaque jour quand je me réveille je fais mes prières et je demande à Dieu de me donner la force dont j’ai besoin pour tenir jusqu’au lendemain. »

« Je suis fièrement pro-vie. Je crois sincèrement qu’il s’agit d’une des questions essentielles auxquelles notre pays et notre monde sont confrontés. La question de la vie est de la plus haute importance. C’est très clair dans notre Constitution. Sans le droit à la vie, rien d’autre ne compte. Nous devons instiller une culture qui apporte, encourage et prend soin de la vie à nouveau, parce que malheureusement la gauche a vraiment dominé le message sur cette question. Il ne s’agit pas de “droits reproductifs des femmes”. Il ne s’agit pas de la “santé des femmes”. Il s’agit de la vie et de sa protection, un point c’est tout. Il s’agit d’une question pour laquelle nous avons la capacité de changer les cœurs et les esprits. Nous devons simplement nous faire entendre davantage à ce sujet. Et gagner la guerre du message parce que, malheureusement, nous l’avons perdue, en particulier avec ma génération de jeunes femmes et de jeunes filles. »

Trump

Les deux derniers décrets en date signés par Donald Trump sont celui qui interdit tout traitement « transgenre » sur les mineurs, et celui qui réintègre les militaires qui avaient été virés de l’armée pour refus de l’injection anti-covid.

« Aujourd’hui, dans tout le pays, des professionnels de santé mutilent et stérilisent un nombre croissant d’enfants impressionnables en prétendant radicalement et faussement que les adultes peuvent changer le sexe d’un enfant par le biais d’une série d’interventions médicales irréversibles. Cette tendance dangereuse sera une tache dans l’histoire de notre pays et doit cesser.

« D’innombrables enfants regretteront bientôt d’avoir été mutilés et commenceront à comprendre cette horrible tragédie qu’ils ne seront jamais en mesure de concevoir leurs propres enfants ou de les nourrir par l’allaitement. En outre, les frais médicaux de ces jeunes vulnérables peuvent augmenter tout au long de leur vie, car ils sont souvent confrontés à des complications médicales à vie, à une guerre perdue d’avance contre leur propre corps et, tragiquement, à la stérilisation.

« En conséquence, les États-Unis ont pour politique de ne pas financer, parrainer, promouvoir, assister ou soutenir la soi-disant “transition” d’un enfant d’un sexe à l’autre, et d’appliquer rigoureusement toutes les lois qui interdisent ou limitent ces procédures destructrices et qui altèrent la vie. »

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Les militaires qui ont été renvoyés « uniquement pour avoir refusé de recevoir le vaccin COVID-19 » doivent être réintégrés et «  retrouver leur ancien grade et recevoir l’intégralité de leurs arriérés de salaire, de leurs avantages, de leurs primes ou de leurs indemnités ». « L’obligation de vaccination était un fardeau injuste, excessif et complètement inutile pour nos militaires ». « En outre, l’armée a injustement renvoyé ceux qui ont refusé le vaccin, indépendamment des années de service données à notre nation, après avoir omis d’accorder à beaucoup d’entre eux une exemption qu’ils auraient dû recevoir. » « La réparation par le gouvernement fédéral de tout renvoi injustifié est plus que nécessaire. »

Trump et l’UE

Extraits d’un article de Politico sur l’invitation faite à Marco Rubio de participer à la réunion des ministres des Affaires étrangères de l’UE qui s’est tenue hier… sans lui.

La plus haute diplomate de l’UE, Kaja Kallas, n’a pas caché lundi que Bruxelles avait envoyé une invitation au secrétaire d’État américain Marco Rubio pour qu’il assiste à une réunion régulière des ministres des Affaires étrangères de l’Union européenne afin de faire démarrer la nouvelle relation transatlantique du bon pied. Elle a déclaré aux journalistes qu’elle lui avait demandé de venir « pour expliquer le point de vue des États-Unis ».

Interrogé sur l’invitation de Mme Kallas, un porte-parole de M. Rubio a répondu par courriel : « Nous n’avons pas de voyage à annoncer pour le moment. »

Le silence de M. Rubio suscite l’inquiétude des responsables bruxellois, qui soupçonnent l’administration du président Donald Trump d’exclure délibérément l’UE représentée par Bruxelles et les cadres diplomatiques paneuropéens au profit de personnalités nationales, dans le cadre d’une stratégie visant à diviser pour mieux régner afin d’affaiblir l’Union.

Le rejet de l’UE marquerait un tournant brutal par rapport aux relations douillettes entre Bruxelles et Washington sous Joe Biden, dont l’administration collaborait étroitement avec le bureau de la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, sur tous les sujets, des sanctions contre la Russie à l’achat de vaccins.

Trump

Donald Trump a rétabli l’adhésion des Etats-Unis à la « politique de Mexico », qui interdit aux ONG américaines d’utiliser l’argent fédéral pour financer l’avortement à l’étranger, et au « Consensus de Genève pour la promotion de la santé de la femme et le renforcement de la famille ». (Il est significatif que ces deux grandes initiatives pro-vie internationales d’origine américaine n’aient pas de fiche Wikipedia en français…)

Donald Trump a également signé un décret ordonnant aux agences fédérales de reconnaître les limites de l’amendement Hyde sur la distribution de l’argent fédéral au niveau national, ce qui annule deux décrets de Jobidon protégeant l’« accès » à l’avortement et définissant l’avortement comme un « soin de santé ».