Dès la canonisation de saint Pierre Nolasque en 1628, les mercédaires commandèrent à Zurbaran une série de tableaux représentant leur fondateur. Voici les trois visions de saint Pierre Nolasque.
La première est celle de la Vierge lui remettant l’habit des mercédaires.
La seconde est la vision en songe de la Jérusalem céleste.
La troisième est celle de saint Pierre, qui lui dit : Puisque tu ne peux pas aller à Rome, je suis venu à toi.
Resplendissante de clarté, la grâce de ta bouche a brillé sur l’univers, révélant au monde des trésors où l’avarice n’a point de part et nous montrant la grandeur de l’humilité. Père saint dont la parole nous instruit, Jean Chrysostome, intercède auprès du Verbe, le Christ notre Dieu, pour le salut de nos âmes.
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Dans le calendrier byzantin, la fête de saint Jean Chrysostome est le 13 novembre. Le 27 janvier est la fête de la translation de ses reliques, quand, 33 ans après sa mort en exil, le 27 janvier 438, son corps fut ramené à Constantinople. Les chroniqueurs disent qu’il y avait tellement de barques illuminées dans le détroit du Bosphore qu’on eût cru que c’était la terre ferme couverte de flambeaux. L’empereur Théodose II, entouré de toute la cour, se mit à genoux et appliqua son front sur le cercueil, demandant pardon pour ce qu’avaient fait son père et sa mère. Et le corps de saint Jean Chrysostome fut inhumé dans l’église des Saints-Apôtres, qui était le mausolée impérial.
Kondakion
La sainte Église se réjouit en esprit du transfert de tes reliques, saint Jean ; les conservant comme un trésor de grand prix, sans cesse elle accorde à ceux qui te chantent, par tes prières, la grâce des guérisons, bienheureux Chrysostome.
Adoráte Deum, omnes Angeli ejus : audívit, et lætáta est Sion : et exsultavérunt fíliæ Judæ. Dóminus regnávit, exsúltet terra : læténtur ínsulæ multæ.
Adorez Dieu, vous tous ses Anges, Sion a entendu et s’est réjouie, et les filles de Juda ont tressailli de joie. Le Seigneur est roi ; que la terre tressaille de joie, que toutes les îles se réjouissent.
« L’Introït nous représente les Anges du Seigneur l’adorant au moment de son entrée en ce monde, comme l’explique saint Paul dans l’Épître aux Hébreux. L’Église célèbre avec David l’allégresse de Sion et les transports des filles de Juda », dit dom Guéranger. Il fait allusion au début de l’épître aux Hébreux :
« Après avoir, à bien des reprises et de bien des manières parlé autrefois à nos pères par les prophètes, Dieu, en ces derniers temps, nous a parlé par le Fils, qu’il a établi héritier de toutes choses, par lequel aussi il a fait les siècles ; et qui, étant la splendeur de sa gloire, et l’empreinte de sa substance, et soutenant toutes choses par la parole de sa puissance, après avoir opéré la purification des péchés, s’est assis à la droite de la Majesté, au plus haut des cieux ; devenu d’autant supérieur aux anges qu’il a hérité d’un nom plus excellent que le leur. Car auquel des anges a-t-il jamais dit Tu es mon Fils, je t’ai engendré aujourd’hui ? Et encore : Je serai son Père et il sera mon Fils ? Et de nouveau, lorsqu’il introduit son Premier-né dans le monde, il dit : Que tous les anges de Dieu l’adorent. »
Convérsio sancti Pauli Apóstoli, quæ fuit anno secúndo ab Ascensióne Dómini.
Apud Damáscum natális sancti Ananíæ, qui fuit discípulus Dómini, et eúmdem Paulum Apóstolum baptizávit. Ipse autem, cum Damásci, et Eleutherópoli, alibíque Evangélium prædicásset, tandem, sub Licínio Júdice, nervis cæsus et laniátus, ac lapídibus oppréssus, martýrium consummávit.
« La Conversion de l’apôtre saint Paul, qui eut lieu la seconde année après l’Ascension du Seigneur.
« A Damas, l’anniversaire de saint Ananie, qui fut disciple du Seigneur et baptisa le même apôtre Paul. Après avoir prêché l’évangile à Damas, à Eleuthéropolis et en d’autres lieux, Ananie fut enfin, sous le juge Licinius, frappé et déchiqueté à coups de nerfs de bœuf ; puis, accablé sous les pierres, il termina son martyre. »
Ainsi commence le martyrologe de ce jour. On constate qu’il reflète la succession des faits telle qu’elle figure dans les Actes des Apôtres, au début du chapitre 9, puisque c’est juste après la vision du chemin de Damas qu’Ananie est envoyé par Dieu dans la maison où se trouve Saul, pour le guérir de son aveuglement et pour qu’il soit baptisé. Le martyrologe donne des indications qui ne figurent pas dans les Actes : la précision que cela se passe la seconde année après l’Ascension, et ce que devient ensuite Ananie.
Après avoir été arrêté à Jérusalem, saint Paul citera le nom d’Ananie lorsqu’il racontera aux juifs sa conversion (chapitre 22) : « Or un certain Ananie, homme selon la loi, à qui tous les Juifs demeurant à Damas rendaient témoignage, vint me trouver, et s’approchant, me dit : Saul, mon frère, regarde. Et au même instant je le vis. »
Il y a deux autres Ananie dans les Actes des Apôtres. D’abord celui qui tombe mort devant les apôtres parce qu’il a dissimulé une partie de ce que lui a rapporté la vente de son champ. Puis le grand prêtre devant lequel comparaît saint Paul après son arrestation à Jérusalem (ce grand-prêtre Ananie sera assassiné huit ans après par des nationalistes juifs pour le punir d’avoir collaboré avec les Romains.)
Maître en douceur, sobre en tout, revêtu d’une conscience droite comme il convient à un prêtre, tu as puisé au “Vase d’élection” [saint Paul] les vérités ineffables. Tu as conservé la foi et mené à terme une course égale à la sienne, ô Pontife-Martyr Timothée. Prie le Christ Dieu de sauver nos âmes.