La culture de mort galope en Amérique latine. La Colombie prend la tête ce mois-ci, avec l’injonction de sa Cour constitutionnelle au ministère de la « Santé », lui demandant d’« adapter la réglementation relative au droit de mourir dans la dignité pour les enfants et les adolescents », afin de « garantir que les mineurs atteints de déficience intellectuelle ne soient pas exclus de la possibilité de présenter des demandes d’euthanasie ».
Catégorie : Culture de mort
En Ecosse, l’avortement sacro-saint
Sara Spencer, étudiante sage-femme américaine en Ecosse, a été suspendue pour avoir dit qu’elle était contre l’avortement sur un forum Facebook.
Elle répondait à cette question : « Les sages-femmes ont-elles quelque chose à voir avec les avortements, et peuvent-elles refuser d’y participer en raison de leurs convictions ? »
« On a le droit de refuser de participer, la loi protège le droit statutaire à l’objection de conscience. Je m’opposerai toujours personnellement à participer à tuer un enfant à naître. »
Dénoncée pour cette prise de position, elle a été convoquée par la direction de son service de santé et a été envoyée à l’université d’Edimbourg, où l’on a ouvert une enquête sur son aptitude à exercer, pour a) avoir jeté le discrédit sur la profession ou l’université ; b) s’être comportée d’une manière « préjudiciable à la sécurité, à la dignité, au bien-être et à la réputation personnelle et/ou professionnelle d’autrui » ; c) avoir fait un usage abusif des médias sociaux ; et d) s’être comportée d’une manière ne répondant pas aux attentes du code professionnel de l’étudiant.
Pour finir elle a bénéficié d’un non-lieu. La direction du service de santé a protesté, puis s’est écrasé après intervention de l’université. Mais ses professeurs ont continué de critiquer Sara Spencer et ses croyances pro-vie « inappropriées ».
Sara Spencer demande quant à elle à la direction du service de santé de reconnaître explicitement et publiquement son droit à l’objection de conscience, à la liberté d’expression et à la protection de sa foi, et d’assurer qu’il n’y aura pas de discrimination à l’avenir contre les étudiants et les professionnels qui expriment des opinions pro-vie.
Essayez aussi « adoption »
Une petite nouveauté sympathique sur le site de l’agence gouvernementale américaine CDC (Centres pour le contrôle et la prévention des maladies) : quand on tape « avortement » dans le cadre des recherches, on obtient comme avant les comptes rendus des statistiques de l’avortement, mais avant il y a cette proposition: « Essayez aussi adoption« .

L’USAID et l’avortement
A propos du gel des activités de l’USAID pour trois mois, l’organisation pro-vie américaine Operation Rescue (sauvetage) souligne qu’en la seule année 2022 cette « agence pour le développement international » a dépensé 607,5 millions de dollars pour la « planification familiale et la santé reproductive », à savoir la promotion de l’avortement dans le monde (dont près de 27 millions de dollars pour l’avorteur britannique Marie Stopes International).
Fox News ajoute qu’en 2023 le député Chris Smith a découvert que l’USAID avait envoyé 96,5 millions de dollars à Population Services International (PSI) et 10,1 millions de dollars à Village Reach, deux groupes pro-avortement, par le biais de son « plan d’urgence du président des Etats-Unis pour la lutte contre le sida »…
Aujourd’hui c’est terminé, et pas seulement à cause du gel de trois mois des financements de l’USAID (et de la suppression programmée de l’agence) : Donald Trump a ordonné aux agences fédérales de respecter l’amendement Hyde qui interdit d’utiliser les fonds publics pour financer des avortements, et il a rétabli la « politique de Mexico » qui interdit aux ONG d’utiliser l’argent public pour financer des avortements dans le monde.
Trump
Le Pentagone a supprimé le financement du déplacement des militaires qui voulaient avorter mais ne le pouvaient pas parce qu’elles étaient basées dans un Etat qui restreint la possibilité de tuer son bébé. A la suite de l’annulation de l’arrêt Roe contre Wade, le ministère de la Défense avait autorisé les militaires à prendre des congés administratifs pour recevoir ces « soins de santé sexuelle et reproductive » et mis en place des indemnités de déplacement.
Un mémo du Bureau de gestion du personnel (qui chapeaute la fonction publique) a ordonné aux agences fédérales de désactiver toutes les fonctions de courrier électronique qui invitent les utilisateurs à utiliser des pronoms indiquant le genre auquel la personne s’identifie, d’annuler les formations qui ont promu l’idéologie du genre, de s’assurer que les toilettes sont réservées aux personnes de sexe féminin et aux personnes de sexe masculin, et de revoir toutes les descriptions de poste et de supprimer tous les médias qui inculquent ou promeuvent l’idéologie du genre.
Le ministère de l’Education a envoyé une lettre aux établissements d’enseignement primaires, secondaires et universitaires, leur signifiant que les protections du Titre IX ne s’appliquent que « sur la base du sexe biologique ». Le Titre IX est celui qui interdit la discrimination sexuelle. Sous Biden il avait été étendu aux « discriminations de genre ».
Ces mesures sont prises en application des premiers décrets signés par Donald Trump.