Saint Tite

Des images de la cathédrale Saint-Tite d’Héraklion, en Crète (qui était une mosquée jusqu’en 1925), avec le reliquaire de la tête de saint Tite (revenue de Venise en 1966). Tropaire chanté par Nikodimos Kabarnos.

Προσκληθείς ουρανόθεν προς γνώσιν ένθεον, την εν σαρκί του Δεσπότου επιδημίαν εν γη, αυτοψεί εωρακώς φωτός πεπλήρωσαι, όθεν του Παύλου κοινωνός, θεηγόρος γεγονώς, την Κρήτην πάσαν πυρσεύεις, της ευσεβείας τω λόγο, Τίτε απόστολε μακάριε.

Appelé du ciel vers la connaissance divinement inspirée qui réside sur terre dans la chair du Maître, tu as vu de tes yeux toutes choses illuminées, c’est pourquoi, compagnon de Paul, devenu porteur de la parole divine, tu as embrasé toute la Crète de la Parole de piété, bienheureux apôtre Tite.

La procession des reliques de saint Tite à Héraklion (le 25 août).

Sainte Agathe

Le reliquaire de sainte Agathe à Catane.

Les antiennes des matines

Ingénua sum, et ex spectábili génere, ut omnis parentéla mea testátur.

Je suis de condition libre, et de famille honorable, comme toute ma parenté l’atteste.

Summa ingenúitas ista est, in qua sérvitus Christi comprobátur.

La plus haute condition est celle du vrai service du Christ.

Ancílla Christi sum, ídeo me osténdo servílem habére persónam.

Je suis la servante du Christ ; c’est pourquoi je me présente comme une personne esclave.

Agatha sancta dixit : Si feras mihi promíttis, audíto Christi nómine mansuéscunt.

Sainte Agathe dit : Si tu me promets les bêtes, en entendant le nom du Christ, elles s’adouciront.

Si ignem adhíbeas, rórem mihi salvíficum de cælo Angeli ministrábunt.

Si tu emploies le feu, les Anges répandront une rosée venue du ciel qui me sauvera.

Agatha lætíssime et gloriánter ibat ad cárcerem, quasi ad épulas invitáta; et agónem suum Dómino précibus commendábat.

Agathe, toute joyeuse et avec fierté, se dirigeait vers la prison, comme une invitée à un festin ; et recommandait son combat à Dieu, par ses prières.

Nisi diligénter perféceris corpus meum a carnifícibus attrectári, non potest ánima mea in paradísum Dómini cum palma intráre martýrii.

Si vous n’achevez pas avec soin de faire torturer mon corps par les bourreaux, mon âme ne pourra entrer dans le paradis du Seigneur, avec la palme du martyre.

Vidísti, Dómine, agónem meum, quómodo pugnávi in stádio ; sed, quia nólui obedíre mandátis príncipum, jussa sum in mamílla torquéri.

Vous avez vu, Seigneur, mon combat, comment j’ai lutté dans la lice ; mais parce que j’ai refusé d’obéir aux ordres des princes, on a ordonné de me tourmenter dans mes seins.

Propter fidem castitátis jussa sum suspéndi in equúleo : ádjuva me, Dómine, Deus meus, in tortúra mamillárum meárum.

A cause de ma fidélité à garder la chasteté, on a ordonné de m’étendre sur le chevalet ; aidez-moi, Seigneur, mon Dieu, pendant qu’on me torture les seins.

Saint André Corsini

Deus, qui in Ecclésia tua nova semper instáuras exémpla virtútum : da pópulo tuo beáti Andréæ Confessóris tui atque Pontíficis ita sequi vestígia ; ut assequátur et prǽmia. Per Dóminum…

O Dieu, qui renouvelez constamment les exemples des vertus dans votre Église, donnez à votre peuple de suivre les traces du bienheureux André, votre Confesseur et Pontife, en sorte qu’il parvienne aux mêmes récompenses.

Sur saint André Corsini, voir ici, et . Et un plagiat de Stendhal

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« En certains endroits » c’est sainte Jeanne de Valois, ou Jeanne de France.

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Dans le calendrier byzantin, c’est saint Isidore de Péluse, qui figure aussi ce jour au martyrologe romain.

Εν σοί Πάτερ ακριβώς διεσώθη τό κατ’ εικόνα, λαβών γάρ τόν σταυρόν, ηκολούθησας τώ Χριστώ καί πράττων εδίδασκες, υπεροράν μέν σαρκός, παρέρχεται γάρ, επιμελείσθαι δέ ψυχής πράγματος αθανάτου. Διό καί μετά Αγγέλων συναγάλλεται, Όσιε Ισίδωρε τό πνεύμά σου.

En toi, vénérable Père, la divine Image se reflète exactement : afin de lui ressembler, tu as pris ta croix et tu as suivi le Christ ; et par ta vie tu nous apprends à mépriser la chair, qui passe et disparaît, pour s’occuper plutôt de l’âme qui vit jusqu’en la mort et par-delà ; c’est ainsi que ton esprit se réjouit, saint Isidore, avec les Anges dans le ciel.

Fresque du monastère de la Croix, Jérusalem, XIIIe siècle.

De la férie

Dans le calendrier latin le 3 février est un jour de férie, avec mémoire de saint Blaise. Dans le calendrier byzantin, où après chaque fête on célèbre les protagonistes de la fête, c’est la célébration du « saint et juste Siméon le Théodoque [celui qui reçut Dieu] et de la sainte prophétesse Anne ».

Tympan de l’église clunisienne de La Charité-sur-Loire, XIIe siècle.

Voici les tropaires du lucernaire :

Le Créateur de l’univers et notre Rédempteur fut présenté par la Vierge Mère dans le temple ; et le Vieillard, le recevant avec joie, s’écria : Maintenant laisse aller en paix ton serviteur selon ton bon plaisir, Dieu de bonté.

Siméon, recevant de la Vierge en ses bras celui qui est engendré avant tous les siècles, le Sauveur, s’écria : Les confins de la terre en ce jour ont vu ta gloire les illuminer ; laisse donc aller en paix ton serviteur, car je t’ai vu, Dieu de bonté.

Siméon, dans ses bras portant le Sauveur enfanté en ces temps ultimes pour le salut des mortels, s’écria joyeusement : J’ai vu la lumière des nations et la gloire d’Israël ; laisse-moi donc aller de ce monde vers toi, selon ta parole, Seigneur.

Etant juste et parfait, digne de louange, divinement inspiré, en tes mains tu as reçu, incarné, le Dieu parfait, le Verbe venu en ce monde pour le justifier et tu pris congé de la chair en lui déclarant : En paix laisse aller maintenant, Ami des hommes, ton serviteur, car je t’ai vu en ce jour.

Etant jeune par l’esprit, avancé en âge par le corps, Siméon, tu avais su par divine révélation que tu ne mourrais pas avant d’avoir vu le Créateur de l’univers, le Dieu d’avant les siècles, s’appauvrir en la chair comme nouveau-né ; et, le voyant, tu exultas et demandas d’être libéré de la chair pour gagner avec allégresse les tabernacles divins.

Rayonnants de prophétique inspiration, sainte Anne et le bienheureux Siméon qui, tous deux, s’étaient montrés parfaits selon la loi, ont vu le Législateur apparu pour nous comme un enfant et l’ont adoré ; en ce jour célébrons avec joie leur sainte mémoire comme il se doit en glorifiant l’Ami des hommes, Jésus.