L’Amérique pro-mort

Si l’amendement visant à inscrire le « droit » à l’avortement a été rejeté (de peu) en Floride et au Dakota du sud, dans sept Etats un amendement comparable a été adopté, il est vrai dans des Etats où l’avortement est déjà un droit. On remarque que dans plusieurs Etats l’amendement aurait été rejeté si comme en Floride il fallait au moins 60% des voix pour changer la Constitution. Au Missouri l’amendement est passé avec 51,6%. Celui-ci est intitulé « droit fondamental à la liberté reproductive », ce qui implique le droit au « soin d’avortement », expression désormais généralisée. L’avortement est officiellement défini comme un soin de santé. Avortement sans limite, ou limité à la « viabilité du fœtus » mais possible ensuite jusqu’à la naissance sur avis médical…

Au Nebraska il y avait deux propositions : inscrire dans la Constitution le droit à l’avortement sans limite, ou le droit à l’avortement tel qu’il est déjà dans la loi : jusqu’à 12 semaines. Cet amendement, qui a été adopté, avait pour intitulé : « Droit à la vie »…

On remarquera qu’au milieu des banalités débitée par Kamala Harris lors de l’allocution où elle a reconnu sa défaite, il y avait :

« Je continuerai à me battre pour un avenir où les femmes américaines auront la liberté de prendre leurs propres décisions concernant leur corps, sans que leur gouvernement ne leur dise quoi faire. »

Tel est l’essentiel de son message, comme c’était l’un des principaux axes de sa campagne.

Cet acharnement est véritablement diabolique.

La Floride et l’avortement

Parmi les autres votes hier aux Etats-Unis, il y avait en Floride le scrutin sur un amendement constitutionnel intitulé « Amendement pour limiter l’interférence du gouvernement avec l’avortement », qui établissait un droit constitutionnel à l’avortement « avant la viabilité » du fœtus, et après selon les conseils du « fournisseur de soins de santé de la patiente ».

Le planning familial, le syndicat SEIU et le réseau Soros avaient déboursé plus de 40 millions de dollars pour la campagne.

La manœuvre a échoué, notamment grâce à la contre-campagne du gouverneur DeSantis qui a appuyé les mouvements pro-vie. Mais de peu, en fait, puisque l’amendement a été approuvé par 57% des votants, alors qu’il faut 60% pour un amendement constitutionnel.

L’euthanasie dépénalisée

Le procès de Bernard Pallot, qui a tué sa femme malade, a été une tribune de propagande pour l’euthanasie. « Je ne suis pas tout seul dans ce cas, il faut absolument que la loi évolue. On est dans le pays des droits de l’homme normalement », a argumenté l’assassin, qui a été acquitté.

L’euthanasie a donc été dépénalisée. Mais attention, dans certaines conditions : il faut que le meurtre soit particulièrement horrible : Bernard Pallot a d’abord injecté du cyanure dans la cuisse de sa femme. Puis, comme ça ne faisait rien, il est allé chercher du fil électrique et il l’a étranglée pendant vingt minutes.

Il l’a fait « par amour ». C’est cela qui compte.

Un exemple de la barbarie de la GPA

Et d’une humanité totalement déshumanisée.

Après avoir fait fortune dans l’immobilier et pris une retraite anticipée dans les Caraïbes, Marty et Melinda Rangers ont décidé d’avoir des enfants. D’acheter des enfants. Ils osent dire qu’ils se sentaient enfin « prêts à donner la vie ». Sic.

Ils ont passé un contrait de 100.000 dollars avec une agence réputée de Californie. Un contrat de 40 pages a été signé avec la femme qui devait porter l’enfant. Tout se passait bien jusqu’au jour où le couple, qui épiait tout ce que faisait la mère porteuse, découvre sur son compte Instagram une vidéo où elle était en train de boire « ce qui semblait être un verre de tequila ». La femme affirme que c’était de l’eau mais « quelque chose dans sa réaction » n’était pas convaincant. Ni une ni deux, le couple exige que la femme avorte, pour « rupture de contrat ». Et la femme s’exécute. Et exécute le bébé de 20 semaines.

Le couple se tourne ensuite vers une autre agence, avec un « service de contrôle plus rigoureux ». Presque deux fois plus cher. Mais ça « en valait la peine ». Encore que la mère porteuse ait scandaleusement refusé de se faire piquer contre le covid.

Alors pour le troisième enfant (le deuxième non tué), le couple s’est adressé à une autre agence, où les femmes s’engagent à subir tous les vaccins et à obéir à tous les ordres médicaux. Et là ça a été merveilleux : « comme dans un film de Disney »…

L’Irlande de la culture de mort

Après l’avortement, voilà logiquement l’euthanasie. Le Parlement irlandais a adopté par 76 voix contre 35 un rapport favorable à la légalisation de l’euthanasie. Les partis politiques ont martelé qu’il ne s’agissait pas d’une loi mais seulement de l’approbation d’un rapport, et que chacun votait « en conscience ». C’est étonnant cet appel à la conscience quand il s’agit de voter contre ce que prohibe toute conscience digne de ce nom.

Puisqu’il s’agissait « seulement d’approuver un rapport », la majorité des votes montre qu’on peut donc passer à l’étape suivante, celle que prône le rapport : la loi d’euthanasie.

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En revanche, au Pays de Galles, le Parlement a rejeté une motion demandant la légalisation de l’euthanasie, par 26 voix contre 19 et 9 abstentions. Le Premier ministre et le ministre de la Santé étaient parmi les opposants.

Mais le Parlement de Galles n’a pas compétence sur ce sujet. C’est le Parlement de Londres qui décide, et va précisément « débattre » d’une loi d’euthanasie à partir du 29 novembre prochain.