« Ici pour parler, si vous le souhaitez »

Livia Tossici-Bolt avait passé deux jours, en mars 2023, près d’un avortoir de Bournemouth, avec cette pancarte : « Ici pour parler, si vous le souhaitez ». Sans rien faire d’autre. Sans gêner qui que ce soit. Mais elle a été arrêtée, et aujourd’hui elle a été condamnée à 20.000 £ d’amende (plus de 23.400 €) et deux ans de sursis probatoire pour avoir « violé la zone de sécurité » de l’avortoir.

Le 30 mars, le Bureau pour la démocratie, les droits humains et le travail (DRL) du Département d’Etat américain s’était ému de ce procès :

« Les relations entre les États-Unis et le Royaume-Uni sont fondées sur le respect mutuel des droits de l’homme et des libertés fondamentales. Cependant, comme l’a déclaré le vice-président Vance, nous sommes préoccupés par la liberté d’expression au Royaume-Uni. Lors d’un récent séjour au Royaume-Uni, Sam Samson, conseiller principal de DRL, a rencontré Livia Tossici-Bolt, qui fait l’objet de poursuites pénales pour avoir proposé une conversation dans une « zone tampon » interdite par la loi près d’une clinique d’avortement. Nous suivons son cas. Il est important que le Royaume-Uni respecte et protège la liberté d’expression. »

L’avocate de Livia Tossici-Bolt avait plaidé : « Mon argument n’est pas que ce type de violations ne peut jamais causer de préjudice, mais qu’en l’occurrence il n’existe aucune preuve que la conduite de ma cliente en ait causé. »

En fait elle ne pouvait pas causer de préjudice, puisqu’elle proposait seulement de parler avec des gens qui souhaitaient parler… Comme elle le dit elle-même :

« La Grande Bretagne est censée être un pays libre, et pourtant j’ai été traînée devant la justice simplement parce que j’ai proposé une conversation. L’expression pacifique est un droit fondamental, personne ne devrait être criminalisé pour des propositions inoffensives de conversations. »

(En 2014, la Cour suprême des Etats-Unis a annulé une loi du Massachusetts qui créait une « zone tampon » autour des avortoirs, au motif que cela « entrave la liberté d’expression considérablement plus que nécessaire ».)

Le Planning familial dans le collimateur de Trump

Le 31 mars, les filiales du Planning familial américain ont été informées que leurs subventions fédérales (27,5 millions de dollars) étaient « temporairement retenues » en raison de « possibles violations » des décrets qui interdisent la promotion de l’idéologie DEI « diversité, équité, inclusion » et le « subventionnement par les contribuables de l’ouverture des frontières » (le fait de prendre comme clients des étrangers en situation irrégulière).

Les organisations ont dix jours pour répondre, après quoi les subventions seront réexaminées. À l’issue de cet examen, les fonds seront rétablis, annulés ou redistribués.

Donald Trump a déjà rétabli l’amendement Hyde qui interdit l’utilisation de fonds fédéraux pour financer l’avortement, et la politique de Mexico qui interdit aux ONG américaines de financer des avortements à l’étranger, en supprimant l’USAID il a aussi supprimé le financement d’avortements au titre de l’aide américaine. Deux propositions de loi ont été déposées au Congrès, l’une qui interdit de manière permanente l’utilisation de tous fonds fédéraux pour l’avortement, l’autre qui supprime toute subvention au Planning familial.

La semaine dernière, répondant à une question sur la vente illégale de parties de corps de bébés avortés par le Planning familiale, Donald Trump a promis que son gouvernement se pencherait sur la question.

Colombie : la dictature pro-mort

Le Parlement colombien a rejeté une proposition de loi sur l’euthanasie. C’est la 17e proposition de loi sur l’euthanasie qui est rejetée par les députés depuis 1997.

Parce qu’en 1997 la Cour constitutionnelle a dépénalisé l’euthanasie. Depuis lors elle a fait la même chose avec l’avortement, d’abord de façon très limitée en 2006 puis sans aucun motif jusqu’à six mois. Là aussi les propositions de loi successives ont été rejetées.

En Colombie on est donc libre d’avorter et d’euthanasier alors qu’aucune loi ne le permet…

Un fort message pro-vie de Robert Kennedy

Lu sur LifeSiteNews :

Le ministre américain de la Santé et des Services sociaux (HHS), Robert F. Kennedy Jr., a célébré la Journée mondiale de la trisomie 21 en organisant au ministère un événement pour les enfants nés avec un chromosome supplémentaire, délivrant ainsi un message pro-vie sans équivoque et sans complexe à la nation.

« Ce fut une joie de passer du temps avec autant d’enfants et de familles merveilleux qui sont venus au HHS pour rendre visite à Cheryl et moi », a déclaré Kennedy. « Votre force, votre amour et votre joie sont vraiment édifiants. »

« Nous aimons ces enfants », déclare Kennedy dans la vidéo. « Ils sont incroyablement adorables et précieux. »

« Notre travail ici à HHS est de veiller à ce que ces enfants réalisent leur plein potentiel », a déclaré Kennedy.

La caméra de HHS s’est ensuite tournée vers les parents d’enfants trisomiques.

« Ces enfants sont une telle joie. Ils apportent tellement à votre vie », a déclaré une mère. « Ils enrichissent votre vie de tant de façons. »

« Aux femmes enceintes qui attendent un enfant trisomique, je voudrais juste dire : un voyage incroyable vous attend », a déclaré une autre.

« N’ayez pas peur », a conseillé une autre. « C’est une vie pleine de joies inattendues. »

« Ce gouvernement soutient vraiment les personnes handicapées et leurs familles et comprend vraiment certaines des difficultés que nous rencontrons et le soutien dont nous avons besoin », a déclaré un père.

La militante pro-vie Anna Lulis a félicité Kennedy pour avoir valorisé ces enfants « dans l’un des endroits les plus importants de la planète ».

Les furies de l’avortement

Tina Kotek entourée de responsables d’avortoirs, ceux du Planning familial, de l’Université de la Santé et des Sciences, de la Clinique Lilith (sic) : une belle brochette de satanistes.

Aux Etats-Unis, le gouverneur de l’Oregon, Tina Kotek (« la première personne ouvertement lesbienne à être présidente d’une législature d’État aux États-Unis »), entourée de « prestataires d’avortement », a signé une proclamation faisant du 10 mars la « Journée de reconnaissance envers les prestataires d’avortement ».

« Ici, en Oregon, nous comprenons que l’avortement est un acte médical, et les prestataires sont appréciés et peuvent continuer à prodiguer des soins sans ingérence ni intimidation. À nos prestataires et aux patientes qui vivent en Oregon ou qui ont été contraintes de se réfugier dans notre État pour se faire soigner, sachez que je continue à vous soutenir. »

Car la grossesse est une maladie, qui se soigne en tuant l’intrus…

(1.661 des 10.075 bébés avortés dans l’Oregon en 2023 venaient d’autres États, soit une augmentation de près de 60 % par rapport à 2022.)