Essayez aussi « adoption »

Une petite nouveauté sympathique sur le site de l’agence gouvernementale américaine CDC (Centres pour le contrôle et la prévention des maladies) : quand on tape « avortement » dans le cadre des recherches, on obtient comme avant les comptes rendus des statistiques de l’avortement, mais avant il y a cette proposition: « Essayez aussi adoption« .

L’USAID et l’avortement

A propos du gel des activités de l’USAID pour trois mois, l’organisation pro-vie américaine Operation Rescue (sauvetage) souligne qu’en la seule année 2022 cette « agence pour le développement international » a dépensé 607,5 millions de dollars pour la « planification familiale et la santé reproductive », à savoir la promotion de l’avortement dans le monde (dont près de 27 millions de dollars pour l’avorteur britannique Marie Stopes International).

Fox News ajoute qu’en 2023 le député Chris Smith a découvert que l’USAID avait envoyé 96,5 millions de dollars à Population Services International (PSI) et 10,1 millions de dollars à Village Reach, deux groupes pro-avortement, par le biais de son « plan d’urgence du président des Etats-Unis pour la lutte contre le sida »…

Aujourd’hui c’est terminé, et pas seulement à cause du gel de trois mois des financements de l’USAID (et de la suppression programmée de l’agence) : Donald Trump a ordonné aux agences fédérales de respecter l’amendement Hyde qui interdit d’utiliser les fonds publics pour financer des avortements, et il a rétabli la « politique de Mexico » qui interdit aux ONG d’utiliser l’argent public pour financer des avortements dans le monde.

Trump

Le Pentagone a supprimé le financement du déplacement des militaires qui voulaient avorter mais ne le pouvaient pas parce qu’elles étaient basées dans un Etat qui restreint la possibilité de tuer son bébé. A la suite de l’annulation de l’arrêt Roe contre Wade, le ministère de la Défense avait autorisé les militaires à prendre des congés administratifs pour recevoir ces « soins de santé sexuelle et reproductive » et mis en place des indemnités de déplacement.

Un mémo du Bureau de gestion du personnel (qui chapeaute la fonction publique) a ordonné aux agences fédérales de désactiver toutes les fonctions de courrier électronique qui invitent les utilisateurs à utiliser des pronoms indiquant le genre auquel la personne s’identifie, d’annuler les formations qui ont promu l’idéologie du genre, de s’assurer que les toilettes sont réservées aux personnes de sexe féminin et aux personnes de sexe masculin, et de revoir toutes les descriptions de poste et de supprimer tous les médias qui inculquent ou promeuvent l’idéologie du genre.

Le ministère de l’Education a envoyé une lettre aux établissements d’enseignement primaires, secondaires et universitaires, leur signifiant que les protections du Titre IX ne s’appliquent que « sur la base du sexe biologique ». Le Titre IX est celui qui interdit la discrimination sexuelle. Sous Biden il avait été étendu aux « discriminations de genre ».

Ces mesures sont prises en application des premiers décrets signés par Donald Trump.

Tulsi Gabbard

Si l’on en croit les médias du monde entier, Tulsi Gabbard, que Donald Trump veut nommer directrice du Renseignement national, a été mise en difficulté par les sénateurs sur plusieurs points dont trois particulièrement : elle est une marionnette de Poutine parce qu’elle a dit que Poutine avait des « préoccupations légitime en matière de sécurité » face à l’avancée de l’OTAN ; elle a refusé de qualifier Edward Snowden de « traître » ; et elle a rencontré Assad en 2017…

Cela permet de ne pas rendre compte de ce qu’elle a dit, notamment sur le fait que le prétexte de la guerre en Irak était une fabrication des Renseignements américains et que les résultats de cette guerre étaient catastrophiques. Elle a aussi détaillé la façon dont les agences de renseignements ont été instrumentalisées tous azimuts par la clique Biden, et elle n’a pas oublié de signaler la persécution des catholiques traditionalistes : « Sous Biden, le FBI a abusé de son pouvoir pour des raisons politiques pour essayer de surveiller les catholiques qui assistent à la messe latine traditionnelle, les qualifiant de soi-disant catholiques traditionalistes radicaux. »

Voici une version sous-titrée de son exposé liminaire :

Karoline Claire Leavitt

La nouvelle porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Claire Leavitt, 27 ans, a tenu hier sa première conférence de presse. Elle a impressionné la nuée de journalistes par son aisance et sa répartie. Le New York Times (anti-Trump) a même titré : « La porte-parole de la Maison Blanche a fait des débuts d’une solidité à toute épreuve » (steely and unflinchly : d’acier et sans faille). On a pu remarquer qu’elle arborait une croix qui brillait à la lumière : Karoline Leavitt est catholique et ne s’en cache pas.

Extraits d’une interview :

« Le lycée catholique était un endroit incroyable. Il m’a appris la discipline, il m’a rapprochée de ma propre relation avec Dieu, et il m’a également enseigné l’importance du service public et de la participation à la vie de la communauté. »

« Le fait d’avoir reçu une éducation catholique a vraiment formé ce que je suis. Plus tard, j’ai poursuivi cette éducation catholique à l’université. Je suis très fière d’être le premier membre de ma famille à obtenir un diplôme de premier cycle, grâce au travail acharné de mes parents et de ma famille. J’ai fréquenté le Collège Sant-Anselme à Amherst, dans le New Hampshire, et ces valeurs de travail acharné et de détermination m’ont été inculquées dès mon plus jeune âge. Nous allions au travail tous les jours, nous travaillions dur, et rien dans cette vie n’est donné, tout doit être gagné. C’est ce qu’on m’a enseigné très jeune, et ces valeurs m’ont été inculquées et ancrées dans mon éducation catholique, dont je suis très reconnaissante. »

« Ma foi en Dieu me porte. Chaque jour quand je me réveille je fais mes prières et je demande à Dieu de me donner la force dont j’ai besoin pour tenir jusqu’au lendemain. »

« Je suis fièrement pro-vie. Je crois sincèrement qu’il s’agit d’une des questions essentielles auxquelles notre pays et notre monde sont confrontés. La question de la vie est de la plus haute importance. C’est très clair dans notre Constitution. Sans le droit à la vie, rien d’autre ne compte. Nous devons instiller une culture qui apporte, encourage et prend soin de la vie à nouveau, parce que malheureusement la gauche a vraiment dominé le message sur cette question. Il ne s’agit pas de “droits reproductifs des femmes”. Il ne s’agit pas de la “santé des femmes”. Il s’agit de la vie et de sa protection, un point c’est tout. Il s’agit d’une question pour laquelle nous avons la capacité de changer les cœurs et les esprits. Nous devons simplement nous faire entendre davantage à ce sujet. Et gagner la guerre du message parce que, malheureusement, nous l’avons perdue, en particulier avec ma génération de jeunes femmes et de jeunes filles. »