Le lycée de l’Immaculée Conception de Pau, montré du doigt en février par Libération, est sur la sellette. Cinq syndicats avaient dénoncé « le non-respect des obligations contractuelles qui lient l’ensemble scolaire Immaculée Conception-Beau Frêne de Pau à l’État » : confessions organisées durant le temps scolaire, cours d’instruction religieuse tenant du catéchisme avec des questions liées à l’existence de Dieu (sic), et une conférence de Reynald Secher qui était selon le rectorat « une approche révisionniste de l’Histoire » puisqu’il y était question d’un « génocide vendéen ».
Le directeur a été convoqué à Bordeaux jeudi par le conseil académique dans le cadre d’une procédure disciplinaire. L’audience a duré de 14h30 à 0h20. Sic.
Les avocats de l’établissement ont produit une quarantaine de pages de conclusions. Le conseil académique a émis un avis, et la rectrice doit décidera des suites à donner sous 10 jours.
Deux éléments sont étonnants. Le premier est qu’on a affaire à une école catholique sous contrat où il y a encore un enseignement catholique, ce qui devient très rare. Le second, beaucoup plus étonnant, est que la direction ne se met pas à plat ventre devant les autorités laïcardes avec force protestations de politiquement correct. Le directeur écrit dans sa lettre aux parents et aux élèves : » J’ai âprement défendu la réputation de l’Immaculée Conception, de ses professeurs, de son personnel, réfuté point par point la vacuité des trois griefs (…). Nul n’est dupe de l’origine et de la finalité des articles calomnieux et malveillants parus par deux fois dans Libération depuis février. (…) »