De la Sainte Vierge le samedi

Matthias Stom.

Ingréditur hæc mundi ínfima Iesus Christus Fílius Dei de cælésti sede descéndens, et a patérna glória non recédens, novo órdine, nova nativitáte generátus. Novo órdine, quia, invisíbilis in suis, visíbilis factus est in nostris ; incomprehensíbilis vóluit comprehéndi ; ante témpora manens, esse cœpit ex témpore. Nova autem nativitáte génitus est, concéptus a Vírgine, natus ex Vírgine, sine patérnæ carnis concupiscéntia, sine matérnæ integritátis iniúria, quia futúrum hóminum Salvatórem talis ortus decébat, qui et in se habéret humánæ substántiæ natúram, et humánæ carnis inquinaménta nescíret.

Jésus-Christ, le Fils de Dieu, fait son entrée dans la bassesse de ce monde. Il descend de son siège céleste sans quitter la gloire de son Père. Il est engendré par une disposition nouvelle, par une naissance nouvelle. Disposition nouvelle, car, invisible en lui-même, il se rend visible en notre nature, insaisissable, il veut être saisi ; lui qui subsiste avant le temps, il commence à exister dans le temps. Il est engendré aussi par une naissance nouvelle ; conçu par une vierge, né d’une vierge, sans intervention d’un père, sans préjudice pour l’intégrité de sa mère ; telle est la naissance qui convenait au futur Sauveur des hommes, lui qui posséderait en soi la nature de la condition humaine tout en ignorant les souillures de la chair humaine.

Saint Léon le Grand, sermon 22, leçon des matines.

De la férie

Antienne de Benedictus (arrangement de Tobie 13,13-14).

Omnes natiónes vénient a longe, portántes múnera sua, allelúia.

Toutes les nations viendront de loin, apportant leurs présents, alléluia.

Antienne de Magnificat (Isaïe 60,6)

Bréviaire de Saint-Vaast d’Arras, XIIIe siècle.

Omnes de Saba vénient, aurum et thus deferéntes, allelúia, allelúia.

Tous viendront de Saba, apportant l’or et l’encens, alléluia, alléluia.

De la férie

Les deux répons des matines sont les mêmes toute la semaine. (Dans mon bréviaire monastique d’avant 1955 il y en a 9…) J’ai cité le premier hier, voici le second :

℟. In colúmbæ spécie Spíritus Sanctus visus est, Patérna vox audíta est : * Hic est Fílius meus diléctus, in quo mihi bene complácui.
℣. Cæli apérti sunt super eum, et vox Patris intónuit.
℟. Hic est Fílius meus diléctus, in quo mihi bene complácui.
℣. Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
℟. Hic est Fílius meus diléctus, in quo mihi bene complácui.

℟. Sous l’apparence d’une colombe, l’Esprit-Saint est apparu, et la voix du Père a été entendue : * Voici mon Fils bien-aimé en qui j’ai mis toutes mes complaisances.
℣. Les cieux se sont ouverts au-dessus de lui, et la voix du Père a retenti.
℟. Voici mon Fils bien-aimé en qui j’ai mis toutes mes complaisances.
℣. Gloire au Père, au Fils, * et au Saint-Esprit
℟. Voici mon Fils bien-aimé en qui j’ai mis toutes mes complaisances.

De la férie

L’octave de l’Epiphanie a été supprimée dès 1955 (le ver de la révolution liturgique était dans le fruit), d’autant plus malencontreusement que ces jours étaient sans fêtes de saints précisément pour pouvoir célébrer l’octave. De ce fait tous ces jours sont devenus des « féries ordinaires ». Toutefois, allez savoir pourquoi, on a gardé quelques traces de l’Epiphanie (dont la messe… jusqu’au samedi suivant). Et c’est pourquoi sans doute en 1960 on en a fait un « temps de l’Epiphanie » qui fait partie du « temps de Noël »…

Ainsi le premier répons des matines est-il toujours celui-ci :

℟. Tria sunt múnera pretiósa, quæ obtulérunt Magi Dómino in die ista, et habent in se divína mystéria : * In auro, ut ostendátur Regis poténtia: in thure, Sacerdótem magnum consídera: et in myrrha, Domínicam sepultúram.
℣. Salútis nostræ auctórem Magi veneráti sunt in cunábulis, et de thesáuris suis mýsticas ei múnerum spécies obtulérunt.
℟. In auro, ut ostendátur Regis poténtia: in thure, Sacerdótem magnum consídera : et in myrrha, Domínicam sepultúram.

℟. Au nombre de trois sont les dons précieux que les Mages ont offerts au Seigneur en ce jour, et en chacun se trouve un divin symbolisme : * L’or doit manifester la puissance du Roi, l’encens fait considérer le Grand-Prêtre, et la myrrhe la sépulture du Seigneur.
℣. Les Mages ont adoré l’Auteur de notre salut dans son berceau et lui ont offert les mystiques symboles de leurs présents.
℟. L’or doit manifester la puissance du Roi, l’encens fait considérer le Grand-Prêtre, et la myrrhe la sépulture du Seigneur.